‹ Le positivisme et la science expérimentaleChapitre 45 sur 320 · PROGRESSIF · texte numérisé non relu

PROGRESSIF

Examinons dans son ensemble cette méthode dont nous venons d'exposer le point de départ, la marche et le terme.

Le philosophe qui veut suivre la route que nous lui indiquons commencera par jeter un regard sur l'univers entier et sur luimême. Il constatera qu'il possède, en commun avec tous les honunes, certaines croyances invincibles et pratiquement indestructibles. Cherchant le fondement direct de ces croyances, il verra qu'elles reposent sur une évidence spéciale, l'évidence du bon sens ou l'évidence concrète.

Cet ensemble de données pratiquement primitives sera son ^point de départ. Il s'interdira à l'avenir de détruire et de contredire directement ces données, l'évidence, même lorsqu'elle se manifeste d'une manière confuse, étant très suffisante pour en garantir la vérité.

Néanmoins il ne s'interdira nullement l'examen des fondements et des conséquences de ces vérités. Au contraire, il se mettra à l'œuvre en employant toutes ses facuïlés et tous les divers procédés par lesquels il lui est possible d'arriver à une vérité plus complète.

Il corrigera ainsi par des approximations successives les premières notions du bon sens ; il les rendra plus précises, plus nettes, il les délimitera ; il définira les termes avec soin, et inven-

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