‹ Le potager d'un curieuxChapitre 55 sur 111 · CULTURE · texte numérisé non relu

CULTURE

« La culture du Konniyakou est des plus simples et des plus économiques, et voici de quelle manière le docteur l’a vu pratiquer dans un des districts où elle réussit le mieux, à une trentaine de lieues au nord-ouest de Yedo, dans la province de Jo-chiou.

« Dans ce pays, qui est montagneux, les paysans choisissent de préférence, pour une plantation de Konniyakou , un terrain aride, non irrigable, partant impropre à la culture des céréales, et le plus souventsiluésur le versant plus ou moins abrupt d’une montagne; la préparation du sol ne consiste guère qu’à enlever les grosses pierres et à couper les grandes herbes ; on pratique ensuite à la bêche des trous de 4 à 5 pouces de profondeur et espacés les uns des autres d’environ 2 pieds ; on dépose alors dans chaque trou un tubercule, que l’on se contente de recouvrir de terre ; on n’ajoute jamais le moindre engrais, et l’arrosage en est aussi inutile. On met les tubercules en terre au printemps, à la fin de mars ou au commencement d’avril, en prenant la précaution de ne faire usage que de tubercules de moyenne grosseur, c’est-à-dire provenant d’un ou deux ans au plus, car il paraitque les gros tubercules réussissent moins bien.

ce Une fois la plantation établie, on ne s’en occupe plus guère, elles tubercules se multiplient de la manière suivante: Pendant que la lige sort de terre, il sort des yeux situés sur la convexité du tubercule, un certain nombre de rameaux ou stolons souterrains, plus ou moins gros, et, lorsqu’ils ont atteint une longueur de quelques pouces, ils se renflent en une masse qui est le commencement d’un jeune tubercule ; celui-ci se développe

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