LA LOI DBS QUATRE ÉTATS
sent la présence, même avant lui donner un nom. Où cette j rieure fait défaut, il n'y a pas d< au contraire, partout où cette p et remue l'âme, même dans I'; toute forme et de toute doctrine religion est vivante '. » — La n'est pas une apparition soudair turelle s'ofîrant à quelques hor la réponse continue du Dieu qu't à chaque conscience individuelle racle., c'est, « comme pour jésu
ment de la prière »
Mais l'auteur appartient à chrétienne : qu'est-ce donc qui rise? Qu'est-ce donc qu'être chrt loir répondre à cette question, c'i « l'élément intérieur qui, pr l'âme, compense à la rigueur l le défaut de tout le reste, et, abs< rait être compensé ni suppléé pat Et cet élément intérieur, c'est, au fond de l'âme, le sentiment d
aoa LE POSITIVISME EJ LE PROGRES DE L^ESPRIT
sation parfaite de son rapport avec Dieu » ; d^autre part, c'est Taffirmation que cette réalisation parfaite, cette expérience s'est faite un jour avant nous, dans la conscience de Jésus-Christ. De telle sorte que « le christianisme a son premier germe dans la vie intérieure du Christ ».
Enfin que deviennent les dogmes? Ils sont le corps de la religion, comme la piété intérieure en est l'âme. Ils sont Texpression nécessaire de celle-ci, « sans laquelle elle reste inconsciente, indiscernable, et ne se réalise point * ». Mais l'élément primitif et générateur de la religion, c'est la piété.
« Etant autonome par l'expérience religieuse qui la constitue, par l'inspiration qui l'animée, par la présence immédiate de Dieu lui-même dans le cœur, elle écoute tout ce que le passé lui apporte, sans se subordonner à rien d'étranger; elle examine tout, juge tout et ne retient que ce qui est bon. Cela veut dire que le chrétien a, dans sa piété même, un principe de critique auquel aucun dogme,
et celui de l'autorité de l'Eglise oi Bible moins que tout autre, ne se ] jamais soustraire. Ce principe, esst ment religieux et moral, lui impose \< de faire toujours la distinction, d dogme, entre la forme et le fond, entn rience religieuse assimilable qu'il repi et l'expression contingente et imparf; les docteurs anciens ont pu lui i L'âme religieuse interprète et trai sans cesse les dogmes traditionnels, :
rissant du suc et de la moelle qu'ils ment, et abandonnant le reste, n'es tes éléments d'une science caduque mée, au courant de l'évolution huma Les dogmes ne sont donc plus des immuables; ils se développent, ilsé\ ils ont une vie intime. L'élément i tuel qui les compose est le reflet essf ment variable de l'émotion religieuse :
On ne peut évidemment songer à du côté du catholicisme une pensé hardie ; mais il sera déjà assez édifiai
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notre thèse, de voir décidément entamée par une minorité intelligente et d'une foi sin- <:ère, la vieille méthode de l'Apologétique religieuse. Nous voulons parler d'une école critique qui se réclame d'Ollé-Laprune, et dont M. Blondel semble aujourd'hui le représentant le plus ardent et le plus éloquent.
Or, voici dans quels termes précis M. Blondel pose le problème : <s En deux mots qu'il faudra expliquer, mais qui marquent d'emblée la gravité du conflit, la pensée moderne, avec une susceptibilité jalouse, considère la notion A'immanence comme la condition même de la philosophie ; c'est-à-dire que si parmi les idées régnantes il y a un résultat auquel elle s'attache comme à un progrès certain, c'est à l'idée très juste en son fond, que rien ne peut entrer dans l'homme qui ne sorte de lui et ne corresponde en quelque façon à un besoin d'expansion, et que, ni comme fait historique, ni comme enseignement traditionnel, ni comme obligation surajoutée du dehors, il n'y a pour lui vérité <jui compte et précepte admissible sans être, <ie quelque manière , autonome et autochtone,