RADIS ROSE D’HIVER DE CHINE
Rapiianus sativus L., var.
Fam. des Crucifères.
« Racine allongée, cylindrique, renflée à son extrémité inférieure et terminée brusquement par une queue fine et déliée, longue de 0 n, 1 1 environ sur 0m,05 de diamètre ; peau assez fine, de couleur rouge vif, marquée de lignes, en forme de plis plus pâles dans le sens de la circonférence ; chair ferme, de saveur assez piquante ; feuilles assez amples, à pétiole rose vif; maturité intermédiaire entre celle du Radis gris d’été et celle du Radis noir. » (Vilmorin-Andrieux et C‘e).
« Le Radis rose d’hiver de Chine a été introduit par les missionnaires et répandu par les soins de M. l’abbé Voisin. Cette variété est excellente et une des plus perfectionnées qui nous soient venues de Chine. » {Le Bo~ Jardinier, année 1873.)
Nous n’aurons que peu de chose à ajouter à ce qui précède. Nous semons dans les premiers jours d’août en lignes distantes entre elles de 0,30, et nous éclaircissons le semis, de façon à ce qu’il y ail 0m,12 à 0m,15 d’espace entre les plantes.
L’emploi ordinaire du Radis rose d’hiver de Chine est celui de tous les Radis; mais nous connaissons une maîtresse de maison qui l’utilise, en guise de Navets, comme garniture. Elle trouve que celle racine, par la
régularité de sa forme et de son volume, se prêle mieux qu’aucune autre à cet usage ; nos lectrices apprécieront.
RADIS ROUGE MONSTRUEUX DE KASHGAR Ban-Tcüoung-Tsi de Kàshgar.
Au printemps de 1890, M. N. Zololnilski, président de la section botanique, dans la Société impériale d’acclimatation de Russie, dont le siège est à Moscou, nous a adressé, au nom de celle société, de nombreuses graines de la Kasligarie et du Pamir.
Dans cette collection étaient comprises des graines de Ban-tchoung-tsi, Radis rouge monstrueux de Kashgar.
Nous avons appliqué à celle espèce la culture que réclamait le développement extraordinaire de ses racines.
Les graines ont été semées en lignes et le plant a été éclairci de façon à ménagera la végétation de chaque plante, cinquante centimètres d’espace en tous sens.
Nous citerons les Radis que nous avons obtenus en 1893. Ils étaient énormes. Le plus gros pesait 3 kilos 700 grammes.
Donné par notre jardinier à un traiteur de Paris, il a figuré dans l’étalage sous le nom de Radis russe. Après avoir excité l’admiration des passants, il a été servi par tranches aux consommateurs de l’établissement qui s’en sont montrés fort satisfaits.