‹ Le positivisme et le progrès de l'esprit: études critiques sur Auguste ComteChapitre 6 sur 17 · K PHILOSOPHIE · texte numérisé non relu

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îon caractère, elle ne s'accorde harmosèment avec l'évolution normale de Thuté, telle que son passé peut nous aidera Bnir. Un changement quelconque ne être poursuivi au nom du progrès que si )rd il est accepté et même exigé par le :nsus naturel de la Société. « En quoi , dit Comte, peuvent consister les instables modifîcattons dont l'organisme vie politique sont éminemment suscep- 1, puisque rien n'y peut altérer ni les lois larmonie ni celtes de la succession? Cet 3nnel étonnement, trop naturel aujourpourètre aucunement biâmèpar laphitiie, dispose à oublier que, dans tous dres de phénomènes, les modifications it toujours exclusivement sur leur înten* : sur leur mode secondaire d'accomplisit effectif, mais sans pouvoir jamais iT ni leur nature propre ni leur filiation pale, ce qui, en élevant la cause perture au-dessus de la cause fondamentale, rait aussitôt toute l'économie des lois ; du sujet. Appliqué au monde polîti- :et indispensable principe de phitoso-

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phie positive y montre en général que, sous le rapport statique, les diverses variations possibles n'y sauraient jamais consister que dans Tintensité plus ou moins prononcée des différentes tendances spontanément propres à l'ensemble de chaque situation sociale, envisagée d'un point de vue quelconque, mais sans que rien puisse, en aucun cas, empêcher ni prodifire ces tendances respectives, ni, en un mot, les dénaturer : de même, sous le rapport dynamique, l'évolution fondamentale de l'humanité devra être ainsi conçue comme seulement modifiable, à certains degrés déterminés, quant à sa simple vitesse, mais sans aucun renversement quelconque dans l'ordre fondamental du développement continu, et sans qu'aucun intermédiaire un peu important puisse être entièrement franchi . » (48Meçon, t. IV.)

Enfin ce développement, dont l'activité humaine peut tout au plus espérer de régulariser la vitesse, va-t-il se prolonger indéfiniment ? Oui sans doute, répond Comte, si l'on entend par là qu'il n'atteindra jamais sa limite ; l'humanité est en marche depuis

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