PI-T'SI
ne manque jamais de les soulager et est toujours considérée comme un spécifique. On prétend qu'elle décompose le métal. »
Nous pourrions, comme Hoxburgh, nous en référer à \di Description générale de la Chine ^ Paris, 1785, par Tabbé Grosier, mais cet ouvrage n'est pas à la disposition de tout le monde et le lecteur serait privé des renseignements qui s'y trouvent et qui sont des plus intéressants. Nous reproduisons donc ici les passages relatifs aux plantes comestibles aquatiques :
« On a osé avancer en Europe que les Chinois laissent une partie de leurs terres sans culture; on ignorait, sans doute qu'ils cultivent le fond même des eaux et que le sol des lacs, des étangs, des ruisseaux, leur fournit des moissons qui nous sont encore inconnues. Leur industrieuse activité leur fait trouver des ressources dans un grand nombre de plantes aquatiques, dont plusieurs, telles que le Pi Vsi et le Lien hoa^ font les délices des meilleures tables chinoises.
« Le Gouvernement, pour donner au peuple l'exemple de cette culture, a soin d'en faire planter dans les étangs, dans les nappes d'eau et dans toutes les eaux qui appartiennent à l'État. L'empereur lui-même en fait garnir les pièces d'eau qui ornent ses jardins, et presque tous les fossés de son palais en sont remplis. Les fleurs et la verdure de ces plantes utiles couvrent aussi presque entièrement les deux immenses nappes d'eau qu'on trouve au centre de Pékin et qui ne sont séparées que par un seul pont oîi tout le monde passe et d'où l'on peut considérer les magnifiques jardins du palais de l'empereur. Le Pi fsi ou la véritable Châtaigne d'eai4 (1)
(1) Pour nous, le Trapa naians est la véritable Châtaigne d'eau, et
ne croit que dans les provinces méridionales de la Chine; elle dépéril à Pékin. Ses feuilles sont longues comme des Joncs, mais creuses el formées en tuyau comme celles des Ciboules. Ce que la plante a d'extraordinaire, c'est que son fruit se trouve dans une enveloppe que forme sa racine, et y est renfermé comme la Châtaigne dans sa coque épineuse ; on rompt cette coque et Ton détache le fruit sans endommager la plante. Cette Châtaigne d'eau est très saine et d'un goût très délicat ; on la donne à mâcher aux malades pour leur rafraîchir la bouche. »
Nous avons fait jusqu'ici de vains efforts pour nous procurer le Pi t'si.
Nous avons reçu du R. P. Heude, de Shang-Haï, plusieurs tubercules à'Fleocharis tuberosa qui sont arrivés à Paris trop fatigués par le voyage pour qu'il nous fût possible de les faire végéter.
Le D*^ Bretschneider nous dit bien ce qu'il faut faire ; mais où trouver le voyageur complaisant qui consentira à se charger du transport des racines, à leur donner Teau nécessaire, enfin à ajouter le précieux pot à ses impedimenta de voyage? Nous ne sommes pas découragés, mais nous sommes fort embarrassés.
Ce qui peut consoler les amateurs des environs de Paris, c'est que le climat n'y permettrait pas la culture du Pi t'si; non qu'il ait rien à redouter du froid sous l'eau dont il serait couvert, mais parce que la récolte de ses tubercules se fait tard en automne, el que nous n'avons pas, comme à Pékin, après des hivers oii le
d'ailleurs nous n'en avons pas d^autre; mais les Chinois ont le Pi f si et le Lingkio, et, pour eux, le Pi fsi est la véritable Chètnij^oe d'eau.
pi-t'si 507
thermomètre descend à 20^, six mois de chaleurs tropicales. M. Tabbé David a observé 40"* à Tombre dès le mois de mai.
La Châtaigne d'eau cbiaoise serait donc, chez nous, confinée dans quelques-uns de nos départements les plus méridionaux.
C'est ici le lieu de parler de deux Eleocharis, voisins dn Pi f si. A notre grand regret, nous n'avons pas jusqu'ici réussi à nous les procurer, et nous ne pouvons, par conséquent, leur consacrer un article à part. Nous prions instamment les personnes qui recevraient des tubercules de ces plantes, de vouloir bien nous en informer :
Eleocharis esculenta Vieillard {Herb. de la Nouvelle-Calédonie, n*» i456).
Plante herbacée, touQue, b»tolonilère; stolons munis de tubercules farineux, ayant beaucoup de ressemblance avec ceux du Cyperus esculentus L. ; tiges dressées, aphylles, de 40 à 50 centimètres de hauteur, jonciformes, lisses, de couleur verte, divisées intérieurement parde nombreux diaphragmes peu apparents surle frais ; gaines pellucides, membraneuses, courtes, terminées par une ligule triangulaire aiguë. Fleurs en épis allongés, verdâtres , hermaphrodites, les inférieures stériles; écailles verdâtres, membraneuses, larges, concaves, scarieuses sur les bords, striées au centre ; périgone soyeux ; soies 8, inégales, blanches et scabres ; étamines
3 ; anthères allongées, mucronées, deux fois plus longues que les filets; ovaire comprimé, surmonté d'un style persistant; graine noire, luisante.
Cette Gypéracée est très commune dans les endroits inondés; ses tubercules sont alimentaires et assez recherchés (1).
En présence de la description qu'on vient de lire et des indications dont elle est accompagnée, il nous semblait qu'il serait facile de trouver l'^'/^oc^am esculenia.
Nous avons écrit à diverses reprises à notre correspondant. Nous lui avons indiqué les marais des environs de Balade comme étant Thabitat certain de la plante ; nous l'avons fatigué de nos demandes réitérées. 11 nous a toujours répondu que V Eleocharis esculenta était introuvable.
Eleocharis plantaginea F. Mueller.
Nom local, Caya.
Scirpus sphacelatus Spreng.
L'Éléocharide sphacélée habite les lagunes , les criques, les étangs de rAustralie. Chaque plante donne de six à huit tubercules, petits, presque sphériques. Ces tubercules, cuits et fortement broyés entre deux pierres, sont préparés à la façon des gâteaux d'amandes.
Nous avons demandé en vain en Australie (Queensland) l'Éléocharide sphacélée. Nous n'avons reçu que la brochure qui la signale :
(1) Revue maritime et coloniale, 6 décembre 1862, 24« livraison, p. 623. Essai sur la Nouvelle-Calédonie^ par Vieillard, chirurgien de la marine.
Notes on some of the roots, tuberSy bulbs and fruits, used as vegetable food by the aboriginals of norlhern Queensland^ Aus traita, by A. Thozet; Rockhamplon,
POIRE DE TERRE COCHET POLTMNiA EDUUS Weddell, Ann. se. nat., 4* sér., t. VII, p. iii.
Fam. des ^Composées,
Racine tubéreuse; lige robuste, rameuse, cannelée, anguleuse, plus ou moins hérissée de poils à la base ; la partie supérieure, les rameaux (surtout auprès des nœuds) et les pédoncules velus tomenleux ; feuilles opposées, amples, ovales, faiblement acuminées, à base cunéiforme, inégalement sinuées-dentées, la face supérieure brièvement hérissée et légèrement rude, pubescentes en dessous et d'un vert plus p≤ feuilles de rinvolucre ovales, subacuminées, à base plus ou moins connée, ciliées; paillettes oblongues, de même longueur que les fleurs, denliculées au sommet ; corolle à rayons plus courts que Finvolucre ; ligule ovale, à sommet profondément tridenté ; base et tube courts , très hérissés.
Notice sur rAhipa et VAricoma, plantes alimentaires du haut Pérou, par A. Weddell {Ann. des se. nat., loc. cit.):
« 11 est peu de pays qui ofiTrent une aussi grande
diversité de climats que la Bolivie ou le haut Pérou; quelques points de leur territoire sont même situés d'une manière si spéciale, que les habitants, en quittant leur ciel tempéré, peuvent gagner en quelques heures et à volonté la zone des neiges perpétuelles ou celle de la végétation tropicale. Telle est, en particulier, la position de la ville de La Paz, bâtie au fond d'un ravin qui la fait communiquer, d'une part, avec les vallées tropicales du versant oriental des Andes et, de Taulre, avec les glaciers de la grande Cordillère qui se dressent majestueusement au-dessus d'elle. On comprend les avantages d'une situation semblable au point de vue des produits alimentaires végétaux, qui doivent presque nécessairement s'y montrer bien plus variés que dans des lieux moins Tavorablement placés. C'est, en effet, ce que Ton remarque; aussi, lorsque, dans mon dernier voyage en Amérique, je voulus faire le relevé des plantes comestibles qui se trouvaient en vente sur le marché de La Paz, ne fus-je pas surpris de voir figurer, à côté des Fraises, des i^ommes et des Pèches, les Bananes, les Grenadilles et les Ananas; mais les produits qui attirèrent plus particulièrement mon attention furent ceux qui paraissaient avoir quelque analogie avec la Pomme de terre, à laquelle on cherchait alors un succédané, et je m'intéressai d'autant plus k cet examen qu'à côté des tubercules de VOxalis tuberosa^ de YUllucus et du Tropœolum tuberosurrij dont on parlait beaucoup en Europe, je crus en remarquer deux autres qui m'étaient encore inconnus et qui présentaient h peu près l'aspect des racines renflées du Dahlia. Mais ce n'étaient plus, comme les précédents et comme la Pomme de terre, des produits des parties tempérées ou froides des Andes, car il provenaient l'un et l'autre de la zone subtropicale et on les voyait, à ce litre, tenir compa-
gnie, dans les étalages des marchands, aux racines ou tubercules féculents du Manioc^ de YArracacha^ du Canna eduiis ou du Coloca^ia esculenta.
« L'un de ces tubercules, long de 10 à 1 5 cenlimètres, effilé aux deux bouts et de couleur jaunâtre, porte, à La Paz, le nom A'Ahipa (ou Ajipa); Taulre, plus gros, plus trapu et de couleur plus Toncée, y est connu sous ceux de Yaco?i ou Aricoma. Tous les deux sont apportés en quantités considérables des parties chaudes du ravin, où ils paraissent être cultivés depuis un temps immémorial.
€ Lors de mon passage, la saison était malheureusement trop avancée pour que je pusse me procurer les matériaux qui m'auraient fait connaître leur origine botanique; j'eus donc le regret de quitter le pays sans avoir pu satisfaire ma curiosité; et, malgré de nombreuses démarches, ce n'est que tout dernièrement que j'ai obtenu des échantillons (1) qui me permettent d'éclairer la question.
« Or, ceux que j'ai reçus de la plante qui fournit le premier de ces tubercules, VAhipa^ bien que dépourvus de fleurs et de fruits, me permettent cependant d'affirmer qu'elle appartient à la famille des Légumineuses et à la tribu des Phaséolées, et j*ai cru tout d'abord que ce devait être une espèce de Doiichosy peut-être le Dolichos tuberosushhwk. que l'on prétend (Lamk., Encycl.^ il, 295) avoir été porté de l'Amérique du Sud aux Antilles par les Cara!bes. Je dus cependant renoncer bientôt à celte idée, car, si je trouvai d'assez grands rapports entre les feuilles de VAhipa et celles de la
(1) Je suis redevable de ces échanlillons, ainsi que de précieux matériaux pour ma Flore des hautes Cordillères, à l'extrême obligeance de mon ami M. Gilbert Mandon, qui vient de faire en Bolivie un séjour de plusieurs années.
plante représentée par Plumier et cultivée au Muséum sous le nom de Dolichos tuberosus^ je constatai en même temps, entre les parties souterraines, des diOerences qui ne permettaient pas de les confondre ; la plante bolivienne est, en effet, munie le plus ordinairement d'un nombre assez considérable de tubercules de la nature de ceux que j'ai décrits, chacune de ses racines principales en offrant souvent deux ou trois ; tandis que, dans la plante des Antilles, au contraire, non seulement on ne trouve, en général, qu'un tubercule, mais celui-ci atteint parfois des dimensions énormes (1).
« Pour comparer ces deux plantes, j'étais parti de l'hypothèse qu'elles appartenaient au même genre, ce qui n'est pas encore démontré; j'ajouterai même que M. Bentham, auquel j'ai envoyé quelques-unes des feuilles que je venais de recevoir de Bolivie, m'a dit qu'elles pour'^aient fort bien être celles d'une espèce de Stenolobiiim. On m'a suggéré également qu'il se pourrait que ma plante fût une des espèces de Rhynchosia, qui sont actuellement cultivées dans Flnde pour leurs racines tubéreuses.
« Mais s*il est vrai, ainsi que les habitants de La Paz le prétendent, que la culture de VAhipa remonte au temps des Incas (2), nous ne pourrions guère avoir
(1) M. Bélanger, directeur du Jardin botanique de Saint-Pierre, à la Marlinique, m'a assuré que les tubercules du Dolichos tuberosus acquéraient quelquefois le poids énorme de 30 kilogrammes. Leur saveur, m*a-t-il dit, est assez comparable à celle de la Betterave. La plante n'est pas cultivée, mais elle se rencontre à l'état sauvage dans la commune des TroiS'IsUis, oh. les nègres recherchent quelquefois son tubercule pour le râper et en mêler la farine brute à celle du Manioc,
(2) On montre un endroit, au pied de l'Ellimani, où les anciens avaient eu la patience d^amener de trois lieues, au moyen d'une rigole, Teau nécessaire pour arroser les gradins de la montagne s^r laquelle ou cultivait ce légume.
affaire ici qu'à une espèce américaine. Les recherches que j'ai faites dans les livres el dans les herbiers, d'après les indications de M. Bentham, ne m'ont du reste conduit à aucun résultat positif, et, bien qu'il me semble probable que l'espèce n'a pas encore été décrite, j'allendrai pour l'affirmer de plus amples informations (1).
« Les échantillons de la plante qui produit le second tubercule, celui qui est connu à La Paz sous le nom de Yacon ou Aricoma^ sont bien plus complets que ceux de YAhipn; aussi n'ai-je eu aucune peine à y reconnaître une espèce tout à fait inédite. J'ai dit que les tubercules étaient en général plus volumineux et plus trapus que ceux de la plante précédente; ils résultent d'ailleurs comme eux el comme ceux du Dahlia, d'un développement parliculier des racines, et on peut d'autant mieux les comparer à ers dernicMs qu'ils sont le produit d'une plante de la même famille. Celte planle est une espèce du genre Polymnia^ pour laquelle je propose le nom de P. edulis et que je vais décrire comme suit :
u lille croît spontanément près de Quitame, sur le versant oriental des Andes de Bogota, à une altitude de 2.000 mètres (Triana). Elle est cultivée dans la région subtropicale du Pérou et de la Nouvelle-Grenade, où, au témoignage de Triana, elle porte les noms de Jiquima et Jiquimilla,
« Le volume des tubercules que j'ai vus en vente, au marché de La Paz, était, en moyenne, de celui du poing, mais on m'a assuré qu'il y en a qui pèsent près de 2 kilogrammes; chaque souche en produit en moyenne
(I) Des échantillons pins complets ont été envoyés réceromenl par le D' Ernst et ont permis trétablir que VAhipa n'est autre chose que le Dolichos tuberosus Lauik. ( Pachyrrhizus tuberosui Spreng.) Voir la noie consacrée à cette plante, au mot Dolic tuhéreux.
4 OU 5 : il y en a cependant, à ce qu'il parait, qui en fournissent 15 ou 20.
« Pour compléter ce que j'avais à dire de ces deux légumes, il me reste à parler de leurs qualités nutritives et de leur saveur. Nous dirons d'abord que l'un et l'autre se mangent crus comme des Pommes et qu'ils sont tenus en aussi grande estime que ces fruits par toute la classe inférieure de la population; doit-on en conclure que leur saveur est aussi agréable? c'est là, on le comprend, une affaire de goût; quant à moi, je me contenterai de dire que YAhipa m'a paru avoir quelque analogie de saveur avec le Navet, dont il a aussi la consistance.
« VAricoma, que je lui préfère, m'a paru ressembler davantage, sous ce rapport, aune mauvaise Poire. 11 ne contient, d'ailleurs, qu'une très petite quantité de fécule, tandis que YAhipa en renferme une proportion assez notable et pourrait se comparer, au point de vue de ses propriétés nutritives, au tubercule de YUilucus ItiAerosus, tandis que YAricoma serait Tanalogue du Topinambour, dont il diflère néanmoins par une bien plus forte proportion de sucre.
« En résumé, ce que j'ai vu de ces deux tubercules m'a convaincu que, s'il pouvait y avoir quelque avantage à en essayer l'introduction dans nos cultures — et je ne doute pas qu'ils ne prospéreraient sous le climat de l'Algérie, — ce ne serait pas comme végétaux alimentaires pour l'homme, mais plutôt comme plantes industrielles, destinées à servir, soit à la fabrication de 'alcool, soit à la nourriture des bestiaux; et, sous ce double rapport, le Polymnia edulis serait bien, sans aucun doute, celle des deux plantes qu'il faudrait préférer, tant à cause de la quantité plus considérable de matière saccharine de ses tubercules qu'à cause de son
grand produit. J'ajouterai que celle plante, considérée comme succédanée du Topinambour, présenterait sur ce dernier un avanlage, celui de ne pas tracer el d'êlre, par conséquent, beaucoup plus facile à extirper des terrains où on la cultiverait. Ses parties vertes sont, d'ailleurs, encore plus abondantes el surtout plus tendres que celle du Topinambour el seraient sans doute, pour celte raison, plus recherchées des bestiaux. ))
La culture du Polymnia edulis n'a donné aucun résultat utile et la plante est venue grossir le nombre des lamentables échecs que Ton a <^prouvés en cherchant à remplacer éventuellement la Pomme de terre. Cependant, l'histoire de la découverte de deux plantes alimentaires nouvelles n'étant pas sans inlérêt, nous pensons qu'on nous approuvera d'avoir reproduit in extenso la note de M. Weddell.
Nous terminons en indiquant les sources auxquelles on pourra puiser des renseignements complémentaires sur la Poire de terre Cochet.
Polymnia edulis. Btdl. Soc. d'ArcL, vol. VII, 1860, p. 357.
Sur la Poire de terre Cochei, Polymnia edulis^ par M. Quihou, Bull. Soc. d'Accl., vol. XX, 1863, p. 344.
Sur la Poire de terre Cochet, par M. Quihou. Bu/l. Soc. d'Accl.y 2* série, vol. I, 1864, p. 530.
floraison de la Poire de terre Cochet^ par M. Quihou. Bull. Soc. d'AccL, 2* série, vol. II, 1865, p. 652.
POURPIER A GRANDES FLEURS
PORTULACA GRANDIFLORA Hook.. Bot. Vfl^., t. 2885.
Fam. des Poriulacacees.
« Racine tubéreuse. Tige rameuse, de 20 à 25 cen- Umèlres de long, ronde, lisse, charnue, rougeâtre; feuilles assez écartées et longues de 4 à 5 centimètres, cylindriques, terminées en pointe, sessiles, contractées à la base de façon à paraître pétiolées, charnues et d'un vert glauque; aisselles seules munies de poils nombreux, longs, enchevêtrés. Fleurs terminales, sessiles, groupées par trois ou quatre à l'extrémité des rameaux et entourées d'un involucre dont les folioles ressemblent aux feuilles caulinaires et sont entremêlées de poils à la base. Calice à deux divisions étalées, ovales, vertes, scarieusesàrextrémité et velues au point d'insertion. Corolle grande, belle, beaucoup plus longue quelecaHce, de couleur orange ou d'un rouge pourpre très vif. Pétales 5, soudés à leur base et semblant faire corps avec la base du calice à son point d'insertion sur l'ovaire. Étamines nombreuses, réunies à la base du calice et de la corolle et entre elles à un faible degré. Filets d'un pourpre foncé. Anthères rondes, biloculaires, pourprées. Pollen d'un jaune brillant. Ovaire supère, conique, pluriloculaire; graines nombreuses. Style aussi long que les éiamines, filiforme. Stigmates de 7 à 9, rayonnants, tén;is, pubescents, recourbés à leur extrémité. » (Hook., loc, cil.)
En juin 1879, nous disions : Cette plante croit spontanément, inconnue ou négligée, au pied des Cordillères,
POURPIER A GRANDES FLEURS
el nous ne saurions mieux faire que de reproduire ce qui s'y rapporte dans les lellres de l'un de nos correspondants (26 janvier 1878) : « J'ai été obligé d'attendre
Fig, 69. — Pourpier à grandes Heurs (Portulaca grandiflora).
le 26 janvier pour vous envoyer une variété du Pourpier lubéreux, sauvage près des montagnes des Andes. Voici son histoire : Je fus frappé de voir un champ couvert d'une fleur violette, très grande pour une plante naine. J'en récollai quelques pieds en 1875 el je les plantai
comme plantes d'agrément. Quelle fut ma surprise lorsque, au mois d'avril, je trouvai des tubercules d'une forme allongée, d'une longueur de 0°*,06 et de la grosseur du doigt. J'en coupai un, dont la chair me parut grasse. Je fis cuire des tubercules dans la cendre et je leur trouvai un goût exquis. Je cultivai le Pourpier tubéreux en 1877 et j'eus la satisfaction d'obtenir des tubercules beaucoup plus gros que les premiers récoltés.
« Ce Pourpier végète dans des sables secs et brùlanls. Les plus mauvais terrains siliceux lui conviennent. »
Le même correspondant, dans une lettre datée d'avril 1878, ajoute ce qui suit :
« J'ai obtenu cette année de très beaux tubercules de Pourpier. Quelques-uns ont atteint une longueur de 0",12 sur 0'",08 de circonférence. J'ai donc une amélioration très sensible sur mes cultures, puisque j'ai doublé le volume des tubercules en nue seule année. J'en ai fait cuire un quart d'heure à 1 eau bouillante : je les ai sautés au beurre : c'est un plat excellent. J en fais cuire dans la cendre, que je mange seulement avec du sel ; le goût en est exquis. Je vous envoie des graines de ma culture et d'autres de la plante spontanée. Voici quelques explications : le Pourpier tubéreux croît dans du sable sec. Ainsi, je vous recommande d'en semer dans du sable pur ou dans une terre très sableuse. Je crois que celte plante préfère la mauvaise terre au terreau. Dans le terreau, elle végète avec une admirable vigueur, mais ses tubercules restent petits. Je vous donne ces détails pris sur mes expériences. Les meilleurs résultats sont obtenus dans du sable, tenu légèrement Trais (1). Exposition au grand grand soleil. »
(i) Notre correspondant avail dit d'abord : dans des sables secs et brûlasUê.
POURPIER A GRANDES FLEURS 519
Nous avons semé en godets, sous châssis, à froid, les graines que nous avons reçues. Nous n'avons obtenu qu'un petit nombre de plantes, que nous avons mises en place, en plein air, sur un bout de vieille couche. Nous aurions pu assurément planter dans du sable, mais nous nous proposions, avant tout, d'avoir des plantes vigoureuses et d'en récolter les graines, dussent les tubercules être moins développés.
Nous ne nous en sommes pas tenus au semis et, dès que nous avons disposé de plantes assez Fortes, nous avons fait des boutures qui, toutes, ont repris facilement. On peut donc pratiquer le semis et le bouturage, le bouturage principalement. Nous espérions obtenir des tubercules que nous aurions plantés et que nous supposions devoir nous donner des plantes plus fortes et une récolte plus hâtive et plus abondante.
11 n'en a rien été; après six années consécutives de culture attentive, nous n'avons pas été plus avancés que le premier jour. Nous n'avons obtenu que des tubercules insignifiants en nombre et en volume.
La rigueur de nos hivers n'apporte cependant aucun obstacle & la culture du Pourpier, puisqu il s'agit d'une culture annuelle et estivale ; l'habitat de la plante spontanée n'est d'ailleurs pas exempt de gelées et le thermomètre y descend parfois & 6 ou 7 degrés au-dessous de zéro.
Exclusivement occupés des plantes potagères, nous n'avons rien dit de la fleur du Pourpier qui fait l'objet de ce chapitre. Elle est très grande et d'une chaude coloration en rose violacé vif, voisin du violet. Les amateurs qui l'ont vue s'accordent à reconnaître qu'elle est plus grande que dans aucune autre variété du Pourpier à grandes fleurs.
PROVATZA Statige sinuàta L .
Fam. des Plombaginées.
Le Statice sinuata est une plante vivace qui croit à Félat sauvage dans toute la région méditerranéenne, mais qui, en France, n'existe qu'aux îles d'Hyères. La lige atteint 10 à 30 centimètres de hauteur. Les feuilles radicales, disposées en rosette, sont découpées en lobes arrondis et portent des poils épars. Les (leurs, en bouquets denses, terminaux, sont grandes, bleues, avec es pétales jaune pâle.
Cette espèce nous a été signalée par M. le D' de Heldreich, Directeur du Jardin botanique d'Athènes, à l'occasion de la publication de la deuxième édition du Potager cfun Curieux. Il nous disait, dans une lettre qui nous est parvenue le 10 juin 1892 : « Si j'avais su que vous prépariez une nouvelle édition de votre intéressant ouvrage, j'aurais pu vous offrir encore quelques matériaux de ce pays, notamment le Provatza (jeune plante de Statice sinuata, excellente en salade cuite). »
Nous avons cultivé le Statice sinuata^ en semant dru, à l'automne; nous avons obtenu, l'été suivant, des feuilles abondantes, très tendres, et de saveur excellente à l'état cuit. A l'état cru, en salade, les jeunes feuilles sont très acceptables. La saveur en est douce et agréable.
PSORALÉE COMESTIBLE, PICOTIANE 521
PSORALÉE COÏESTIBLE» PICOTIANE
Jipsina des Indiens de Tlowa; Taagu des Osages, d'après M. Trécul.
PSORALEA ESGULENTA PuFSh.
Fam. des Papilionacées.
Plante vivace, poilue, à racine tubéreuse, simple, comeslible; tige de 0",30 à 0'",35 : feuilles palmées, à 5 folioles ovales elliptiques, glabres en dessous; en juinjuillet, fleurs bleues, en épis axillaires, pédoncules ; corolle de la longueur du calice.
Cette plante, originaire du Missouri, a été introduite en 1846, par M. Lamare-Picol(l) et a été proposée pour remplacer la Pomme de lerre. C'est à ce tilre seulement qu'elle figure ici, car nous ne l'avons pas cultivée et rexpérimeutaliou lui a été absolument défavorable. On sait qu'il en a été de même de toutes les plantes qu'on avait imaginé de substituer à la Pomme de terre, si celle-ci avait succombé h la maladie dont elle était atteinte.
11 est bon que Ton sache qu'à l'exception des Dioscorea on ne possède encore aucune plante qui puisse tenir lieu de la Solanée des Andes, et que, le cas échéant, la place serait vide.
Il est permis de croire que, dans nos départements du Midi, plusieurs sortes d'Ignames pourraient remplir cette
(1) Gaudichaud, Rapport sur un mémoire de M. Lamare-Picot, relatif à Fintroductiou d'une nouvelle planle alimenlaire [Comptée rendus de V Académie des seienees, 1846, t. XXVI, p. 326; ibid.f 1849» t. XXIX, p. 709; ibid,, 1850, t. XXX, p. 393).
place, et dous engageons vivement les amis de rborticulture à chercher, parmi les nombreuses variétés qui existent, celles qui pourraient prospérer sous notre climat.
Pour revenir à la Picotiane, voici les conclusions d'un article du Bon Jardinier (1873, p. 649), auquel nous renvoyons le lecteur : « On voit que, dans son état actuel, le Psoralea esculenta s'éloigne beaucoup des conditions que Ton doit rechercher dans une piaule agricole. Il n'est pas impossible cependant que la culture puisse la modifier plus ou moins profondément. Des essais de ce genre sont toujours intéressants, autant pour eux-mêmes que pour le but auquel ils peuvent conduire ; mais ils pourront être suivis longtemps avant d'amener un résultat, qui lui-même reste douteux ; de sorte qu'ils doivent être plutôt recommandés, dans Télat actuel de la question, aux établissements publics d'instruction et aux expérimentateurs, qu'aux cultivateurs mêmes. i>
La Picotiane n'étant pas une ressource pour Tagricultnre, et moins encore pour la culture potagère, nous ne parlerons pas d'elle plus longuement.
OUINOA 528
QUINOÂ Ansérine Quinoa. Petit riz du Pérou.
Chenopodium Quinoà Willd.
Fam. des Salsolacées.
Plante annuelle. Tige droite, rameuse, haute de l'",80 : feuilles alternes, triangulaires, avec deux prolongements sagiltés à la base, découpées par des dents très obtuses, d'un vert blond, pulvérulentes dans leur jeunesse; fleurs blanchâtres, très petites, en grappes resserrées, compactes. Graine comprinée, blanc jaunâtre. 11 en existe des variétés à tiges et à feuilles vertes, rou-geâtres ou rouges.
On a beaucoup parlé du Quinoa; on l'oublie aujourd'hui. Nous connaissons toutes les notes publiées sur cette plante, que nous avons nous-mêmes cultivée. Elles s'accordent à constater Tinlérêt qu'on aurait à la cultiver en France comme succédanée des Épinards. C'est à ce titre qu'elle figure dans le Bon Jardiniei- de 1839, où elle est l'objet d'une Note de M. Vilmorin, assez instructive et assez complète pour que, après l'avoir reproduite, il ne nous reste rien à dire : « En 1836, les essais se sont multipliés ; partout le Quinoa a bien réussi. La plante est très vigoureuse, presque insensible au froid; elle produit, en bon terrain, une abondance de graines extraordinaire, mais la graine n'a pu être utilisée jusqu'ici d'une manière satisfaisante; soit qu elle n'acquière pas en France la même qualité qu'en Amérique, ou, plus probablemeut, que nos palais ne soient pas
5^ IM POTAGER d'un CURIEUX
façonnés & sa saveur étrange ; peu de personnes Ton trouvée de leur goût. Elle offre l'inconvénient réel d'une amertume et d'une âcreté assez prononcées, qu'on ne peut lui enlever que par plusieurs lavages. Avec des soins répétés, en en fait chez moi des gâteaux Tort bons et des potages passables, mais leur préparation est une affaire ; la graine étant très menue et demandant une longue cuisson, n'aura pas l'approbation des cuisinières. Quant aux maîtresses de maison, quelques-unes peut-être en jugeront comme les dames de Lima, pour lesquelles, dit-on, le Quinoa est un mets de prédilection ; dans ce cas, il se classerait, en France, parmi ces produits secondaires dont on veut un peu pour la variété, mais non, comme en Amérique, parmi les plantes économiques de première utilité. Cela n'arriverait qu'autant qu'on trouverait un moyen de préparation de la graine qui en rendit l'emploi facile et la saveur agréable au plus grand nombre.
(( Comme plante potagère, l'usage du Quinoa sera plus facilement adopté, parce que c'est un bon remplaçant de rÉpinard pendant l'été.
« Sa culture, pour l'un et l'autre emploi, est simple et peu difficile : si on veut le récolter en grain, on peut le semer, soit sur couche, en mars, ou même sur une plate-bande abritée, pour le mettre en place en avril ou au commencement de mai, soit en pleine terre, en hgnes, dans le courant d'avril. Les plantes devenant très grandes et très fortes, il faut les espacer d'environ 50 centimètres. Elles demandent une terre fertile, plutôt légère que compacte, et l'exposition au plein soleil, quant il s'agit d'une récolte pour la graine. On peut, sur une plantation semblable, couper les rameaux secondaires, qui se développent en fort grand. nombre, pour en prendre les feuilles; mais, si l'on n'avait en vue que
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ce dernier produit, il conviendrait de semer en lignes plus rapprochées et de couper la lige lors de la première récolte, pour la faire ramifier.
« Une planche de Quinoa ainsi établie fournira pendant tout Tété, moyennant des urrosements, une succession de produits sans cesse renouvelés. »
Selon nous, le Quinoa supplée passablement TÉpinard. Les amateurs feront bien, toutefois, d'essayer les autres succédanés de ce légume qui nous fait défaut pendant Tété, c'est-à-dire la Tétragone^ la Claytone, la BasellCj la Glaciale^ elc. La Glaciale et la Tétragone ont nos préférences.
Publications à consulter :
Journal des observations botaniques faites sur les côtes orientales de l'Amérique méridionale et aux Indes occidentales, par le R. P. Feuillée.
Revue horticole, vol. IV, 1838-1841, p. 159.
Bulletin de la Soc. centrale d'Hort. de France, vol. XVII, 1835, p. 197; vol. XXII, 1838, p. 182.
Bulletin de la Soc. d* Acclimatation, vol. IX, 1862, p. 226. Note sur le Quinoa, par Son liixeéllence le maréchal de Santa Gruz, vol. IV, 2* série, 1867, p. 444.
Les plantes alimentaires, par Heuzé.
Nous avons également cultivé le Chenopodium auricomum F. Muell., plante qui a été introduite sous le uom d'Êpinard d'Australie et sur laquelle on trouvera des renseignements dans le Bulletin de la Société nationale d'Acclimatation, V série, volume III, page 634; et volume IV, pages 34 et 106.
L'Épinard d'Australie n'est pas supérieur a l'Arroche ou Belle-Dame, au point de vue de la qualité, et comme il est moins productif, il n'y a pas lieu d'en recommander la culture.
Deux autres Salsolacées sont particulièrement recherchées dans les déserts de l'Asie centrale, pour leurs graines alimentaires. Ce sont les Ayriophyllum gobicum et arenariiim.
Prjevalski en fait mention dans la relation de son troisième voyage (en russe), et nous reproduisons cidessous la traduction (1) des passages que le savant voyageur russe leur a consacrés :
« Le Soulkhir est une Chénopodée (Salsolacée) fréquente dans l'Asie centrale tout entière, jusqu'au 48" degré de latitude septentrionale. Il ne croit que sur le sable nu. Il y en a deux espèces : VAgriophyllum gobicum ki[ VA. arenariurn,
« La première domine dans le Ala-Chan, l'Ordos eU en général, dans les parties sud et est du désert de Gobi ; le seconde occupe plutôt la région ouest et pousse jusque dans le Turkestan et jusqu'à la mer Caspienne.
« On trouve également le Soulkhir au haut Kbouan- Khe (rivière) et daus le Tzaidamme (j'y passai en hiver : je n'y pus cueillir les sujets et ne saurais, par conséquent, dire laquelle des deux espèces c'était). Celle plante fait défaut dans le Thibet septentrional.
« J'ai dit plus haut que le Soulkhir y\&u{ sur le sable nu. De même que les autres plantes du pays, il se contente de l'eau de pluie, qui filtre à travers le sable et
(i) Nous dévoDs c«tte Iraduction à robligeance de M. yiU)Ouchevitch.
qui remonie après dans les couches supérieures par le fait de Tévaporation.
« Pour pouvoir profiter de cette humidité, \tSoulkhh' a des racines d*uDe longueur inouïe, comme d'ailleurs toutes les plantes qui croissent dans les mêmes conditions ; elles savent puiser Teau à une profondeur très considérable. Il va de soi que la végétation des sables est d'autant plus riche que les pluies sont plus abondantes.
« Le Soulkhir est une plante annuelle. Dans de bonnes conditions, il atteint, dans le Ala-Chan, jusqu'à 1 mètre de hauteur et sa tige peut avoir jusqu'à 5 centimètres (?) d'épaisseur; mais, en moyenne, ces dimensions sont moitié moindres.
« Non seulement le Soulkhir est un superbe fourrage pour le bétail des Mongols, mais ses graines, minimes comme celles du Pavot, constituent un aliment essentiel pour les populations indigènes.
« Le dicton : « Il faut avoir semé pour récolter », n'a pas cours en Ala-Chan ; tous les ans, à la fin du mois de septembre et surtout dans les années pluvieuses, ils récoltent une moisson abondante de Soulkhir dans leurs sables.
« Les endroits mis à nu du sous-sol de glaise de loess leur servent d'aire pour battre leur moisson ; les graines sont ensuite grillées et réduites en farine à l'aide de moulins à main.
« Les oiseaux originaires de la parlie nord du Gobi et qui viennent passer l'hiver dans les sables de Tingueri s'en nourrissent également. »
Prjevalski donne les détails suivants sur les sables de Tungueri, dans le désert de TAla-Chan, où croissent ces plantes. Ils permettent de se faire une idée exacte du milieu favorable à leur développement.
a Ces sables préseDteDt une mer de monticules, atleîgnant de 10 à 20, rarement jusqu'h 30 mètres de haut; ils sont disposés dans un désordre complet ; de longues côtes de sable partagent les monticules.
c Les monticules mêmes sont fortementcomprimés par le vent sur Tun de leurs versants, de telle sorte que le pied n'y enfonce pas profondément. Le versant opposé est, au contraire très abrupt, et le sable n'y a aucune consistance.
« Entre les monticules de sable il existe des trous en entonnoir ou bien des sortes de vallées qui mettent souvent à nu le fond même de la plaine ; celui-ci est, comme dans la plupart de ces déserts sablonneux, de la glaise salée, unie et dure comme un parquet. En général, Teau fait défaut. Il est rare de rencontrer queK|ue source.
« Les endroits sont également rares où Ton puisse se procurer de mauvaise eau salée, eu creusant à 3-4 pieds le sous-sol glaiseux des sables.
<( Comme règle générale, les sables sont nus et quelque végétation ne se montre que sur la lisière des endroits ensablés et, de temps h autre, sur le fonds des vallées et entonnoirs susmentionnés ; la flore du désert est d'ailleurs assez variée dans ces parties ; nous avons récollé dix-sept espèces dans les sables de Tuugueri, lesquelles n'avaient pas encore figuré dans l'herbier de Tannée.
« Deux plantes sont particulièrement remarquables et bien caractéristiques pour le Ala-Chan. Ce sont le Soulkhir et le Pngion'mm, »