DE CONSCIENCE. — OBJECTIONS SKNSCALISTES
I. — Le matérialisme et le sensualisme , systèmes opposés. — Le matérialisme n'admet que les corps et l'expérience externe. — Le sensualisme nie les corps et l'expérience externe et n'admet que les sensations et l'exporience interne. — Etrange affinité de ces systèmes opposés. — Transformation du matérialisme en sensualisme et réciproquement. ^ Le positivisme suspendu entre ces deux pôles, est sensualiste en théorie, matérialiste en pratique. — Le matérialisme contredit directement l'expérience primitive de la conscience. — Le sensualisme Tesquive et la passe sous silence. 230
IL — Système de Stuart Mill. — Logique de son système ; confusion constante de^l'abstrait et du concret. — Emploi du terme vague de chose. — 11 raisonne sur les sensations comme sur des objets concrets, conune sur des notions expérimentales primitives et directes. — U ne regarde que l'appareofift des sensations. — Ce système arbitraire n'a aucun droit de condamner le témoignage universel de la conscience humaine. tZi
TABLE ANALYTIOrE DES MATIÈRES.
IONS H&TfiRIALtSTE9 CONT
i. — Principes db solutic
Les matérialistes esaitjenL d'expliquer les faiU psychologiques par la physiologie.—Procédé peu loyal, entassement de faits qui ne prouvent rien. — Appareil technique.— Le médecin malgré lui.— Béaerre à apporter dans les réponses. — Principes de solution. — Premier principe, — L'induction no prévaut pas conlte les observations claires. — Conséquences. — L'hypothèse ne prévaut pas contre les faits. — Rien ne préraul contre le témoignage clair d'une faculté cognitive rcUtiveraent à son objet propre qu'elle seule peut percevoir. — Le témoignage normal d'une faculté par rapport à son objet) ^ possède toute la certitude que comporte l'expérience. — Deuxième principe, j
— Les faits irrég-uliers et tératologîques ne peuvent servir à contester lec I lois constatées. — Utilité de l'étude de ces faits. — Les phénomènes psychologiques sont l' objet propre de la conscience. — Elle seule peut les connaîtra^
— Rien ne prévaut contre le témoignage normal de la conscience au ai^el des faits internes, et par conséquent au sujet de l'existence da moi.
THK V, — Solution de ooELQnES-UHKS des objections
1. — Formule matérialiste. — Le cerveau est le sujet des pensées , des sensations et des volitions. — Opposition de cette formule avec l'idée d'une personne simple et identique. — Les matérialistes veulent prouver leur formule par l'anatomie. — Cette preuve est a priori absolument impiMsible à faire. — Les phénomènes internes ne peuvent être ni vus ni touchés. — L'anatomie les ignore.— 11 faut toujours deux observations séparées pour lier un fait physique à un fait interne. — Ce n'est jamais que par induction que le lien est établi. — Les cris et les contractions ne sont que les signes de la souffrance et non la souBrance elle-même. — Vérification scieoliflque par lea phénomènes réflexes et l'empoisonnement par te curare. St6
n. — Objection tirée de la localisation des facultés dans le cerveau. — Cette localisation n'est pas absolument prouvée,— Mais le fût-elle, elle n'aitrait aucune conséquence philosophique. — La localisation partielle des diverses facultés n'a pas d'autres conséquences philosophiques que la localisation générale des facultés intellectuelles dans le cerveau, que tout le mondA admet.— La conséquence de cette localisation est uniquement que l'état saîa du cerveau est la condition de la pensés. —11 n'est pas logique d'en conclure que le cerveau est le sujet de la pensée. — Objection tirée des phénomënea rélleïes. — Deux modes de communication entre les nerfs sensibles et les nerfs moteurs, le mode conscient et le modo réflexe. — Dans le mode cont*! cient il y a deux circuits physiologiques séparés par un circuit psychologique dans lequel se trouvent la délibération et le choix. — Dans le mode réQexe, les deux circuits physiologiques se rejoignent directement. — Certains esprits voudraient attribuer à l'action réileio toute l'activité du moi.—
ne LE POSrrmSME ET LA SCIE.VCE E1PÉR1MENTALE.
ErreDréiidente. — Elle consiste à négliger et à oublier le mode c tout difTérenl du mode réfleie. — OhjecUon tirée d« ce que l'Aote est ïnTÎsible. — La réponse eU trt3 simple. — L'Sme est perdue pté la coa9ri«Dce, comme U couleur par les jeax, et le sou par l'oreille. — Chaque f^callé se perçoit que son objet. t30
111. ^ Coneloûon. — Les objections matérialisM soot vaines. — L'anato-
mbte a droit de négliger les faits de canscieqpe, — L'aaUirapologîsle qui
les néglige pfiche contre la œélbode etpérimenliile. — Il y a dans l'homme
deui ordres de faits, connus par des procédés différents, — La Traie méthode
consiste à constater d'abord les deax ordres do faits, et à essayer ensuite
d'en faire la synthèse. — Or l'eiistence du moi fait partie de Tordre des
. fcits inlemes observables, — La vraie science de l'homine ne doit aégtigcf
I aaeuD fait; il vaut Dii<:ui les laisser inexpliqués que de les contester. — Le
Lautârialisme n'est pas une doctrine scientifique, c'est un système étroit et
Ffhnatique. 258
Note. — Systèmes diffirenU sur la tynthéte du moi et de l'orgaïUsmt. 261
I. — Tentatives de contester le témoignage régulier de la cooscience au nom des eicepUoos et des accidents de ce témoignage. — Ces faits ne prouvent rien ou prouvent trop. — Trouble et malaise que cause l'sccumolation de ces phénomènes. — C'est à tort que l'on croît qu'ils donnent une prédominance à l'expérience externe. — Elle est aussi bien mise on question que respérieuce interne. 163
II. — Dédoition de l'état normal des facultés de l'homme; raison et veille. — Accord et cohérence des perceptions. — Objection du scepticisme absolu.
- Qui admet l'autoriU de l'expérience doit admettre que la raison et la nlle sont les conditions do reipériencc exacte. — La fulie et le révc soot màs objcU d'observation; la raison et laveflla dans l'observateur sont les SOndilions de robservatlon. — L'étude de la rftgls doit prêcAdsr celle des ' «kceptions. — Les observations vulgaires précèdent les expériences savantes et lechniqucs. — Les expériences savantes, les cas exceptionnels, complètent I b connaissance vulgaire, mais ne la détruisent pas. — Les faits t£ralolofiques peuvent rester inexpliqués. 166
in. — Le témaïgnaj;e unanime des hommes éveillés et de bon sens est en faveur de la personnalité humaine. — Les Unnignages contraires sont s valeur. — L'homme à double conscience. — Ce fait exceptionnel us L BÏgnille rien, — De ce qu'il a existé un veau à deux têtes, [| ne s'en suit pas que les autres veaux nont pas de tête. — Explication philosophique Je la double conscience. — La contagion naturelle de la folie est la seule puisnnce de cas objections sans valeur logique. jti