Chapitre premier.— De l'observation directe des substaUces
La définition de la substance étant expliquée , nous avons à démontrer que les substances sont directement observables. 4 59
I. — Première expérience de la conscience. — Son objet c'est notre
TABLE ANALTTIQUE DES BIATIÈRES. 541
propre sensation, noire propre pensée , ou en d'autres termes , c'est le moi sentant ou pensant. Cet objet, avant toute abstraction, c'est notre propre personne, notre substance. — Le témoignage de la mémoire s'explique de même. — Le moi a tous les caractères des substances. ^ Les qualités et les phénomènes ne sont distingués qu'après. —Les positivistes prennent l'ombre pour la proie. 459
H. — Perception extérieure. — Deux espèces d'observations : les unes portent sur les apparences, les autres sur des substances. — Dans la perception du tact et de la vue distincte, c'est le corps, la substance corporelle, qui est observée. — Les corps présentent les caractères des substances.— Réponse à l'objection tirée de ce que la perception se fait ftll travers d'impressions sensibles. — La véritable observation ce n'est pas la sensation, c'est l'interprétation des sensations. — L'existence des corps est une vérité expérimentale. — Les trois moments de la perception des corps, perception des signes sensibles, interprétation des signes, décomposition par abstraction. — La décomposition de la notion par abstraction n'est nullement un retour vers les signes. 463
IIL — Résumé. — Les substances sont connues par l'expérience interne et par rexpérienec externe. — Le moi et le corps sont des substances. — Les positivistes prennent le phénomène pour l'être, l'abstrait pour le concret, parce qu'ils expérimentent mal. 470