HARICOT DE TERRE ÎW
garantir. La récolle serait beaucoup plus difficile que celle du Haricot ordinaire, mais elle aurait peut-êlre le mérile de fournir un légume frais pendant .tout Ihiver
Nous avons en vain consulté les auteurs pour savoir si les graines de V Amphicarpœa élaienl comestibles. Ils sont muets sur ce point. Elles auraient pu être vénéneuses et nous nous serions prudemment abstenus d'y goâter; mais nous avons été pleinement rassurés à cet égard par M. V. Havard, chirurgien de Tarmée des États-Unis.
Notre obligeant et savant correspondant nous adressait, le 22 octobre 1889, Tinléressanle lettre qui suit:
« Je suis allé consulter la bibliothèque botanique du Columfna Collège, où se trouvent les belles collections du D' Torrey et autres, au sujet de V Amphicarpœa monoica, mais presque san^^ résultats. J'ai eu des notes sur cette plante au Fort-Bufard, que je vous transmettrai à mon retour, si elles me paraissent avoir quelque importance. Les graines aériennes ne se mangent pas; peut-êlre ont-elles assez bon goût, mais elles sont trop petites et d'un rendement trop minime pour la culture. Les graines souterraines sont comestibles. J'ai vu les Indiens les délerrer et en faire des provisions au printemps, après la poussée des premières feuilles, c'est-à-dire aussitôt qu'il existe un indice de leur présence.
« Ces graines se trouvent à 4 ou 5 centimètres audessous du sol et sont facilement extraites au moyen d'un bâton pointu. Elles sont presque entièrement formées par les cotylédons, sont arrondies, quelque peu aplaties et d'un diamètre de 1 à 2 centimètres. Elles se mangent comme les Haricots. Les Indiens se
iaO LE P0TAT;ER D'UN CURIEUX
contentent souvent de les faire griller sur les braises. Je ne me rappelle pas disliaclement leur goût, sinon qu'il n'est pas & dédaigner.
« Cette plante n'a jamais été cultivée par les Indiens encore moins par les blancs, qui en ignorent les propriétés.
« Torrey dit que, dans les lieux où cette curieuse plante abonde, les porcs fouillent le sol pour en exiraire les Noix souterraines, d'où lui vient le nom de Hog-nut (Noix à porcs).
La plante nous a semblé assez intéressante pour que nous nous sôyions crus autorisés à disiribuer le produit de noire première récolte de graines aériennes dans l'une des séances de la Société nationale d'Acclimatation.
HARICOT DE TERRE DU JAPON AMPfliCARPiEA Edgewortoi Benlh., var. japonica.
Fam. des Légumineuses.
Nous avons cultivé l'A. Edgeworthi Benth., var. japonica Oliver, que nous avons reçu du Japon où il porte les noms de Gin-Marne et Yobu-Mame. C'est VAha des Aïnos.
Dans leur note intitulée : Ainu Economie plants (Transaclions of Ihe Asiatic Society of Japon,, vol. XXI, 1893, p. 217j,^^MM. Batchelor et Miyabe disent que les Aïnos recueillent en grande quantité les graines de celte plante. On les fait bouillir, seules ou avec du Riz,