‹ Le potager d'un curieuxChapitre 48 sur 111 · DÉSIGNATION DES VARIÉTÉS · texte numérisé non relu

DÉSIGNATION DES VARIÉTÉS

Forme et grosseurde la Pomme de terre vitelotte, sucrée, parfumée.

Violette, longue, grosse

Blauche, longue, grosse

Blanche, courte, petite

Blanche, courte, grosse

Blanche, assez longue, petite

Parfumée

Grosse, longue

Blanche, très courte, petite

Rouge, courte, très petite

Rouge, très courte, petite

Longue, grosse, Blanche

Rouge, très longue, assez grosse..

Rouge, grosse, longue

Grosse, longue

Blanche, très longue, grosse

Blanche, longue, grosse

Un seul nom pour deux variétés, l’une blanche, l’autre violette...

Blanche, très petite, courte

Rouge, moyenne, assez courte. . . .

Rouge, moyenne, courte

Blanche, longue de 2 mèt., mince.

Rouge fourchue, aplatie, courte,

(main à 2 ou 3 doigts)

Rouge, courte, moyenne

Blanche, assez longue, mince

Blanche, assez courte, petite

Rouge, courte, petite

Blanche, courte, petite

Blanche, longue, grosse

Blanche, très courte, moyenne....

Rouge, courte, petite

Blanche, très courte, petite

Ronge, courte, moyenne

Rouge, longue, mince

Rouge, assez longue, grosse

Courte, moyonne, rougo

Blanche, aplatie, main à 2, 3, 4, b doigts. Grand, d’u ne grosse main

Blanche, longue, grosse

Blanche, courte, assez petite

Rouge, longue, moyenne, feuilles

et tige vertes

Rouge, courte, moyenne

Rouge, courte, moyenne

Blanche, assez longue, grosse

Blanche, courte, moyenne

Langue de Voh

Oundi

Ouitoupila . . .

Fuapendo

Cocathi

C’ h’ oun

Teinha

Aoui

Hèpè,

Coubar

Ghéléath

Moindah

Bou-aou

Dipoû

Ti-ôman

Cathia

Goin

Ilon-da

Ouacoulouta . Ghéléhale. . . .

Dîla

Tha-ate..

Opou-àli

Pocouta

Dahambou . . .

Matoh

Pouan

Tikaë

Konndap

Deh-enh

Mouèune

Onombitio

Tapouar

Dié-Nambué..

Nakaan

Fémafai

Boounden....

Boutanhénn..

Tanoa

LIop

Founambouat

Kidétite

Coumandioh.

Taquheth

Toundo-onn..

Langue d’Até Falanguite ou Baye

Ware

Grabon

Fuapendo

Cocathi

Ndhé

Teinha

Aoui. A Saint Louis: lnitua

Hèpè

Coupar

N’existe pas.

Moindah ....

Bou-aou

Dîpoù

Ti-ôman ....

Cathia

Goin

Hon-da

Ouacoulouta Ghéléhate.. .

Dîla

Tanneh

Dé-émi

Pocouta

Him-boueh. .

Matoh

Pouan

Tikaé

Konudap. . . .

Deh-end ....

Ta-qui-Ouà..

Onombitio . .

Tapouar

N’existe pas.

Nakaan

In-Üioh .....

Caboui

Coulanham .

Tanoa

Toqui

Brarou

Diomali

Coumandioh Tiagandou . .

Top-Ondou .

Qualité

La

meilleure

jusqu’à ce qu’il ait pénétré à O"’, 30 environ. En quelques pesées, une fois les premières mottes enlevées, ils culbutent un bloc de terre de plusieurs décimètres cubes, quelquefois même plus volumineux, mieux que ne pourraient le faire des ouvriers aimés d’outils, surtout lorsqu’ils sont trois ou quatre à défoncer ensemble. Ces blocs renversés passent aux mains des femmes qui s’avancent lentement, à genoux, en débitant sur leur passage toutes ces mottes, d’abord avec de petits bâtons, puis avec les doigts, jusqu’à ce qu’elles soient réduites en poussière et que toutes les racines adventices soient extraites. Quand ce travail d’ameublissement est achevé, la couche de terre meuble est accrue par sou amoncellement. Si la portion cultivée est en plaine, les indigènes creusent deux sillons profonds de chaque côté et relèvent fortement la terre en dos d’âne. Pour une largeur de 6 mètres, je suppose, la différence de niveau peut atteindre 1m,50. Les principales vallées de la colonie sont couvertes de ces sillons. Si, au contraire, la culture a été faite sur le flanc d’un coteau, la terre est ramenée de toutes les extrémités et entassée dans le milieu en forme de planche, ou de croissant le plus souvent, à moins qu’elle ne soit dans le thalweg, doid elle suit alors les sinuosités.

« Ils préparent ensuite leurs plants ; ce sont des morceaux coupés du volume d’un demi-décimètre cube environ, préférablement le sommet de la plante. On les divise plusieurs jours d’avance pour laisser sécher les plaies. L’Igname craint beaucoup l’humidité et pourrit très facilement ; ils en mettent deux morceaux à chaque pied, presque à fleur de terre et les recouvrent d’un petit dôme de terre très fine.

« Quand la pousse est sortie, ils fichent de grandes perches inclinées à l’opposé du vent régnant et plantées

IGNAME

à 0m,40 environ du pied de l'Igname pour ne pas la déranger.

« Aussilcd que la pousse a0m,30 de long environ, ils fichent à sa base une petite baguette de bois ou de Bambou qui relie le pied de la plante avec la perche voisine, et l’Igname est conduite, le long de celte baguette inclinée, jusqu’au tuteur qui doit lui servir d’appui.

« Là se bornent à peu près les soins que cette plante reçoit : trois à six mois après, suivant les espèces les tubercules sont mûrs. Suivant les espèces elles variétés, il y en a de 1 à 15 ou 18, et il y en a de toutes les grosseurs. On a vu des Ignames, des Nouvelles-Hébrides notamment, venues en terre de Corail, atteindre plus de 2 mètres de long et excéder la charge d’un homme.

« Les indigènes prennent beaucoup de soins pour l'extraction. La conservation del’Jgname dépend de son intégrité et, si elle a été retirée saine et entière, elle peut se conserver sept à huit mois dans un local approprié.

«Celte plante ne fleurit jamais en Nouvelle-Calédonie; elle est certainement importée. Il y en a au moins une trentaine de variétés. Toute la surface de la peau de l’Igname est bourgeonnante, malgré l’absence d’yeux visibles.

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