‹ Le potager [microforme]Chapitre 30 sur 40 · PROPAGATION DU FRAISIER · texte numérisé non relu

PROPAGATION DU FRAISIER

Le Fraisier se repro luit ou se multiplie de trois manières savoir : par | semis, lu division des racines, et !es stolons ou

Coulants qui s'enracinent d'eux-mêmes « n reposant sur le sol,

On n'a recours d'ordinaire au semis que pour obtenir de nouvelles variétés, La division:des touftes se pratique assez rarement, si ce n'est toutefois pour les quelques es] èces qui sont dépourvues de coulants Le moyen le plus sûr ‘pour la multiplication de Fraisiers ect l'emploi des coulants enracinés,

La multiplication Par marcottes est Comme nous l'avons dit le moyen le plus ordinaire de multiplicaiio, des fraisiers, Tant qu'on n'a pas besoin de renouveler sa p'antation, on détruit les coulants au fur et à mesure de leur production : mais si l'on doit s'en servir, on les laisse s'enrociner à partir du mois d'août : un mois OU six Semaines après, le plant auquel ces coulants ont donné naissance est bon à lever et à mettre en place La plantation des fraisiers se fait en planches où en bordures.

Le terrain destiné à l'établissement d’une fraisière doit être préparé au moins quinze jours d'avance, par un bon labour et une fumure abondante en fumier d'écurie à demi consommé On donne aux planches une largeur de 4 pieds, Une plus grande largeur des plunches serait nuisible, en ce qu'au moment de la cueillette, on ne pourrait en atteindre le milieu avec la main sans être obligé d'y poser le pied, ce qui exposerait à écraser le plant et les fruits.

C'est au printemps et en nutomne que s'effectuent Les plantations le fruisiers ; ces deux époques sont aussi favorubles l'une que l'autre à In reprise. On doit, autant que possible, procéder par un temps doux et un peu humide, et planter immédiatement après l'arrachage sans donner le temps aux racines de se flétrir par leur « Xposition à l'air: on plante en quinconce à des distances qui varient de 15 à IS pouces, suivant le développ: ment que prennent les différentes e-peces ou variétés,

On donne un bon arrosage pour attacher le plant à la terre. Dans la plantation d'automne on perd inévitablement, pendant hiver, quelques pieds qu'il faut remplacer nu prin. temps. Les soins de la premicre Caipagne sont des surclages, des binages, des mouillures à propos, et la suppression des coulants. Au printemps de la 2e année, aprés avoir ôté les feuilles mortes et les coulants, on donne un léger labour, on terreaute et on paille par-dessus ; l'entretien consiste, comme précédemment, à biner sarcler, mouiller, et à Supprimer les coulants au moins jusqu'en août, Aprés cette époque, on laisse les coulants se multiplier, si on en a besoin pour faire un nouveau plant en ocivbre, car la plupart des Fraisiers ne

rapportent abondamment que dans la 2e et ln 3e année silest

bon de les renouveler au bout de ce temps.

Avec un nouveau plant tous les trois ans, on est sûr d'avoir toujours abondamment de belles et bonnes Fraises, Si on ne pouvait ou ne voulait pas renouveler ses Fiaisiers tous les trois ans, il faudrait les rechausser de temps en temps, c'est-à-dire apporter quelque peu de bonne terre autour des pieds ; cette précaution leur ferait pousser au-dessus des anciennes de nouvelles racines qui entretiendraient leur vivueur et leur fertilité.

Des Fraisiers abandonnés à eux-mêmes av- tot après la plantation donneront l'année suivante une 1 mdante récolte, mais Ce sera tout, ies couiants en Sallongeant et en prenant racine auront bientôt envahi tout le terrain et la pièce

n'offrira plus alors qu'un épais tapis de verdure où il ne se montrera que des fruits rares et chétifs Certains horticulteurs ont pour habitude de garnir la terre, au printemps, entre les lignes de Fraisirs, d'une légère couche de paille, afin que la terre soulevée par l'action des fortes pluies ne puisse jaillir sur les fruits et les salir ; ce procédé a encore l'avantnge de con-erver la fraicheur au so! pendant le temps des longues sécheresses Mais comine dans certaines années cette paille pourrait entretenir une trop forte humidité, ilest préférable, de n'entourer que chaque talle d'un lien de paille, en laissant le terrain nu entre les rangs.

Fig. 40, — Fraises,

Des jardiniers ont l'habitude de rem} acer les plantesmères par des nouvelles, après chaque deuxième ou troisième récolte ; mais alors Four avoir des fruits chaqne année, il faut faire alterner les chanips que l’on veut soumettre ainsi au renouvellement, prrce que, comme on l'a déjà fait observer, la première réco'te de chaque plantation est à peu près nulle, Mais les plants convenablement soignés pouvant produire

abondamment pendant des 7 à 8 ans, il vaut mieux, ne pas leur refuser ces soins pour n'être pas obligés de renouveler si souvent la plantation.

En cueillant les fraises on doit toujours enleve le fruit

ec la quen. qui se trouvent réunis sur In même hampe.

1 on lentevait sans emporter en même temps ce pédicule, crue le forz beaucoup de personnes pour s'éviter la peine d'éplucher ivs fraises après les avoir cueillies, ce pédicule, en se desséchant, entrainerait la mort d'une partie notable de ces fleurs et de ces fruits. Les jardiniers qui sont an courant de ces détails, ne manquent jamais, en cucillant leurs fraises, de couper le pédicule de chaque fruit, ce qu'ils font adroitement avec l'ongle du pouce, sans ébranter les plantes,

Le variétés qui peuvent commander la préférence sont,

1. Bosox PINE.— Grosse, d'un rouge clair. bonne l'UStique et très pro luctive. (Fi 45)

2 BRIGTHON PINE = Movenne en croseur. produedive ot excellente,

3. DUC DE BRABANT. — Grosse, allongée, conique ; très hâtive, bonne.

5. HONNEUR DE BELGQUE —Tiès wrosse, oblongue, superbe, bonne ; productive,

6. HOOKER. — Grosse, d'un rouge très foncé, à saverr relevée ; productive.

7. JUCUNDA. — Très grosse, conique ; chair blanche, juteuse, à saveur relevée. Une des plus protitables pour le marché ; réussit bien dans les terres fortes.

8. LA REINE—Très grosse, d'un rouge foncé, belle et bonne —De France.

9. ROUGE HaTir.— Large eurly Scarlet. - Une des plus anciennes, mais encore des plus estimées sous le rapport de sa rusticité, de su précocité et de sa fertilité ; un peu acide, d'un beau clair.

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