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CHAPITRE DEUXIÈME

Céleri. —Laitues. —Chicorées. —Salades, —Pissenlit, —Cresson alénois, —Capucines et fournitures diverses, —Culture de ces divers légumes.

CéLert. Le céleri est une plante indigène, passée de temps immémorial dans la culture économique, où elle est devenue un de nos meilleurs légumes. On en distingue plusieurs variétés peu tranchées, dont les côtes ou les feuilles sont la seule partie comestible ; nous les réunirons en une seule, que nous nominerons céleri ordinaire, pour je distinguer du céleri-rave, dont la racine, renflée et charnue comme celle d'un chou-navet, en est la partie véritablement utile.

a, Céleri ordinaire. On le sème à différentes époques, et tant que les froids se font sentir, on doit semer sur couche et sous châssis ; on éclaircit le plant lorsqu'il a deux ou trois feuilles, Dans la province de Québec, on ne doit semer que sur couches, la bonne saison étant trop courte en général pour le semis en pleine terre.

Les variétés suivantes qui ont donné de bons résultats ont été semées en couche chaude ler avril ; transplantées sous châssis froids 19 avril et repiquées dans des tranchées

12 juin.

——- —— ——- Prêtes. | Remarques.

Pascal géant........... ........ 29 sept.... Gros, plein.

Paris à côtes roses. ....,..... ...29 “ ..../Extra beau.

Solide blanc géant..............! 4oet.....|Bon. Panache blanc .....,......,....! leraoût.. Extra beau. Jaune doré de Paris.............29 soût ...! do Panache rose de Henderson......29 “ .../Bon.

Le sol destiné à recevoir une plantation de céleri doit réunir certaines conditions qui sont essentielles au succè s de

RS RE pr

cette culture : il doit être profond, fertile, p'utit humide q'e sec, et bien ameubli. Il y a différentes manières de le disposer pour la plantation du céleri : dans tous les cas, on s'arrange de manière à avoir une certaine quantité de terre disponible pour butter les plants et les faire blanchir. Tantôt les planches de céleri sont séparées les unes des autres par d'autres planches de même largeur qu'on plante en luitues, chicorées, ete, et dont la terre, après après que celles-ci ont été enlevées, est reportée sur la planche de céleri pour servir au buttage; tantôt on creuse, à la profondeur d'un fer de bêche, des fosses de 3 à 4 pieds de large, dont le fond fumé et ameubli reçoit trois lignes de plants de céleri ; puis au moment de butter, on reprend la terre qui à été déposée le long de la fosse pour la remettre à son ancienne place, de manière à enterrer en partie les plants; tantôt enfin on creuse de simples rigo!es, entre lesquelles on entasse, en forme d’ados, la terre qu'on a enlevée et qui sert à chausser successivement à mesure qu'ils prennent de la force, les pieds de céleri plantés au fond de la rigole. Quelquefois on se contente de garnir les pieds de céleri de trois liens de paille qui tiennent leurs feuilles rapprochées, et de les butter avec la terre prise dans .les intervalles des plants, de manière à fuire truis buttages successifs, à huit jours de distarce les uns des autres, jusqu'à ce que l'extrémité des feuilles soit seule hors de terre.

Le céleri veut beaucoup d’eau; outre l’arrosement qui suit immédiatement la plantation et qui est nécessaire à sa reprise, on doit donner de l’eau tous les deux ou trois jours, et quelquefois plus souvent, si le temps n’est pas à la pluie, Les buttoges doivent commencer lorsque les feuilles ont 12 pouces de longueur ; leur effet est non-seulement de blanchir ces feuilles, mais encore de les forcer à s'allonger dans une proportion considérable. (Fig. 21).

ROUILLE DES FEUILLES. Cette maladie cause parfois de sérieux dégats. Il faut enlever les feuilles qui sont trop attaquées. Quant on s'aperçoit de l'apparition de la maladie,

le meilleur remède pour la tenir en échec est l'emploi de la bouillie Bordelaise,

Le céleri est très-sensible à la gelée ; lorsqu'on dispose d'une serre à légumes ou d’une bonne cave, on peut l'y trans-

Fiy. 21.—Le Ci Lori,

porter un peu avant les gelées et l'y faire blanchir en le buttant dans du sable ou de la terre légère un peu sèche.

b. Le céleri-rave est un excellent légume, mais trop peu | connu; il est cultivé sur une grande échelle en Europe. Sa racine atteint le volume de deux poings ; elle est tendre, moelleuse et d’une saveur beaucoup plus douce que celle des céleris à côtes. Cette variété exige pour réussir une terre profonde, fraîche, très-meuble, bien fumée et surtout copieusement arrosée, Le meilleur mode d'arrosement est l'irrigation, qui laisse une quantité d'eau considérable séjourner autour

du pied des plantes, Là terre doit être binée deux ou trois fois ; mais on ne fait point de buttage, puisqu'ici c'est une racine et non des feuilles que l'on veut obtenir, Les semis se traitent comme ceux du céleri ordinaire ; dans la mise en place, on met des distances de 15 pouces entre les différents pieds. Les racines se conservent dans la cave ou dans la serre aux légumes, en les enterrant dans du sable, après qu'on a enlevé les feuilles qui les surmontent.

SALADES ET FOURNITURES DIVERSES. Nous comprenons sous ce titre tous les légumes qui se mangent crus, assaisonnés en salacle ; quelques-uns seulement offrent plus d'avantage à être consommés cuits, Nous nous contenterons d'énumérer ici ceux quil importe le plus de connaitre.

$ 1. LaïrruEs. Il est peu de légumes qui aient produit, par l'effet de la culture un plus gran l nombre de variétés ; toutes ces variétés peuvent d'ailleurs être rapportées à deux typer, les laitues pommées et les laitues romaines ou chicons ; les premières se distinguent à leur forme ‘déprimée, arrondie, qui rappelle plus ou moins celle des choux pommés ou non pommés ; les autres à feuilles droites, allongées et rapprochées . les unes contre les autres.

«. Lailues pommées. On les divise à leur tour en trois groupes, qui sont les laitues pornmées «le printemps ou laitues gottes, les laitues d'été et les laitues d'hiver. Chacun de ces groupes comprend un certain nombre de sous-variétés, dont nous indiquons les principales : (Fig. 22).

Les principales variétés de laitue cultivées au Canada

sont :

La Simpson à graine noire, la New-York, Tennis, Ball, Salamandre et la Reine dlorée. Romaines : la verte maraichère et la Romaine blonde de Puris etc.

Mais il en existe plusieurs autres, telles que 'a laitue

ES a

royale, \n laitue de Malte, ln laitue de Butavia, la laitue de la Pussion, ete.

Les laitues vendues par les maraîchers sous le nom de laitues à couper ne forment pas un groupe à part des précédents. Ils désignent pur cette dénomination toutes les laitues qu'on coupe à leur collet dès qu'elles ont leur quatrième ou cinquième feuille ; et, quand on les destine à être ainsi con-

Fig. 22. — Laitue.

sommées de bonne heure, on les sème très-épais. Toutes les variétés désignées ci-dessus peuvent être traitées ainsi, mais on préfère généralement pour cet usage les Sulumandre et les Reine dorée. Une troisitine variété, la laitue-épinard, convient aussi trés-Lien pour faire de la lnitue à couper, parce qu'elle repousse du pied et peut donner ainsi plusieurs récoltes successives.

b. Laitues romaines. Elles fournissent aussi un certain nombre de variétés, dont les plus estimées sont les suivantes : 1° romaines blondes de Paris, très-bonne et pommant sans être liée ; 2° romaine verte maraîchère, pommant aussi sans être liée, et convenant surtout pour primeur ; 3° romaine grise maruîchère, la plus grosse de toutes et jouissant des

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