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Chapitre II. — De l'abstraction

La donnée expérimentale une fois entrée dans notre intelligence est transformée par l'abstraction. — Importance de l'abstraction. — L'intellect agent des scholastiques. — M. Taine a relevé l'abstraction de l'oubli dans lequel elle était tombée. 473

L — Analyser et recomposer, fonction habituelle de l'intelligence. — Intellectus dividens et componens, — Diverses espèces d'analyses. — Analyse mécanique des agrégats. — Analyse chimique. — Analyse idéale ou partage par la pensée du temps et de l'espace. — Analyse par abstraction différente des trois autres. — Elle pénètre dans l'intérieur des êtres concrets. — Le glaive de la raison plus acéré qu'aucun instrument matériel. — Dans les autres analyses, le résultat est de même espèce que la donnée première.— Dans l'analyse par abstraction, la transformation de la donnée est complète.

— L'abstraction, division de l'indivisible. — L'intelligence ne nous trompe pas, parce qu'elle sait que ce qu'elle divise idéalement est réellement un.

— La notion abstraite dégagée des conditions de temps et de Heu. — La sphère physique et la sphère idéale. — Les notions abstraites sont génâ*ale8 et applicables à divers individus. — C'est l'abstraction qui crée les genres et les espèces. 474

II. — Rapport de l'abstraction avec le langage. — Les noms primitifs sont abstraits. — L'abstraction aussi universelle , aussi primitive que le langage.

— L'abstraction est spontanée ; elle est l'œuvre de la nature de notre intel^ ligence. — EUe existe chez les enfants. — L'abstraction est immédiate. —

S4S LE POSITIVISME ET LA SCIENCE EXPËtlMENTALE.

Dès qoe U notion concrète est entrée dans Tinldligeoce, la

par abstraction commence. itt

ni. — Rôle de l'abstraction dans la formation de la connawaace hamaioe. — L'abstraction suppose one matière , c'est-à-dire une notion concrèie, — Cette notion se décompose immédiatement et ne peut être exprimée par des paroles qoe sons forme abstraite. — Toute connaissance transmise par la parole a subi l'inflaence de l'abstraction. — Les obserratesrs snperfiôels oublient l'origine des notions abstraites et les croient prîmitiTes. — liais k bon sens reconnaît rantériorité des notions concrètes. — Témoignage de M. Taine. — La connaissance concrète ei la connaissance abstraite. — La perception concrète , qm rérèle les sulwtaBea^ précède Tabstraction. ifti

CflAFITaS 111. — De iCGIHE5T

L — Des jugements expérimentaux primitifs. Forme nécessaire de Faffirmation. — Elle implique un siyet et un attribut — Toute afifirmation a la forme d'un jugement. — Diverses espèces de jugements. — Caractères particuliers des jugements expérimentaux primitif. — Contradiction apparente entre la simplicité du fait affirmé et le caractère complexe et comparatif de l'affirmation. — Solution des sensualistes : tons les jugements sont comparatifs, d'où il résulte que nous ne connaissons que nos propres idées. — Solution de l'école écossaise : jugements ^M>ntanés et aTcugies, crus sur le témoignage de la raison. — Vraie solution. — Le jugement est la srntbèse de l'abstraction. 188

II. — Le jugement est la sjntbèse de l'abstraction. — > Trois moments, la perception de la notion concrète, la décomposition par abstraction, la srntbèse par le jugement — Analyse du jugement: Je pense ou J'existe. — Erreur de Reid. — U a confondu Taffirmation implicite contenue dans la perception avec rafBrmation explicite du jugement — La complexité de la pbrase répond à une réelle complexité de la pensée. — Par le jugement rintelligence atteste que son abstraction n'est qu'idéale. 4 90

in. — De la description. — La description n'est qu'une série de jugements résultant d'une série d'abstractions. — Epanouissement de l'être par Teffet de l'abstraction. — Imperfection de la srntbèse par le jugement — La nécessité d'abstraire, fublesse de l'esprit bumain. 494

IV. — De l'affirmation et de sa forme dans le langage. — La perception antérieure à la parole, l'abstraction simultanée avec la parole et antérieure à l'affirmation. — L'affirmation traduite par le jugement— Procédé discursif^ mode de Tactirité de l'esprit bumain.— L'intelligence trop faible et trop étroite pour recevoir les notions concrètes à l'état brut. — La notion concrète reste à la porte de llntelJigence. — L'abstraction est la digestion des notions. — Les éléments abstraits pénètrent l'intelligence et sont pénétrés par elle. —Us ne peuvent être à l'état isolé l'objet de l'affirmation. — Retour de l'intelligence vers la perception concrète. — Rapprocbement entre l'élément abstrait et sa source. — Le jugement afi|ÉAtif cUVt le ciicuit intellectuel. 196

TABLE ANALYTIQUE US MATiÈRES. 543

Ghapitii IY.— Conclusion des chapitres paécéDENTS.

— Du SENSUALISME

l, — Résumé de la doctrine précédente. — Les deux expériencQ3 primitives. — Leur objet direct est une substance. — Décomposition de la notion concrète. — Synthèse par le jugement. — Rapport de cette doctrine avec la théorie de la substance. — Contrôle grammatical. 4 99

IL — Source de diverses erreurs philosophiques. — Première cause d'erreur : prendre l'abstrait pour le concret ; confondre la connaissance primitive et la connaissance parlée. — Facilité de cette confusion. — La notion concrète s*efface devant la notion parlée. — La généralisation rend le si^et des phrases abstrait comme Tattribut. — Difficulté des observations de conscience. — Seconde cause d'erreur, propre à la perception extérieure.— Confusion de l'apparence et de la réalité. — L'ouïe et la vue, isolées du tact, ne perçoivent que des apparences. — Illusion naturelle qui consiste à prendre le signe pour la chose signifiée, 200

m. — Du sensualisme. — Le sensualisme résulte des deux erreurs exposées plus haut. — Sa formule fondamentale. — Les corps, cause inconnue de nos sensations. — L'âme , récipient inconnu de ces sensations. — La sensation, seul objet de l'expérience. — Rapport du sensualisme avec le positivisme. — Le sensualisme est la métaphysique du positivisme. — Le sensualisme , système logique, son principe étant admis. — Deux manières de combattre le sensuahsme, dans ses conséquences et dans son principe. — Plan des derniers livres de notre première partie. 205

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