‹ Le potager d'un curieuxChapitre 78 sur 111 · RADIS ROUGE MONSTRUEUX DE KASRGAR · texte numérisé non relu

RADIS ROUGE MONSTRUEUX DE KASRGAR

Nous avons donné beaucoup de Radis de Kashgar à des amis et à des voisins ; ils ont été déclarés excellents.

Sa chair est croquante sans être dure, et piquante sans excès. Son défaut est d'être trop gros pour être servi entier et c'est dommage, car c'est une splendide racine.

Il monte à graine promptement et nous avons reconnu que, sous le climat de Paris, il ne fallait pas le semer avant le mois de juillet.

M. Edouard Blanc a donné au Muséum des graines d'un volumineux Hadis qu'il a rapportées d'un voyage au Turkestan et que nous considérons comme identique au nôtre. M. le professeur Maxime Cornu, pensant avec raison qu'il pouvait être utilisé par les agriculteurs, en a présenté de beaux spécimens à la Société nationale d'agriculture.

A ce point de vue nous ne nous en occuperons pas

Nous devons dire cependant qu'en 1891 et 1892, nous avons reçu de Moscou, sous le nom de Dong-la-bout (?), une variété de Kadislong, rouge, monstrueux de Kashgar, qui nous semble pouvoir êlre présentée aux cultivateurs.

Comme les Daikon du Japon, sa chair est de saveur à peu près nulle, mais sa peau est excessivement piquante et pourrait, sans doute, être servie isolément comme hors-d'œuvre.

RADIS SERPENT Raphanus caudatds L.

Fam. des Crucifères.

Herbe anDueUe, cultivée à Java^ où elle esl sans doute sponlanée et où Ton mange ses siliques confites, auxquelles on donne le nom de Mougri. Elle est aussi cultivée dans le Punjab et dans Tlnde occidentale et septentrionale. Racine fusi Forme, d'où s'élève une tige de la grosseur d'une p!ume d'oie, haute de 0'",33 à 0",50, peu rameuse, d'abord droite et finissant par se coucher; les feuilles, alternes, très étalées, munies d'ui^ pétiole court, sont divisées, jusqu'au delà du milieu, en un petit nombre de lobes triangulaires, aigus et dentés en scie, de même que le terminal, qui esl plus grand et ovalelancéolë; à mesure qu'elles s'élèvent sur la plante, leur forme se simplifie, mais même la plus haute d'entre elles est plutôt sinuée que simplement dentée ; fleurs réunies en petit nombre en grappe terminale feuillée, chacune d'elles sortant (d'après la figure donnée par Linné fils) de l'aisselle d'une feuille florale; pétales blancs, au nombre de quatre, avec des veines pourpres et limbe en cœur renversé ; siliques longues de 4 à 5 pieds (l'",33 à l'^ôS), plus épaisses que le pouce dans le bas, se rétrécissant graduellement de la base au sommet, se courbant plus au moins, se colorant en rouge, ayant une section transversale à peu près arrondie et contenant dans leur loge unique des graines nombreuses, oblongues, de couleur pourpre.

Nous trouvons la description qui précède dans une

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