LIVRE IV
THËOniE DE LA PERCEPTION
Dcui questions à résoudre. — Les corps sonUils connus par Teipétîeace? — Les corps sont-ils des substances? — Evidence du bon sens dans I 1» sens afllrmatif. — Négation des philosophes modernes. — Motifs de cette L'Bëg'ation. — Problèmes soulevés par l'existence des corps. — Défaut de mé- ^ïiode des philosophes. — Connivence des savants. — Eiagératiuos de Rcid )t de Boyer-Collard. 3<9
n. — Croyance du bon sens. — Premier point de celle croyance, l'objeclivité de l'élendue. — L'espace, notion expérimentale. — Question touchant sa nécessite et ses rapports avec Dieu.— Second point, l'eiisleace descorpsA titre de substances distinctes, — Diverses opinions sur leurs 61ënicnt3. — Quel est le dynamisme acceptable par le bon sens?— Troisième point : distinction de deux sortes d'observations, observations d'apparences et observations di' corps réels, —Dans l'observation des apparences, l'objet est une sensation dont la cause est inconnue.— Quatrième point: dans l'observation des ctirps réels, c'est le corps, la substance matérielle, qui est l'objet direct de l'ob- * BervattoQ. — Néanmoins cette perception se fait au travers de signes seS' Bibles.— Lien des diverses assertions du bon sens entre elles.^ La dernière proposition suppose les précédentes. — Cette dernière proposition est la cjef \ à6 la connaissance du monde extérieur. 311
— Système de l'étendue subjective, — L'espace, grand fantème [ J&ëfi par notre esprit. — Tout ce qui est perçu par les sens est subjectif. — ■ne seule espèce de chose existe en dehors de nous, les causes inconnues e nos sensations. — Toutes les perceptions sont de mémft nature. — Diveridté d'opinions des partisans de l'étendue subjective. — Positivbtes. — Semipositivistes. —Dynamistes.— Dans le système de l'étendue subjective, le seul ' moyen de connaître les causes des sensations est le recours au principe métaphysique de causalité,— Ce principe ne conduit pas A des résultats pricis. —Second monde obscur et inconnu, objet de pfu d'intérêt.— Existe -t-il des systèmes intermédiaires entre ceux que nous venons d'exposer ? 3!g
IV. — Le bon sens admet l'étendue iri)jiective. On attaque son témoignage en disant qu'il prouve trop. — Le lion sens admet l'objectivité des Bons et des couleurs, et la perception des corps sans intermédiaires, — Les sensualistes démontrent a priori qu'on ne .saurait connaître les corps. — Nous avons àjusUller le bon sensetà répondre aux argamentationa apriori des sensualistes. 331
Kote sur ta notion d'espace.
TABLE ANALYTIQUE DES MA'WiaiES.
[. — Variété el complication du monde eitârieur. — L'homme réselif trëi compliqué. — Danger d'une généralisation trop prompte. — Exemples de diversité dans les objets et les moyens de la perception. — Choii de trois types bien dêOnis, perception du son, de la lumière el des corps a sibles. — Ce que nous entendons par l'homme de bon sens. — Contrôler le J témoignage du boa sens par celui de la science. — Utilité de ces Dotiou \ préliminaires. 3i
IL — Du sens de l'ouïe. — L'ouïe, sens aTerlisseur, presqu'indépendaul d U volonté. — L'oule, sens de la perception da temps et des phénomÈn«»i4 | durée ûueatA, — L'ouïe ne connaît les substances que par induction. a besoin d'êtw inlei'préWe, — C'est un sens hélérodidacle.— Elle ne perço queïaguement les relations locales.— Ses illus
[II. — Sens de la vue. — Sens de la connaissance générale. — Sens qid J perçoit des apparences et des réalités. — Moins indépendante de la volonté ] que l'oule. — Sens divinatoire. — Sens hélérodidacle interprété par le ton- J cher.— Sens ayant des causes régulières et nombreuses d'illusions.
IV. — Sens du tact. — Sens restreint.— Sens qui est sous une dépondanet j étroite de lit volonté. — Le tact n'a pas d'objet spécial. ^ — Les nerfs tactiles sont le siège de la sensibilité générale. — Le tact, sens vérificateur.— Est-il autodidacte ou a-t-il besoin de la vue? — En tout cas , le tact uni & la vue forme un système autodidacte. — Sens certain et infaillible. — Illusions rares j et accideu telles. — Conclusion.— Lo tact diffère de tous les autres si
1. — Du son. — Réponse singulière du bon sens. — C'est quelque chose d'objectif qui n'est pas substantiel, qui n'est pas en nous ni dans un auln < être. — Discussion parla raison de cette assertion. — Le son suspendu entre sa cause et l'être qui le perçoit. — Côté subjectif, l'état de conscience de celui qui entend. — Côté ohjcciii', la cause de l'audition. — Le pur son est subjectif bien qu'objectif eu apparence. — La première notion du bon sens n'était qu'approïimative ;elle est corrigée par la raison.— La science confirma celte correctiua en expliquant la nature de la cause du son. — Caractère de Jft.perception du son. — Sensation connue, cause inconnue. 3S5
n. —De la lumière. — DilTérence entre la lumière et le son. ~ Condition générale de la visibilité des corps. — Incohérence des notions désignéoC' < sons lo nom de lumière, — L'agent réel et l'apparence. — La lumière qui fait voir et la lumière qui est vue. 361