USAGES AUTRES QUE LES USAGES CULINAIRES
c Lorsque les rats commettent des dégâts, on les éloigne en répandant par places, dans les endroits ravagés, cette racine crue, coupée en tranches, comme si Ton voulait en faire un emplâtre.
« On prépare avec ces tubercules, également crus, une colle à papier qui lui donne une telle adhérence qu'il ne peut plus être décollé, et qui sert en outre dans la fabrication des en-cas.
€ On dit, dans le vulgaire, que la décoction de cette racine est bonne contre les vents. i>
KON NITAEU D'il NUMA
« Dans le village d'ii Numa, district d'Umi-Gami, province de Simosa, on trouve une plante que Ton appelle Kon niyaku d'Ii Numa ; mais ce n'est pas celle dont nous venons de parler, c'est le Tsunomata [Gymnogonyruspinnulattis), qui, une fois bouilli, ressemble par sa consistance au vrai Kon niyaku^ ce qui lui a
ralu ce nom. On \e Ml cuire Isivee \e,ShÔ pu, ou bîert on le mange après l'avoir cotiserfé dans le t?^'^. »
La lecture du mémoire de M. le D*" Vidal ayanl produit sur nous une rivé impression, nous avons demandé h Yokohama des tubercules de Koniaku, qoe nous avons reçus et plantés. Nos observations personnelles semblent justifier les assertions de Tauteur relativement à la rusticité de cetle Aroïdée, dont l'importance a sijigulièrienawt grandi h aos yeux Jorpque la notice de iM. le comle de Castillon nous a été communiquée. . . » . •
L^ Koniaku ïi i^^i pas une pl^nle |>oiagère ; il^ppar^ tient non à rhorticullure^niais à lagricuUure, dont le domaine n'est pas le nôtre ; mais, k>rsique nous cencdntrons une ptaate d'UD tel intérêt, nous ne pouvonsuous résigner à la passer sous âilentê*
KDDZD (Japon), KO (Chine).
PuERAniA Thunbebgiana Benlh., Journ. of Ihe Linnean Society^ vol. IX, p. 122.
Packyrrhizus Thunbergtanus Sieb. et Zucc, Fam. nat, Fï.jap,, |I, 113; P. trilobus DC., Neuslanlkus chinensis Benth., Flom ' ffpngk.f.Sô ; Dolickos hir$utus Thunjb., in l^inn. Transq^t,^ II, ' p. 339. . . ' .
Fam. des L^timtnewsesi.
Plante à tiges grimpantes, tomenteusea. Feuilles trifoliolôes, à foliotes latérales niédiocrement pédicel-i
KU02il
lées, arrondies, pâles et réticulées en dessous, légèrement velues sur les^déiïx^^cè^, Ickigues de 3 pouces, la terminale plus grande. Fleurs purpurines, disposées
Pig. 41 < — ^^ Puerar» Thunbergiana,
eç^grappes longues de 6 à 7 pouces; pédoncules Icïittènlëùx, longs de I pouce^ Gousses linéaires', comprimées, longues de 3 pouces, terminées par une poînVe recoure jbée^çiouyedjes de longs poils jaunâtres. Le Kudzu (prononcer ^ot/(/i02/) croit au. Japoa (Thunb.). <
Le Ko en Chine
Dans son Novus Atlas sinensis (1655), Martini rapporte que, dans la ville de Li-ping (prov. Quei-chen) : « Pannos confidunt incolœ ex cruda cannabe^ seu herba cannabi prorsus simili. Co Sinœ vacant. Ex his vestes pro tempore œstivo eximiœ plane sunt accommodissimœ.^ (P. 102).
Pueraria Thunbergiana Benth. {Pdchyrrhizus Thunbergianus S,el Z.), Ko^ en chinois. Le P. trilobus DC, pode le même nom chinois. Il semble que les deux piaules soient textiles (1).
Dans ses Nouveaux Mémoires sur l'état de la Chine (i696, -Paris, 2 vol.), Louis Le Comte rapporte que, outre le Coton, les Chinois portent en été des tissus fabriqués avecl'Ortie et avec une autre espèce qu'ils nomment Ko pou et qu'ils estiment beaucoup. Ces derniers sont fournis dans le Fokien par une plante nommée Ko, arbrisseau rampant, qu'ils laissent pousser dans les champs et qui est souvent extrêmement long. Il a des feuilles arrondies, plus grandes que celles du Lierre, Elles sont molles, vertes en dessus et couvertes en dessous d'un duvet blanc. La tige est grosso comme le doigt. Pour obtenir les fibres textiles, on plonge les tiges dans Teau, comme nous le faisons pour le Lin, et, après les avoir dépouillées de leur écorce extérieure, on se sert des fibres de la seconde écorce pour fabriquer une toile qui est très belle, transparente et fraîche (I, 242).
Pueraria Thuîibergiana Benth. Déjà signalé par Martini, Ko, en chinois (2).
(1) Bretschneider, Early European Researches, p. 14, Londres 1881.
(2) Bretschneider, loc. cU,^ p. 28.
KUDZU 303
Renseigoemeots sur des graines d'une plante textile envoyées de Chine par un missionnaire français (1) :
« La plante Ko s'appelle aussi Hoang-kin^ Lan-ho etKhiihsi. On la rencontre partout, mais surtout dans les provinces de Tche-Kiangetde Kiang-nan, Elle vient aussi bien dans les lieux incultes que dans les champs cultivés. Elle commence à pousser au printemps et étend sa tige, qui est de couleur violette, jusqu'à la longueur de i me i tchang (3 à 6 mètres). On récolte les tiges, et, après une préparation convenable, on en lire des filaments textiles. Sa r^ine est violette en dehors et blanche à l'intérieur ; elle acquiert la grosseur du bras et la longueur de 2 à 3 mètres. Ses feuilles sont trilobées, comme celles de l'arbre Fong^ mais elles sont plus longues ; leur surface est verte et leur revers d'une teiute pâle. Dans le septième mois, cette plante donne des fleurs rouges et violacées, disposées en grappes. Après les avoir séchées au soleil, on peut les cuire dans l'eau et en préparer du bouillon.
c< Les fruits de cette plante ressemblent à de petits Haricots Jaunes. Il convient de les cueillir dans le septième ou le huitième mois.