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précoce de tous les haricots, et surtout estimées,
Fig. 34.— Haricot beurre jaune.
en vert ou en see; dans ce d dre après le 15 juin per juillet pour les vurie
dont les cosses vertes sont
La culture des haricots est fuciie et n exigera que peu de détuls ici.
Les terres douces, légères et fraiches sont celles qui conviennent le mieux à ce légume ; mais il S'ACCOUImode aussi des terres fortes et plus Compactes, pourvu qu'elles soient sUffisamment ameublies A l'in verse des pois, les hu icots aim at les chernis : ils préférent le fumier d'éc ‘Urie au fumier d'étalle : les cendres de Lois leur convi. nnent
; } également,
Les haricots étant très sensibles au froid, comme nous l'avons dit plus hant, on ne doit commencer le semis en pleine terre que quand] les dernières geiées du printemps sont passées, Mais la grande saison est la fin de mai, Du reste, l'époque varie beaucoup, suivant qu'on veut récolter
ernier cas, on ne doit pas atten- ‘es variétés tardives, ni après le 8
Faute de cette précaution,
les graines n'auraient pas le temps de mürir avant les premières gelées. Lorsqu'on ne se propose que de récolter en vert, les semis peuvent être continués pendant le mois de juillet.
Dans les terres légères et surtout sous un climat sec, on sème par {ouffes pour ombrager les pieds et conserver plus d'humidité ; dans les terres fortes, on doit semer en lignes, grain à grain, à environ 3 pouces de distance, avec un intervalle de 1 pied entre les lignes. Quand on sème par tüuffes, on ne doit mettre que 5 à 6 grains duns chaque trou ; quand les semis sont levés, on donne au moins deux binages ; le premier pour briser ln surface de l: terre, le second pour rechausser un peu les pieds. On doit éviter de travailler danse les planches de haricots lorsque les feuilles ont été mouillées,
parce qu'elles seraient exposées à la rouille, ce qui nuirait beaucoup aux plantes,
Lorsqu'on récolte les haricots verts, il y a quelques précautions à prendre, qu'il n'est pus inutile d'indiquer. Les fleurs des haricots tiennent peu, et souvent le moindre ébranlement suffit pour les faire tomber. Il faut done éviter de secouer brusquement les plantes tant qu'elles donnent des fleurs, et, pour cela, on détache les haricots un à un, en coupant les queues avec l'ongle du pouce. Fuute de cette attention, on pourrait voir la récolte diminuer de plus de moitié.
Les haricots à rames exig nt qu'on leur donne des tuteurs ; ce sont des perches de 1} verge à 24, suivant les espèces, que l’on aiguise par leur gros bout, pour les enfoncer en terre au voisinage de chaque touffe, ou de distance en distance, si les haricots ont été sémés en ligne.
Ainsi que nous l'avons lai.sé entendre plus haut, les haricots nains penvent êti« forcés sur couche et sous châssis à ia Ün de l’hiver; mais cette culture dispendieuse ne peut avoir lieu qu'auprès des grandes villes, où on est assuré d'en vendre les produits; elle peut donner alors de grands bénéfices.
C. FÈvEs. Les fèves sont peu cultivées dans notre pays. On ne cultive guère que la variété connue sous le nom de fère
de nuvrais ; il en existe cependant quelques autres, qui seraient préférables, telles que la fève de Portugul, qui est la plus précoce de toutes et ]n meilleure comme légume : et la fève de Windsor, remarquable par la longueur de ses cosses, et d'un tiers plus productive que la fève de marais.
Les fèves, à quelque variété qu'elles appartiennent veulent beaucoup d'espace pour fructitier abondamment, On les sème à Ja fin de Mal, en rayons où en toutfes ; dans ce dernier cas, on ne met que où 4 fèves dans chacun des trous, qui doivent être espacés d'environ 1] pied. Les rayons Sont séparés les uns des autres par des intervalles semblables On bine les fève deux fois dans le cours de li ur végétation eé on les rechiusse, ce qui leur donne plus de vigueur et augnente leur produit. Quand les fleurs sont passées, cn pince le bout des branches et de Ja tige, pour arrèter Ja sève et la porter sur le fruit
Dans certains endroits, la {eve ost utilisée pour fiüre du café, soit seule, soit mélangée avec du café.
D. CITROUILLES, COURGES. On connait sous ces deux noms un grand nombre de plantes annuelles, indicènes de climats très-chands, et qui appartiennent probablement à plusieurs espèces distinctes : mais la culture à fait naître un si grand nombre de varietés, elle n opéré tant de croisements entie les différentes races, qu'il est difficile aujourd’hui de reconraiure les types primitifs d’où ces Variétés sont dérivées,
Les citrouilles et potirons sont généralement de formes arrondies tandis que les courges Sen distinguent par leur forme souvent bizarre. Ces dernières tirant leur nom le plus souvent de ce fait. C'est ainsi qu'il ÿ a : Bonnets tures, jaune et blanc, avec un rebord en forme de bonnet ; Coucroche, en bouteille à cou recourbé ; Co:-croche du Canada ; Yokohama, du Japon, fort vantée : mentionnons aussi Ja
Caramel (Voir Fig. 35) qui a la pelure d'un jaune brillant, chair sèche et sucrée. Mise ans un endroit sec et frais, elle peut se conserver en bonne conlition jusqu'au printemps. C’est une belle et bonne courze d'hiver pour la famille et le marché.
Les principales variétés de citrouilles sont : la Boulogne, la Reine des Belges, la jaune du Canada, le potiron d'Es-
F pagne.
Fig. 35.—Courge Cara
La culture des courges et potirons «le toutes variétés est une des p'us faciles du jardinage ; on réussit toujours, pourvu qu'on ait du fumier, cle la chaleur et de l’eau à «liscrétion. On pourrait semer sur couche pour avancer le plant, mais 9n se
contente ordinairement de semer en p'ace, dans des fosses de 13 pied de dinmètre sur 12 pouces de profondeur, dont le fond est rempli de S pouces le bon fumier fortement comprimé, qu'on recouvre de 2 ou 3 j ouces de terreau. Chaque fosse reçoit deux ou trois graines, ct, apres la levée, on ne laisse que le pied le plus vigoureux. Il est bon de pincer le
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