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RADIS SERPENT

Noie de M. P. Duchartre (1869) qu'avait rendue nécessaire la confusion qui tendait à s'établir entre le Rapha-

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Fig.70. — Radis serpent (Aap/ianu« caudatus),

nus caudatus de Linné et une plante de Tlnde, dénommée Radis de Madras^ que M. Courtois-Gérard avait

rencontrée dans le Jardin botanique d'Edimbourg, et dont il avail apporté des graines en France (1).

Sept ans plus tard, M. Ed. André publiait, avec figures, dans la Revue Horticole^ une Note étendue, des plus intéressantes, à laquelle nous renvoyons le lecteur (2).

La culture du Raphanus catidatm est celle de tous les gros Radis et n'exige aucune description. Elle est aussi simple et aussi facile que possible.

La plante se distingue de tous les Raiforts que nous possédons par la dimension extraordinaire de ses siliques. Quoique dégénérée, elle en produisait encore dans notre jardin, il y a quelques années, qui mesuraient de 40 à 50 centimètres de longueur, à côté d'autres plus courtes ; c'est-à-dire que quelques-unes des siliques étaient plus longues que la plante entière, comme la fait remarquer Linné, et qu'arrivant à terre elles s'y étalaient en formant des sinuosités, h la manière d'un serpent.

Notre culture a été notablement contrariée par les ravages qu'y faisaient Taltise et un gros puceron gris.

Celui-ci, qui n'aurait certainement pas résisté à uoe aspersion de jus de tabac, dévorait nos plantes en peu de jours.

Les siliques du Radis serpent se mangent crus, à la croque au sel, comme nos Radis ordinaires, dont elles ont la saveur piquante.

(1) Note sur une Crucifère à siliques comestibles, récemment inUx)duite en France [iourn, de la Soc. impériale et centrale d'Horticulture, 1859, voI.V, p. 57 à 63).

(2) Le Radis serpent (Revue horticole , 1866, p. 4"1).

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