‹ Le potager canadien [microforme]Chapitre 7 sur 142 · Q.— Que faire si on n’en avait pas d’autre · texte numérisé non relu

Q.— Que faire si on n’en avait pas d’autre

R. — Dans ce cas, il ne fandrait pas pour cela abandonner la partie. On ferait le jardin moins grand, et, avec de la constance, du travail, et en suivant les meilleures méthodes d’amendement, on aura en peu de temps une terre propre à la culture de la plupart des légumes,

13. Q. — Lequel est préférable pour un jardin, un bas-fond ou une hauteur ?

R. — Certains manuels recommandent comme favorable à l'établissement du jardin un bas-fond. Les côtes qui le bordent lui servent d’abris naturels contre les vents ; on y trouve facilement de l’eau pour les arrosages ; la terre y est généralement riche, fertile et Propre à la culture potagère.

14. Q. — Que valent ces raisons pour notre provin- ‘ ce ? ; R. — Elles valent surtout pour les régions chaudes où l’on doit se prémunir contre les sécheresses et les trop grandes chaleurs. Mais, ce n’est pas ce que nous avons à craindre dans notre province, au contraire, Aussi, conseillons-nous d'établir le jardin de préféren-

ce sur une légère élévation, parce que les gelées y sont moins à craindre que dans les bas-fonds généralement humides ; le sol y est plus chaud, il se découvre et se laisse travailler Plus tôt au printemps, plus tard à l’automne. Enfin, si l’on peut ajouter cette qualité à celles que nous avons énumérées plus haut, à savoir, protection contre les vents les Plus pernicieux, eau à dis crétion, nous <royons que ce jardin sera, des plus avantageux ; il Possédera, du moins, la qualité la plus généralement appréciée, celle d'être hâtif et de donner ses produits avant la plupart des autres jardins.

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