RADIS ROUGE MONSTRUEUX DE KASÜGAR
Nous avons donné beaucoup de Radis de Kashgar à des amis et à des voisins ; ils ont été déclarés excellents.
Sa chair est croquante sans être dure, et piquante sans excès. Son défaut est d’être trop gros pour être servi entier et c’est dommage, car c’est une splendide racine.
11 monte à graine promptement et nous avons reconnu que, sous le climat de Paris, il ne fallait pas le semer avant le mois de juillet.
M. Edouard Blanc a donné au Muséum des graines d'un volumineux Radis qu’il a rapportées d’un voyage ou Turkeslan et que nous considérons comme identique au nôtre. M. le professeur Maxime Cornu, pensant avec raison qu’il pouvait être utilisé par les agriculteurs, en a présenté de beaux spécimens à la Société nationale d’agriculture.
A ce point de vue nous ne nous en occuperons pas
Nous devons dire cependant qu’en 1891 et 1892, nous avons reçu de Moscou, sous le nom de Dong-lci-bout (?), une variété de Radis long, rouge, monstrueux de Kashgar, qui nous semble pouvoir être présentée aux cultivateurs.
Comme les Daikon du Japon, sa chair est de saveur à peu près nulle, mais sa peau est excessivement piquante et pourrait, sans doute, être servie isolément comme hors-d’œuvre.