LIVRE PRÉUMINAÎRE. — CHAPITRE X
a pour objet de défendre la connaissance directe de la personne humaine par la conscience contre les objections des sensualistes et des matérialistes.
Le quatrième intitulé : Théorie de la perception est destiné à montrer que, selon les données de la science expérimentale, les corps sont l'objet direct de notre observation.
Le cinquième intitulé : Véracité de la perception extérieure, a pour but de défendre la réalité des corps et de Tétendue contre les objections des sensualistes. .
La première partie de l'ouvrage aura pour conclusion générale que les substances, c'est-à-dire les personnes connues parla conscience, et les corps visibles et tangibles placés dans l'espace, sont directement connus par l'expérience.
La seconde partie aura pour titre : Les cames et l'induction.
Elle sera divisée en trois livres.
Le premier livre, intitulé : Les causes et les lois^ contiendra la définition de ces deux termes, extraite des notions de bon sens et justifiée par des applications scientifiques.
Ce livre peut être résnlié dans les trois assertions suivantes :
Les causes sont les substances considérées comme actives et produisant les phénomènes. Il y a deux sortes de causes, les causes libres et les causes physiques; ces dernières agissent d'une manière uniforme. Les lois sont le mode d'action des causes : elles ne sont pas nécessaires et sont, sous ce rapport, distinctes des vérités mathématiques.
Le second livre, intitulé : De l'induction dans la métaphysique et la science^ a pour objet de décrire la méthode d'induction; de montrer comment elle permet de chercher la cause première de l'univers et de substituer ime limite exacte entre la métaphysique et la science expérimentale à la fausse délimitation des positivistes.
Le troisième livre, intitulé : Critique du positivisme ^ sera comme son titre l'indique, dirigé directement contre le positivisme. Il est destiné à prouver que la formule positiviste. « Rien ne peut être conîiu que les faits et leurs lois^ » est une formule équivoque, qui, serrée de près, conduit à des conséquences opposées à la raison et à la science. La conclusion générale est donc que la science n'est pas positiviste, et que le positivisme n'est pas scientifique.
Nous aurons Foccasion, dans cette démonstration, d'appliquer constamment la méthode que nous venons d'exposer.
C'est le bon sens qui sera notre unique point de départ ; nous subirons toujours, et nous rechercherons même le contrôle continuel du bon sens et des faits. Nous observerons rigoureuse* ment la règle de marcher du connu vers l'inconnu.
Gomme nous nous occuperons principalement des premiers principes, nous aurons peu d'occasions d'appliquer la dernière partie de la méthode, celle qui regarde les limites de la connaissance et les antinomies.
Cependant nous rencontrerons dans la notion même de substance une antinomie apparente capitale, à laquelle il nous sera facile d'appliquer les principes que nous avons exposés. Nous retrouverons la même difficulté dans l'étude des causes et nous la résoudrons de la même manière.