HARICOT DE TERRE Î
Plante annuplle, prîmpante, d'environ 1"*,25 de hantenr, à racînft prMe, plongeant à une prande profonrdenr dans le sol, à fîpe menue, très ramifiée, pnb^scente on rouverte de poils bninâtres, porlant des fenilles Irîfolîolées, eu serments ovales oblon^s. Les fleurs se montrent en août-seplemt)re; elles sont de deux sortes: les unes aériennes et parfaites, les autres imparfaites, d(^pourvues de p^^tales, sont portées sur des rameaux souterrains déliés, blanchâtres, sfolonîformes, qui naissent au collet de la planle. A ces flpurs succèdent des fruits de forme absolument diff<^renfe dans les deux cas. Ceux qui sont produits dans le sol ont l'aspect de petits tubercules et, comme ils perpétuent la plante sans qu'il soit nécessaire de la ressemer, on a pu croire pendant longtemps que l'espèce était vivace (1).
Les fleurs parfaites sont réunies en grappes nombreuses, courtes, pendantes, fixées sur les rameaux par des pédoncules filiformes. Elles sont composées d'un calice tubuleux à quatre ou cinq dents courtes, quelque peu triangulaires, d'une corolle purpurine ou presque blanche, à carène et h ailes de forme semblable, un peu plus courtes et beaucoup plus étroites que l'étendard, portées sur de longs onglets. Les étamines sont diadelphes; l'ovaire est quadri-ovulé. Ces fleurs sont souvent stériles. La gousse, petite, linéaire oblongne, comprimée, renferme trois ou quatre graines très petites, réniformes, jaunes, marbrées de brun.
Dans les fleurs imparfaites, le calice ne diffèreguère de celui des fleurs aériennes, mais la corolle manque tout à fait, à l'exception parfois d'un rudiment del'éten-
(i) Il existe une Vesce indigène, Vicia amphicarpa, aussi curieuse que le Haricot de terre, qui donne aussi des" graines aériennes et des graipes souterraines.
ÎW LE POTAGER D'UN CUMBUX
dard; les étamines, nulles ou* au nombre de 5 à 10, sont distinctes ; 3 ou 4 d'entre elles ont des anthères parfaites, les autres n'en ont que de rudimentaires. Ovaire 1-3 ovulé. Ces fleurs sont habituellement fertiles; elles donnent naissance à un fruit obovale ou pyriforme, d'un violet noirâtre à la maturité, renfermant une ou deux grosses graines à cotylédons considérablement épaissis, enveloppés d'une épiderme blanchâtre, panaché de violet. Ce fruit mûrit ordinairement audessous de la surface du sol.
V Amphîcarpœa sarmentosa est une forme à rameaux plus couchés, ne portant qu'un petit nombre de fleurs pétalifères.
En 1887, nous avions prié la maison Vilmorin de nous procurer un ' Haricot vivace que nous savions exister dans l'Amérique du Nord. Elle s'y est employée avec son obligeance accoutumée ; mais, au lieu du Kidney bean^ gros Haricot vivace de l'Arizona, que les Apaches mangent en vert et en sec, elle a reçu et nous a donné des graines de V Amphîcarpœa monoica.
Nous les avons semées le 25 avril 1888. Elles ont végété à souhait, fructifié hors terre et sous terre, et les Haricots souterrains laissés dans le sol ont donné, au printemps de 1889, des plantes abondantes et vigoureuses.
On peut considérer la culture de VAmphicarpœa comme aussi facile que celle de la- Gesse {Lathyms sativus). L'arrachage des fruks souterrains doit se faire le- plus lard possible. En novembre,- on trouve encore dans le sol des gousses en formation, à tous les degrés de développement.
Le rendement, selon toute apparence, en terre meuble, bien fumée et bien travaillée, pourrait être d'un litre par mètre carré, mais nous ne saurions le