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CHAPITRE IV

RÉSULTATS SCIENTIFIQUES MODERNES RELATIFS A LA PER- CEPTION DES APPARENCES LUMINEUSES ET COLORÉES.

C'est de la métaphysique et non de la science que nous avons fait dans notre dernier chapitre. On ne saurait en effet qualifier de scientifique Tobservation vulgaire des jeux de la lumière sur la surface des corps, ni celle de la simple réflexion dans un miroir plan, ni la connaissance du caractère imaginaire de la voûte azurée du ciel. Or , ce sont les seuls faits dont nous nous soyons servi. Nous n'avons employé pour notre démonstration ni la décomposition de la lumière blanche par le prisme , ni les règles de la dioptrique et de la catoptrique, ni la théorie des vibrations sonores et des ondulations lumineuses, ni les recherches d'Hehnholtz sur Toptique physiologique.

Néanmoins , nous devons convenir que, sans le secours des données scientifiques, cette métaphysique des couleurs aurait été difficile à créer, et serait restée vague et incertaine. Ce qui le prouve, c'est que, jusqu'aux découvertes modernes dont nous allons parler, les philosophes et les physiciens n*avaient pas posé d'une manière précise la^ distinction que nous venons d'étabUr. Nous n'avons pas la prétention orgueilleuse de croire que nous eussions été plus habiles et plus heureux qu'eux.

Cependant, que l'on veuille bien regarder la suite de nos raisonnements, et l'on verra que notre théorie n'est autre que la solution rationnelle de deux espèces d*antinomies des premières notions de bon sens ; l'antinomie résultant de ce que la lumière et le son semblent à la fois objectifs et non substantiels, et celle

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