‹ Le potager d'un curieuxChapitre 54 sur 111 · DESCRIPTION · texte numérisé non relu

DESCRIPTION

« Le Konniyakou est une Aroïdée vivace à racine tubéreuse. Sa tige est une hampe d’un vert assez clair, mouchetée de taches brunes et noirâtres, laquelle peut

Fig. 40. — Amorphophallus Rivieri.

atteindre 1 mètre environ de hauteur avec une circonférence de 0^70 à 0"‘, 80 à la base ; elle se termine en donnant naissance à trois grandes feuilles (1) qui s’écartent obliquement, en formant entre elles et avec l’axe de la lige des angles égaux ; le limbe de ces feuilles est profondément et un peu irrégulièrement découpé, de sorte

(1) Ce que le Dr Vidal désigne sous les noms de tige et de feuilles constitue en réalité une feuille unique dont le pétiole naît directement du tubercule et dont le limbe est triséqué,

KONIAKU

qu’elles sont presque pennées ; la nervure principale médiane est accompagnée de chaque côté d’une bande de limbe, qui se continue avec celui qui entoure les nervures secondaires des folioles. A 3 ou 4 pouces de profondeur sous terre, la lige s’implante sur le milieu de la face supérieure d’uu tubercule plus ou moins développé suivant l’âge du sujet ; ce tubercule, qui est cà peu près hémisphérique, représente assez exactement la moitié d’une sphère qui aurait été divisée en deux parties égales; et c’est au milieu du plan de section, légèrement concave, que se forme le collet de la plante ; quant à la surface convexe du tubercule, qui est la plus grande, elle donne attache cà quelques radicelles et se trouve pourvue d’yeux, à la façon des Pommes de terre. »

Le docteur n’a pas vu les organes de la floraison et de la fructification du Konniyakou, qui, lui a-t-on dit, ne donne de tleurs que tous les deux ans et ne fleurit vraisemblablement pas dans les provinces centrales du Japon. Il est donc probablement originaire des provinces méridionales. D’après les renseignements qui ont été fournis à l’auteur du mémoire, la fleur du Konniyakou. a un spadice portant les (leurs mâles en haut et les fleurs femelles au-dessous, et entouré par une grande spalhe de couleur rouge, lancéolée aiguë, qui se recourbe à angle droit par son milieu, de telle sorte que sa moitié supérieure, devenue horizontale, s’appuie sur l’extrémité du spadice. Les fruits consistent en un grand nombre de petites haies rouges implantées sur la partie correspondante du spadice, fortement renflée.

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