EDEN JANET ES
ee es Pme fn
be dS5es be
C'est d'ailleurs un fruit qui n'arrive que tés rarement À son complet développement sous notre chimat. Cependant
avec beaucoup de soins, l’on obtient de jolis produits Fig 38).
L'on sème sur couche au Commencement de mai dans de petits pots Pour pouvoir plus faci- ; lement replanter es pieds avec leur motte dont il ne faut pas les séparer lors de cette opération. L'écorce de bouleau peut remplacer Ces pots ct l'on carnit le fond d'une pie, plate où d'un morceau Fiss. 38. Muscade de Montréal. de vitre comme pour les
Pots pour faciliter Je dépotage.
L'on enterre alors les pots dans la couche.
La transplantation pourra se f
aire vers la mi-juin alors que les gelées ne sont
plus à craindre dans de des (nélange de fumier de cheval et d'étable où Ü pouces de bonne terre)
s Couches sourrecouvert de 5 Produisant inoins de chaleur que les couches chau:les, les couches sourdes ne
Biançqueront pas cependant d'activer ]
à végétation à cette époque de l'année surtout si elles sont placées à bonne exposition, On arrose lérèrement. pour lier la motte pose les châssis sans donner d'air pe est bon encore d'ombrer ce
avancée
à la terre, et on nant quelques jours, Il S dernières, soit en les couvrant d'une pois :‘e de litière, soit en au-dessus pendant les moments de
nécessaire pour le plant dont la motte à été plus ou moins
étendant des paillassons soleil, et ce soin est surtout endommacée.
Lorsi ie la reprise est assurée, on commence à donner
au plant de l'air et de la lumière, mais graduellement, en tenant les châssis légèrement soulevées. A mesure que les melons se développent et que le temps devient plus chaud, on soulève davantage les châssis; enfin on finit par les enlever tout à fait pour les remiser. Quelques jardiniers, pourtant, les conservent presque jusqu'à lu fin au-dessus des pieds de melon pour ies mettre à l'abri de l'humidité; c'est un soin utile et quelquefois indipensable, dans les années pluvieuses, pour préserver les melons du chancre, sorte de pourriture à laquelle ils sont très-sujets dans nos climats rigoureux.
TAILLE DES MELONS. La taille des melons est une opération importante ; en effet, les melons que l'on abandonne à eux-mêmes se ramifient peu; la tige principale s’allonge considérablement dans un seul sens avant de montrer des fruits et d'en nouer quelques-uns. Au contraire par la taille qui l'arrête court, sa sêve se porte sur les yeux qui se trouvent à l’aisselle de chaque feuille, et les développe en branches latérales qui garnissent également tous les côtés de la couche ; l'espace est mieux rempli et la fructification surtout est plus rapide et plus abondante.
Pour étêter le melon, on attend qu'il ait poussé sa quatrième feuille, non compris les cotylédons ou feuilles seminales, que, dans aucun cas, on ne doit retrancher. L'opération se fait en pineant la tige avec l’ongle du pouce au dessus de la deuxième feuille, en ayant soin de ménager les yeux qui pointent aux aisselles de celles qu'on conserve. La plaie est recouverte d’un peu de terre sèche pulvérisée pour arrêter la déperdition de la sève. Bientôt les veux se développent et forment deux branches qui s’étalent sur lu terre dans des sens opposés ; quelquefois même il s’y en ajoute une troisième t une quatrième, qui partent de l'aisselle des cotylédons.
Lorsque ces branches ont produit leur deuxième feuille, on les étête à leur tour et de In même maniere, ce qui Îles oblige à se subdiviser chacune en deux nouveaux rameaux qu'il est désormais inutile de tailler.
+ ë el
En
Arrivés à ce point, les melons ne tardent pas à montrer leurs premières fleurs. De même que chez la plupart des plantes de Ja même famille, ces plantes sont unisexuées. c'està-dire qu'elles sont où mâles ou femelles Les jardiniers donnent le nom de Juusses fleurs aux fleurs mâles qui sont stériles, et celui de maille aux fleurs femelles reconpaissables au fruit rudimentaire situé autour d'elles, Bien que les Heurs mâles ne produisent pas de fruits et qu'elles tombent après leur épanouissement, leur présence est indispensable au déveioppement des fruits adhérents nux fleurs femelles qu'elles fécondent par l'émission de leur pollen.
Malgré tous les soins, il n'y a jamais qu'un petit nombre de fruits qui nouent sur un méme pied, et c'est un bien, attendu que, chique plante n'ayant qu'une quantité déterminée de sève à fournir, les fruits profitent d'autant plus qu'ils sont moins nombreux. Beaucoup de jardiniers se contentent de deux ou trois melons par pied : il en est de même qui, afin de les avoir plus beaux, n'en conservent qu'un.
On regarde, en général, comme noué tout melon qui, ayant atteint Ja grosseur d'un œuf de poule, conserve les apparences de la santé. Ni la plantation est bien conduite. il grossit rapidement, et quarante ou cinquante jours après, plus où moins, suivant la chaleur de l'été où le climat, ou encore suivant l'espèce, il arrive à maturité Dans les pays froids ou pluvieux, on est dans l'habitude de soulever les melons qui sont à la moitié où anx deux tiers de leur grosseur, pour glisser par-dessous une pierre où une plan-
chette destinée à les isoler du sol, dont l'humidité pourrait les faire périr. Il est bon aussi de les retourner de temps en temps pour que tous leurs côtés reçoivent également le soleit, et que leur développement se fasse d’une manière plus régulière. Faute de ce soin, le côté qui aurait été continuellement en contact avec le sol resterait très-inférieur en qualité à la partie opposée.
Lorsque les melons sont arrivés à peu près à leur
H'osseur, on dispose les fruits de manière qu'ils soient, le mieux possible, exposés aux rayons du soleil, et, pour cela, il est souvent nécessaire d'enlever quelques feuilles où du moins de les écarter, atin qu'elles ne projettent pas d'ombre sur eux,
Les signes qui annoncent qu'un melon est bon à cueillir varient saivant jes races et sont quelquefois assez difficiles à saisir. Les melons brodés et les Cantaloups touchent à leur iaturité lorsqu'ils répandent l'odeur agréabic que chacun leur connaît, et qni S'uccompagne, surtout chez les melons brodés, d'une teinte jaune assez marquée entre les cûtes,
Le melon redoute l'humidité: nussi faut-il lui ménager les arrosements. Il faut tout nu plus donner des bassinaues sur les feuilles de temps en témps avec des arrosoirs dont ln pomme sera percée de trous très fins de manière n produire l'effet d’une pluie tine,
La récolte des graines de melon se fait sur les plus beaux échantillons arrivés à pufaite maturité, et choisis, autant que pes-ible, sur ceux qui présentent, au plus haut degré, les caracteres de leur variété. On les fait sécher au soleil, étenducs sur une planche, et sans les laver, Lorsqu'elles sont parfaitement sèches, on les’ niet dans des sacs de papier, que l'on tient à l'abri de l'humidité Ces graines peuvent se conserver pendant des années.
On distingue une grande variété de melons dans la culture, les uns sont à chair verte et les autres la chair jaune, Les premiers sont ordinairement plus juteux et plus sucrés. Les variétés suivantes sont réputées les plus recommandables.
Verts.— Cition vert, Muscande de Montréal, le Brodé de Skillman etc.
Jaunes. — Les Cantaloups, l'Ananas, le Gros Musqué etc. MELON D'EAU.— Les Melons d'eau ou Pastèques exigent encore plus de soins que les Melons ordinaires. On ies sèire en pots sur couches, pour les repiquer ensuite sur
nr ps
des petites buttes que l'on forme en leur donnant une buse de fumier vert que l'on recouvre de ter eau fortement engraissé, Ils se taillent comme les Melons. Les variétés les plus recommandées sont les suivantes : Noir d'Espagne, chair rouge avec graines noires ; Gipsey, chair rouge avec graines noires ; Gipsey, chair rouge avec graines blanches : Phinney, chair rouge, etc.
Il existe une variété de Melons-d'eau bien plus rustique yue les précédentes, à laquelle on donne le nom de ( ‘itronelle, elle fait de bonnes confitures, mais ne peut se manger crue : elle est à chair blanche avec graines rougeitres,
TOMATES. — La culture des tomates, presque completement néglivée il y a quelques années n pris de nos jours un développement qui ne tend qu'à s'accentuer.
Fig. 39.-Tomate,
Aujourd'hui il se fait une consommatio: énorme "de tomates soit sous forme de fruits frais, soit sous celle de conserves et telle personne qui dans le temps ne considérait
ce produit que comme un objet de curiosité connu sous le nom de “ pomme d'amour ” se plait maintenant a en déguster la saveur (Fig. 39).
Exigences de lu culture de lu tumate.— Si tout le monde apprécie benucoup la tomate, l’on ne peut cependant pas dire que tous peuvent facilement la cultiver, En effet, la tomate, quoique de la même famille que la pomme de terre, n'a pas sa rusticité, C'est une plante qu'il faut dans toute la province de Québec, partir en couche chau 'e, au printemps.
On sème la graine à la tin de murs. On repique le plant toujours en couche chaude quan il a 4 feuilles et une seconde fois quand il a 7 feuilles si on veut qu'il se ‘léveloppe et se fortitie plus vite. On plante én pleine terre à une verge de distance en tous sens vers la tin de mai,
Il ne faut pas perdre de vue que la tomate craint les gelées tout aussi bien que les forts rayons du soleil lorsque le plant est jeune en pleine terre ; il est done bon de le protéger pendant quelques jours.
La tomate demande un sol Lien préparé et fumé.
Lorsqu'ils atteignent une certaine hauteur, il est bon d'attacher les plants à des piquets pour les protéger contre les rigueurs du vent. Ces piquets leur permettront aussi plus tard de mieux porter leurs fruits et de ne pas les laisser sur sol.
Vu le peu de durée de l'été, il ne faut pas vouloir trop demander à chaque pied, car plus il y a de fruits, plus ils demar.dent de temps à atteindre leur grosseur ordinaire. 11 est prudent de ne conserver que deux tiges avec la tige mère.
Dès qu'il y a une douzaine au plus de tomates bien nouées, il est à propos de supprimer les autres rejetons poussant à l’aisselle des tiges principales et même d'étêter celles-ci.
Encore une fois, il faut en raison des rigueurs de notre
climat, hâter la végétation autant que possible, si l'on veut avoir des fruits mûrs avant les gelées d'automne
C'est encore pour cela que lorsque les tomates ont atteint leur développement, il est bon d'enlever des feuilles pour permettre aux rayons solaires d'atteindre plus directement les fruits.
Il est difficile de préciser ce qu'il fuut de pieds pur une famille, mais une cinquantaine devront donner à 10 pur pied un bon rendement pour celles qui ne sont pas très nombreuses,
Quant aux tomates qui ne pourraient pas mûrir en plein air avant les gelées, on les cueille ct les rentie et placées das un endroit chaud, elles müûrissent assez vite.
Choir des variétés : Un des éléments de succès c'est un choix des espèces les plus pro luctives mais surtout les plus hâtives.
D'après les expériences et les résultats obtenus, on doit porter son choix sur les variétés suivantes :
Conqueror (Vainqueur), Dwarf Champion (Champion naine), Canada Victor et Early Ruby (Rubis précoce).
Si l’on veut recueillir soi-méne la graine de tomates, il faut avoir bien soin de ne l'extraire que de fruits parfaitement sains au moment où on les a eueillis. On nettoie les graines et on les met à sècher pour les conserver ensuite dans un endroit à l'abri de l'humidité.
FRAISIER.—Les Fraisiers añnent une terre bien ameublie et bien ainendée, et plutôt sablonneuse que glaiseuse. Leur prodigieuse fécondité en rend la cuiture très rémunérative daus le voisinage des grandes villes. Avce des soins convenables, on obtient sans peine de 250 à 300 minots de fraises par arpent.
Les Fraisiers se divisent dans la culture en 2 sections différentes, savoir : ceux à tleurs parfaites, c'est-à-dire portant des étamines et des pistils ; et ceux à fleurs imparfaites, c'està-dire chez lesquels les fleurs étaminées ou mâles sont portées
Par un individu et les fleurs pistillées où femelles par un autre, Pour avoir du fruit avec ces dernières, il faut de toute nécessité entreiméler des pieds mâles aux pieds femelles, car autrement elles deineurent constamment stériles,
Nous ne conseillons que la culture des plantes à fleurs parfaites,