‹ Le potager d'un curieuxChapitre 74 sur 111 · P1-T*SI · texte numérisé non relu

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avec le Luffa cylindrica (fig. 68). Les deux plantes servent aux mêmes usages, soit pour la table, soit dans le ménage.

Voici ce que dit M. Naudin à propos du genre Luffa : « Dans deux espèces, les L. cylindrica et acutanguluy le fruit est comestible lorsqu'il est jeune et que les fibres n'ont pas encore eu le temps de se durcir. Le L. cylindrica porte dans nos colonies le nom indien de PetolCj tandis que le L. acutangula est nommé Papengaye.

a Ces deux espèces sont distinctes, bien qu'affines. » Le fruit est lisse dans le L. cylindrica^ et relevé de côtes très saillantes dans le L. acutangula.

PI-T'SI Eleogharis tuberosa Schult.

Seirpui tuberosu» Roxb., Plants of Ihe coast of Coromandely pL 231 ; Cyperus dulcis Rumph., Herb, Amb.y 6, p. 7, tab. 3; Bossai, vulgo Qaai^ Ksempfer, Amsenitatum exotica^ ruiïiy fasc. V, p. 827.

Fam. des Cypéracées.

C'est une forme tubérifère de V Eleocharis plantaginea Retz. Plante aquatique, vivace, originaire de l'extrême Orient. Racine fibreuse, stolonifère, produisant des tubercules arrondis du volume d'une petite Noix. Tige dressée, noueuse, aphylle, munie à la base d'une ou deux courtes gaines. Fleurs en épi terminal, solitaire, cylindrique. Ecailles oblongues, membraneuses, margi-

nées. 3 étamines. Slyle trifide, plus rarement bifide, épaissi à la base, comprimé. Acbaines obcordiformes, entourés de petites soies recourbées.

Vers 1655, Marlinus Martini, dans son Novu$ Atlas sinensis^ disait : ce Ville de Kia-hing (Prov. Che Kiaog). Les Chinois nomment Pe ci une plante à fruits (1) ronds qui croit dans les eaux stagnantes de toute cette région. Le volume de ces fruits n'excède guère celui d'une Châlaigne. L'amande en est couverte d'une peau très fine, de couleur brune, et sa pulpe, d'un blanc très pur, est pleine de suc, d'une saveur agréable, plus dure que celle des fruits ordinaires et quelque peu acide.

Si, en même temps que le fruit, vous mettez daos votre bouche une monnaie de cuivre, vous la briserez avec les dents aussi facilement que le fruit, et vous la réduirez en pulpe comestible par une force merveilleuse de la nature dont j'ai d'ailleurs fait souvent moi-même l'épreuve. »

En 1696, le R. P. Louis Le Comte, dans ses Nouveaux mémoires su?' l'état de la Chine, parlant du Pe ci, rapporte ce qu'a dit Martini, que, lorsque ces fruits sont mâchés en même temps qu'une monnaie de cuivre, celle-ci est aisément broyée avec les dénis, conte que l'on rencontre aussi dans les livres chinois ; mais Le Comte réfute cette assertion en invoquant sa propre expérience (Notes extraites de l'ouvrage intitulé : Early European researches in to the Flora of China^ by E. Bretschneider, D. M. London, 1881).

M. le D' Bretschneider nous écrivait de Sainl-Péters-

(1) Les missionnaires ont cru voir un fruit dans ce qui n'étail qu'un tubercule. — P. B.

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