DÉSIGNATION DES VARIÉTÉS
Forme et grosseurde la Pomme de terre vitelotte, sucrée, parfumée.
Violette, longue, grosse
Blauche, longue, grosse
Blanche, courte, petite
Blanche, courte, grosse
Blanche, assez longue, petite
Parfumée
Grosse, longue
Blanche, très courte, petite
Rouge, courte, très petite
Rouge, très courte, petite
Longue, grosse, Blanche
Rouge, très longue, assez grosse..
Rouge, grosse, longue
Grosse, longue
Blanche, très longue, grosse
Blanche, longue, grosse
Un seul nom pour deux variétés, l’une blanche, l’autre violette...
Blanche, très petite, courte
Rouge, moyenne, assez courte. . . .
Rouge, moyenne, courte
Blanche, longue de 2 mèt., mince.
Rouge fourchue, aplatie, courte,
(main à 2 ou 3 doigts)
Rouge, courte, moyenne
Blanche, assez longue, mince
Blanche, assez courte, petite
Rouge, courte, petite
Blanche, courte, petite
Blanche, longue, grosse
Blanche, très courte, moyenne....
Rouge, courte, petite
Blanche, très courte, petite
Ronge, courte, moyenne
Rouge, longue, mince
Rouge, assez longue, grosse
Courte, moyonne, rougo
Blanche, aplatie, main à 2, 3, 4, b doigts. Grand, d’u ne grosse main
Blanche, longue, grosse
Blanche, courte, assez petite
Rouge, longue, moyenne, feuilles
et tige vertes
Rouge, courte, moyenne
Rouge, courte, moyenne
Blanche, assez longue, grosse
Blanche, courte, moyenne
Langue de Voh
Oundi
Ouitoupila . . .
Fuapendo
Cocathi
C’ h’ oun
Teinha
Aoui
Hèpè,
Coubar
Ghéléath
Moindah
Bou-aou
Dipoû
Ti-ôman
Cathia
Goin
Ilon-da
Ouacoulouta . Ghéléhale. . . .
Dîla
Tha-ate..
Opou-àli
Pocouta
Dahambou . . .
Matoh
Pouan
Tikaë
Konndap
Deh-enh
Mouèune
Onombitio
Tapouar
Dié-Nambué..
Nakaan
Fémafai
Boounden....
Boutanhénn..
Tanoa
LIop
Founambouat
Kidétite
Coumandioh.
Taquheth
Toundo-onn..
Langue d’Até Falanguite ou Baye
Ware
Grabon
Fuapendo
Cocathi
Ndhé
Teinha
Aoui. A Saint Louis: lnitua
Hèpè
Coupar
N’existe pas.
Moindah ....
Bou-aou
Dîpoù
Ti-ôman ....
Cathia
Goin
Hon-da
Ouacoulouta Ghéléhate.. .
Dîla
Tanneh
Dé-émi
Pocouta
Him-boueh. .
Matoh
Pouan
Tikaé
Konudap. . . .
Deh-end ....
Ta-qui-Ouà..
Onombitio . .
Tapouar
N’existe pas.
Nakaan
In-Üioh .....
Caboui
Coulanham .
Tanoa
Toqui
Brarou
Diomali
Coumandioh Tiagandou . .
Top-Ondou .
Qualité
La
meilleure
jusqu’à ce qu’il ait pénétré à O"’, 30 environ. En quelques pesées, une fois les premières mottes enlevées, ils culbutent un bloc de terre de plusieurs décimètres cubes, quelquefois même plus volumineux, mieux que ne pourraient le faire des ouvriers aimés d’outils, surtout lorsqu’ils sont trois ou quatre à défoncer ensemble. Ces blocs renversés passent aux mains des femmes qui s’avancent lentement, à genoux, en débitant sur leur passage toutes ces mottes, d’abord avec de petits bâtons, puis avec les doigts, jusqu’à ce qu’elles soient réduites en poussière et que toutes les racines adventices soient extraites. Quand ce travail d’ameublissement est achevé, la couche de terre meuble est accrue par sou amoncellement. Si la portion cultivée est en plaine, les indigènes creusent deux sillons profonds de chaque côté et relèvent fortement la terre en dos d’âne. Pour une largeur de 6 mètres, je suppose, la différence de niveau peut atteindre 1m,50. Les principales vallées de la colonie sont couvertes de ces sillons. Si, au contraire, la culture a été faite sur le flanc d’un coteau, la terre est ramenée de toutes les extrémités et entassée dans le milieu en forme de planche, ou de croissant le plus souvent, à moins qu’elle ne soit dans le thalweg, doid elle suit alors les sinuosités.
« Ils préparent ensuite leurs plants ; ce sont des morceaux coupés du volume d’un demi-décimètre cube environ, préférablement le sommet de la plante. On les divise plusieurs jours d’avance pour laisser sécher les plaies. L’Igname craint beaucoup l’humidité et pourrit très facilement ; ils en mettent deux morceaux à chaque pied, presque à fleur de terre et les recouvrent d’un petit dôme de terre très fine.
« Quand la pousse est sortie, ils fichent de grandes perches inclinées à l’opposé du vent régnant et plantées
IGNAME
à 0m,40 environ du pied de l'Igname pour ne pas la déranger.
« Aussilcd que la pousse a0m,30 de long environ, ils fichent à sa base une petite baguette de bois ou de Bambou qui relie le pied de la plante avec la perche voisine, et l’Igname est conduite, le long de celte baguette inclinée, jusqu’au tuteur qui doit lui servir d’appui.
« Là se bornent à peu près les soins que cette plante reçoit : trois à six mois après, suivant les espèces les tubercules sont mûrs. Suivant les espèces elles variétés, il y en a de 1 à 15 ou 18, et il y en a de toutes les grosseurs. On a vu des Ignames, des Nouvelles-Hébrides notamment, venues en terre de Corail, atteindre plus de 2 mètres de long et excéder la charge d’un homme.
« Les indigènes prennent beaucoup de soins pour l'extraction. La conservation del’Jgname dépend de son intégrité et, si elle a été retirée saine et entière, elle peut se conserver sept à huit mois dans un local approprié.
«Celte plante ne fleurit jamais en Nouvelle-Calédonie; elle est certainement importée. Il y en a au moins une trentaine de variétés. Toute la surface de la peau de l’Igname est bourgeonnante, malgré l’absence d’yeux visibles.