‹ Le positivisme et la science expérimentaleChapitre 243 sur 320 · DU PASSAGE DU SUBJECTIF A L*OBJECTIF DANS LA PERCEPTION · texte numérisé non relu

DU PASSAGE DU SUBJECTIF A L*OBJECTIF DANS LA PERCEPTION

Le lecteur qui a suivi avec attention nos deux derniers chapitres aura sans doute fait une remarque qui lui aura causé un certain étonnement.

Dans le chapitre V , quand nous avons exposé et énuméré les éléments objectifs de la notion des corps , notre lecteur se trouvait en pays de connaissance. Etendue, forme, impénétrabilité, mouvement, substance corporelle, tout cela est connu de tout le monde. Ce sont des idées que nous possédons depuis notre enfance.

Tout autre est le chapitre VI, celui qui traite des signes subjectifs de la perception des corps. Il ne contient que des données scientifiques, inconnues du vulgaire, et auxquelles beaucoup d'esprits éclairés et cultivés n'ont jamais fait attention. Pour nous citer nous-même comme exemple, nous dirons que, bien qu'ayant pensé souvent à la question de la perception des corps, nous n'avons songé à distinguer comme éléments de cette opération les sensations musculaires que lorsque nous avons lu , il y a peu d'années , un ouvrage de Stuart Mill. Quant aux sensations oculaires provenant du mouvement des yeux dans leur orbite, nous n'avons appris à les connaître que par la lecture

l'Optique physiologique d'Helmholtz.

n est donc certain que les corps, tels qu'ils sont au dehors de lOus, sont beaucoup plus tôt et beaucoup mieux connus que les

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