A LA PREMIÈRE ÉDITION
Depuis tantôt dix ans, nous cultivons un grand nombre deplaiiteis comestibles exotiques peu connues ouinconnues.
Nous considérons comme peu connues celles dont on lit les noms dans quelques traités d'horticulture, mais au'on ne rencontre que peu ou point dans les jardins. Nous citerons comme exemple, parmi vingt autres, la Bardane^ la Baselle, la Glaciale^ le Brnincasa, qui, selon nous, sont des planteH peu / onjiues.
Nous considérons comme mconnw^s celles qui ne figurent (^ue dans les nomenclatures botaniques et qui ne sont cultivées nulle part. Nous pouvons citer comme telles la Moutarde tubéreuse^ le Stachys tubéreux, le Miôga^ le KudzUf V Asperge tubéreuse^ etc.
Il existe bien peu de plantes alimentaires qui soient absolument inconnues. Chez les peuplades qu'ils ont visitées, les explorateurs n*ont eu qu'à ouvrir les yeux pour voir ce qu'elles mangeaient. Les sauvages se nourrissent de tous les végt'laux qui, croissant spontanément, n'exigent aucun soin.
Chez des peuples d'une civilisation différente de la nôtre, mais fx)rt avancée, on cultive tout ce qui rémunère le travail; on arrache dans les terrains vagues et dans les bois tout ce qui est alimentaire.
Au Japon, en Chine, les populations sont tellement pauvres, qu'aucun végétal mangeable n'est négligé par elles.
Un de nos correspondants nous disait, au sujet du Lilium tigrinum : c Dans la province que j'habitais, on ne