‹ Le positivisme et la science expérimentaleChapitre 259 sur 320 · LIVRE IV. — CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

LIVRE IV. — CHAPITRE VIII

Les deux perceptions sont distinctes.

La perception qui atteint la première la réalité objective, la vraie porte qui. passe du moi au non-moi, c'est la perception des corps.

Cette perception consiste dans une interprétation naturelle et inconsciente des signes sensibles. C'est cette interprétation ellemême qui constitue l'observation externe, la vision et le tact.

L'objet qui se dégage directement de cette interprétation, le premier objet observé, c'est le corps réel, c'est la substance matérielle.

Les substances ne sont donc pas seulement l'objet, elles sont le premier objet de l'expérience externe.

Qui veut étudier le monde extérieur sans connaître les substances, trébuche au premier pas.

Qui ignore les substances no saurait rien savoir du monde extérieur; ce monde n'est pour lui, comme dit Hamilton, que le phénomène de l'inconnu.

Mais, pour être logique, il doit renfermer dans cet inconnu la mécanique, la physique, la chimie, la science expérimentale tout entière. L'objet de ces sciences n'est en effet pas autre que ce monde composé de substances , et situé dans l'espace , que sa philosophie déclare inaccessible ou chimérique.

NOTE

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