‹ Le positivisme et la science expérimentaleChapitre 203 sur 320 · LIVRE IV. - CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE IV. - CHAPITRE III

d'un corps blanc, du rouge sur toute la surface d'un corps

rouge.

Les couleurs j>ropres des corps sont donc invisibles par la vision immédiate, mais visibles par la vision interprétative. Or, la vision interprétative est celle qui est la plus habituelle. Il faut un certain effort d'attention pour voir l'aspect d'un corps sans l'interpréter. C'est précisément le travail des peintres qui cherchent à reproduire tous les effets de lumière et d'ombre qui se manifestent sur la surface d'un corps. L'homme qui regarde le corps pour le connaître et non pour le dessiner, voit le corps tel qu'il est et néglige les effets variés de la lumière ; il voit alors par une interprétation induclive et inconsciente ^

Mais à l'égard des teintes propres des corps, ce ne sont que leurs différences et leurs rapports et non leur nature intime que nous pouvons voir ainsi au travers des aspects apparents.

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