I. — Principe fondamental et preuves du positivisme
Distinction du comment et du pourquoi des phénomènes. — La connaissance purement descriptive du monde ne suffit pas à l'homme. — Ambition naturelle de l'esprit humain.— La préoccupation de la recherche des causes dominantes dans l'antiquité et le moyen âge. — Insuccès partiel de cette recherche. — Méthode de Bacon.— Développement prodigieux et imprévu de la connaissance humaine, résultai du changement de méthode. — Certitude des résultats scientifiques. — Accroissement de la connaissance des lois, diminution de celle des causes. — Conclusion des positivistes : les lois seules peuvent être connues. — Application de cette conclusion aux sciences morales. — Point faible du positivisme, l'abstention nécessaire sur des sujets d'une importance capitale. — Inconséquence pratique des positivistes ; abstention relativement à la cause première , négation absolue relativement à la destinée future de l'homme. vi
II — Le monisme, transformation du positimsme.
Transition du positivisme au monisme. — Suppression absolue de l'inconnaissable.— Identité des lois avec les causes. — Conséquences de la nouvelle doctrine. — Utilité de l'inconnaissable dans la doctrine positiviste.— Le
530 LE POSrriYISBfE ET LA SCIENCE EXPÉRIMENTALE.
grenier à débarras , région obscure des grands problèmes. — Obligation contractée par les monistes de tout expliquer. — Leurs cosmogonies. — Le système de révolution. — Transformation du monisme en pi^plfiéisme hégélien. — Le dieu-axiome de M. Taine. — Différence entre le positivisme et le monisme. — La chenille et le papiUon. xiy
III. — Comme quoi le positivisme et le monisme n'ont pcLS le droit de se prêter
un mutuel appui, ^
Premier principe de la tactique de défense; séparer les deux adversaires. — Le monisme n'a pas le droit d'opposer au spiritualisme l'exception d'incompétence du positivisme. — En abandonnant la théorie de l'inconnaissable , le monisme laisse rentrer la métaphysii^ spiritualiste dans le domaine scientifique. — Il est obligé de diicliter avec le spiritualisme. — Le positivisme n'a pas le droit de nier l'existence de Dieu ni la vie future. — Inconséquence des positivistes matérialistes.— Lien étroit de la question des origines et de ceUe de la destinée humaine. — Le positivisme condamné par Virgile. — Importance plus grande de la réfutation du positivisme que de celle du monisme. — En combattant le monisme, on fait des positivistes.
— Question du terrain à choisir pour la défense du spiritualisme. xi