‹ Le PoussinChapitre 107 sur 155 · A MONSEIGNEUR DE NOYERS · texte numérisé non relu

A MONSEIGNEUR DE NOYERS

De Paris, le 10 avril 1641.

Monseigneur, puisqu'il vous a plu me commander de faire le dessin du frontispice du livre de Virgile, et comme c’est le premier que j’ai fait pour être mis en lumière, je viens avec simple et dévotieux silence vous le dédier tel qu’il est. Étant assuré que, comme quelquefois les muettes images appendues à un temple par les hommes, ne sont pas moins agréables à Dieu que les psaumes éloquents chantés par les prêtres, ainsi, je l’espère, que votre bénignité trouvera aussi agréables mes tacites images, comme lui sont les fécondes louanges de qui les sait faire.

M’inclinant, je vous fais très profonde révérence, me confessant votre esclave.

Poussin.

Ou tableau il'autel destiné à la chapelle de Fontainebleau.

Le Poussin, dans sa lettre de Paris, G janvier 1041, au commandeur del Pozzo, et Félibien, dans ses Entretiens, parlent de deux tableaux pour les chapelles de Saint-Germain et de Fontaibleau, commandés à notre peintre par le roi Louis XIII, le jour où il lui fut présenté. Nous savons quels furent le sujet et la destinée de celui que reçut le maître-autel de la chapelle de Saint-Germain. Quant à celui qui fut commandé pour Fontainebleau, la trace s’en perd après la lettre que nous venons de citer. Dans une seconde au même, du il novembre de cette année, le Poussin rapporte les éloges qu’il a reçus du roi et de la reine pour celui de Saint-Germain, mais il ne parle plus de l’autre. Toute sa sollicitude ultérieure est pour son tableau destiné à l’église du Noviciat des Jésuites, exécuté par ordre de M. de Noyers. Il y a tout lieu de croire que la nécessité de terminer ce dernier pour les fêtes de Noël lit négliger celui de Fontainebleau, et que le temps manqua plus tard pour y revenir. La correspondance n’en fait aucune mention; on n’en connaît aucune reproduction par la gravure. Si, dans l’état de la question, on ne peut s’étonner que les dernières notices sur le palais de Fontainebleau n’en fassent pas mention, on peut surtout tirer une conséquence négative de ce que l'on n'en trouve aucun indice dans l’ouvrage de l’abbé Guilbert ayant pour litre : Description historique des clidteau, bour<j,e te., de Fontainebleau, qui date de I7.‘tl. La conséquence la plus juste à maintenir, c'est que ce tableau, destiné à Fontainebleau, n’a jamais été fini, peut-être même est resté à l’état de projet.

Note G.

Nous rapportons ici textuellement la partie de la lettre citée par Félibien, qui concerne la décoration de la grande galerie. Ce fragment aidera le lecteur à bien comprendre les projets du Poussin.

Après avoir appelé l’attention de M. de Chantelou sur les intrigues de ses envieux, il ajoute : « Qu’il est réduit à lui dire, en peu de mots, que ceux qui le dégoûtent des ouvrages qu’il a commencés dans la grande galerie sont des ignorants ou des malicieux ; que tout le monde en peut juger de la sorte, et que lui-même devrait bien s’apercevoir que ce n’a point été par hasard, mais avec raison , qu’il a évité les défauts et les choses monstrueuses que Lemercier avoit commencées, telles que sont. : la lourde et désagréable pesanteur de l’ouvrage; l’abaissement de la voûte qui sembloit tomber en bas ; l’extrême froideur de la composition ; l’aspect mélancolique, pauvre et sec de toutes les . «arties ; et certaines choses contraires et opposées mises ensemble, que le sens et la raison ne peuvent souffrir, comme ce qui est trop gros et ce qui est trop délié, les parties trop grandes et celles qui sont trop petites, le trop fort et le trop faible, avec un accompagnement entier d’autres choses désagréables.

« 11 n’y avoit, continue-t-il dans sa lettre, aucune variété; rien ,ie se pouvoit soutenir; Ton n’y trouvoit ni liaison, ni suite. Les grandeurs des cadres n’avoient aucune proportion avec leurs distances, et ne se pouvoient voir commodément, parce que ces cadres étoient placés au milieu de la voûte, et justement sur la tête des regardants, qui se seraient, s’il faut ainsi dire, aveuglés en pensant les considérer. Tout le compartiment étoit défec tueux, l’architecte s’étant .assujetti à certaines consoles qui régnent le long de la corniche, lesquelles ne sont pas en pareil nombre des deux côtés, puisqu’ite’en trouve quatre d’un côté et

cinq à l'opposile, ce qui auroit obligé à défaire tout l’ouvrage, ou bien à y laisser des défauts insupportables.

« Il faut savoir, dit-il encore, qu’il y a deux manières de voir les objets, Tune en les voyant simplement, et l'autre en les considérant avec attention. Voir simplement n’est autre chose que recevoir naturellement dans l’œil la forme et la ressemblance de la chose vue. Mais voir un objet en le considérant, c'est qu’outre la simple et naturelle réception de la forme dans l’œil, Ton cherche, avec une application particulière, les moyens de bien connoître ce même objet. Ainsi on peut dire que le simple aspect est une opération naturelle, et que ce que je nomme prospect est un oflice de raison qui dépend de trois choses, savoir : de l'œil, du rayon visuel et de la distance de l’œil à l’objet, et c’est de celte connoissance qu’il seroit à souhaiter que ceux qui se mêlent de donner leur jugement fussent bien instruits...

« Il faut observer, continue le Poussin, que le lambris de la galerie a vingt-un pieds de haut, et vingt-quatre pieds de long d’une fenêtre à l’autre. La largeur de la galerie qui sert de distance pour considérer l’étendue du lambris, a aussi vingtquatre pieds. Le tableau du milieu du lambris a douze pieds de long sur neuf pieds de haut, y compris la bordure ; de sorte que la largeur de la galerie est d’une distance proportionnée pour voir d’un coup d’œil le tableau qui doit être dans le lambris. Pourquoi donc dit-on que les tableaux des lambris sont trop petits, puisque toute la galerie se doit considérer par parties et par chaque trumeau en particulier? Du même endroit et de la même distance, on doit regarder d’un seul coup d’œil la moitié du cintre de la voûte au-dessus du lambris, et Ton doit connaître que tout ce que j’ai disposé dans cette voûte doit être considéré comme y étant attaché et en plaque, sans prétendre qu’il y ait aucun corps qui rompe ou qui soit au delà et plus enfoncé que la superficie de la voûte, mais que le tout fait également son cintre et sa figure.

« Que si j’eusse fait ces parties, qui sont attachées ou feintes

d'être attachées à la voûte, et les autres que l'on dit être trop petites, plus grandes qu'elles ne sont, je serois tombé dans les mêmes défauts que mes prédécesseurs, et j’aurois paru aussi ignorant que ceux qui ont travaillé et qui travaillent encore aujourd’hui à plusieurs ouvrages considérables; lesquels font bien voir qu’ils ne savent pas qu’il est contraire à l’ordre et aux exemples que la nature même nous fournit, de poser les choses plus grandes et plus massives aux endroits les plus élevés, et de faire porter aux corps les plus délicats et les plus faibles ce qui est le plus pesant et le plus fort. C’est cette ignorance grossière qui fait que tous les édilices conduits avec si peu de science et de jugement semblent pâtir, s’abaisser et tomber sous le faix, au lieu d’être égayés, sveltes et légers, et de paroître se porter facilement, comme la nature et la raison enseignent à les faire. »

( Lettres , édition de 1824, pages 89 et suivantes.)

Note H.

Bien des admirateurs du tableau d’Eudamidasn’en connaissent qu’imparfaitement le sujet. Nous croyons donc intéressant pour nos lecteurs de leur mettre sous les yeux le morceau de Lucien. Nous devons à l’obligeance de notre ami, M. Anquetil, censeur du lycée de Versailles, la traduction qui suit :

« Eudamidas de Corinthe s’était lié d’amitié avec Arétée, son concitoyen, et Charixène de Sicyone; tous deux étaient dans l’aisance, mais lui extrêmement pauvre. Celui-ci laissa en mourant un testament que le vulgaire pourra bien trouver dérisoire, mais qui, j’imagine, ne semblera point tel à un honnête homme qui, comme toi, révère l’amitié, et combat pour en emporter le prix. Le testament était ainsi conçu :

« Je lègue à Arétée ma mère à nourrir et à soigner durant sa

« vieillesse; à Charixène ma fille à établir et à doter le plus « libéralement qu'il le pourra (il laissait une mère âgée et une « fille déjà nubile) ; et si pendant ce temps il arrive malheur « l’un d’eux, j’entends que la part de celui-ci revienne à l'autre.»

k A la lecture du testament, ceux qui connaissaient la pauvreté d’Eudamidas sans connaître son intimité avec ses légataires, tournaient la chose en plaisanterie, et c’était à qui rirait le plus en s’en allant : « Arétée et Charixène, disait-on, ont vraici ment de la chance et vont faire un brillant héritage, s’il faut « qu’Eudamidas devienne leur créancier, et que de leur vivant « ils se laissent dépouiller par un héritier mort. »

« Cependant les deux légataires , à peine informés , accoururent et prirent possession de leurs legs. Charixène ne survécut que cinq jours à son ami, et Arétée, se montrant le plus désintéressé de tous les héritiers, joignit aussitôt la part de Charixène à la sienne. Il nourrit la mère, et il vient de marier la fille d’Eudamidas. Maître d’une fortune de cinq talents, il en a donné deux à sa propre fille, deux à celle de son ami, et il a voulu que les deux mariages fussent célébrés le même jour. »

.(Lucien, Toxaris, 22 et 2.'t.)

Note 1.

Ce commencement de lettre de Jean Dughet à l’abbé Nieaise , en date du 26 avril 1678, confirme ce que nous venons de dire du soin avec lequel le Poussin s’était entouré de tous les objels qui pouvaient servir à des études de tous les instants.

III""’ et R,m> signor mio,

Restera V. S. meravigliato assai ricever lettere da una persona ehe à pena gli ne verrà alla memoria. lo dunque, Giovanni Du-

.NOTES ET PIÈCES JUSTIFICATIVES. m

gliet, il cognato di Mons. Poussin amico di V. S. carissimo, son quello che al présente prende ardire di Serivergli in questa Jettera, la quale contiene solamente che, se V. S. (corae mi hadetto Mons. Matteo) è curioso di cose belle corne sarebbe di manoscritli di Monsieur Poussin di disegni, di stampe di Marc-Antonio, AgostinoVenetiano, Caracci, Alberto, Giulio Romano, Polidoro, Titiano et altri, corne ancora di statue antiche, busti et teste antiche di marmo, io di tutte le sudette cose ne ho una quantità considerabile che potrebbe contentare la curiosità di ogni Sigr*' e principe cssendo cose già scelte per mano del l’Ill" pittore Monsieur Poussin. Se V. S. overo altri Sig" suoi amici volessero altendere alla compra di simil co3e, mi sarebbe caro che V. S. mi facesse favore di scrivermi due righe di risposta....

Il paraît que l'abbé Nicaise donna commission à un de ses amis d’examiner la collection qui faisait l’objet de la lettre de Jean Dughet, car il en reçut la réponse de laquelle nous extrayons le passage suivant :

De Rome, ce 10 janvier 1679.

J’ay vù les bustes et les dessins de feu M. Poussin chez

M. Jean Dugueht. Il y a de très-belles choses et de grand usage pour les peintres. Je verray une autre fois les stampes qui sont au nombre de 1,300. Mais je ne crois pas que cela soit bien nécessaire, vù qu’elles sont toutes des plus célèbres peintres et du

choix de fù M. Poussin qui les avait choisies pour son étude

Fr. Ciiapuys.

(Voir Archives tic fart français, tome I. pages îî et suivantes.)

Il y a lieu de s’étonner que treize ans après la mort du Poussin une nombreuse collection réunie par son choix n’efit pas encore trouvé d’acquéreur à Rome, où le nom de ce peintre était en grande estime, et le goût des arts très-répandu.

Note J.

Le résumé suivant, sur l’état de l’Italie en 16 59 et 1630, fera mieux comprendre les passages que nous venons d’extraire des lettres du Poussin.

Dès 1648, les Espagnols étaient rentrés en possession de Naples, un instant arrachée à leuf domination par Mas Aniello. Us avaient exercé leur vengeance sur le peuple, et même sur les seigneurs qu’ils soupçonnaient de faveur pour le parti français. L’archevêque de cette ville, Ascanio Filomarino lui-même, n’avait pas été épargné, et l’exil avait payé la médiation par laquelle, auprès des révoltés, il avait ménagé au duc d’Arcos les moyens de fuir. C’est à ce retour de soumission des Napolitains que Poussin fait allusion dans le fragment de sa lettre que nous avons cité page 238. Les Français, pour défendre le grand duc de Toscane contre les Espagnols, s’étaient dès 1647, rendus maîtres de Piombino, et de Porto Longone dans l’île d’Elbe. Ces deux villes leur furent reprises en 1630 par la flotte napolitaine. La France était aussi la protectrice du duc de Parme, mais l'impossibilité de le secourir exposa celui-ci en 1649 à la vengeance d’innocent X qui fit saisir le duché de Castro, et finit par raser la ville. C’est ce que Poussin exprime plaisamment en disant que le pape fait Y août et la vendange pour le duc de Parme. — Au milieu de ces événements qui préoccupaient les puissances riveraines de la Méditerranée, il n’est pas surprenant que la piraterie s’exerçât librement, et que l’on rencontrât en mer Y Africain puissamment armé, portant secours aux Turcs en guprre alors avec Venise.

Note K.

Il suffit de jeter un coup d’œil sur le Traité de la peinture de Léonard de Vinci, pour reconnaître qu’il n’a pas l’importance

NOTES ET PlfcCES JUSTIFICATIVES. 379

qu’on lui donne souvent, en se fondant sur la supériorité du maître auquel il est dû. C'est un recueil de préceptes sur la perspective, sur les proportions du corps, de procédés pour dessiner facilement et exactement, etc.. Quant à des observations de quelque portée sur les grandes compositions que le peintre peut être appelé à produire, telles que celles dont Léonard de Vinci a plus d’une foisdonné l’exemple, on y chercherait en vain quelque chose de semblable. La raison en est que la composition, l'expression, la pensée, etc., ne se réduisent point en théorie, que les règles, que le goût révèle à l’homme de génie, ne s’écrivent pas, ou ne fournissent matière qu’à des préceptes très-généraux qui ne se peuvent développer que dans la pratique. Le Poussin avait étudié la perspective dans les ouvrages du père Matteo et de Vitellione, à une époque où cette science était beaucoup mieux connue que pendant, la vie du Vinci; il en avait été de même de ses études sur l’anatomie et l’antique qu'il poursuivit à l’aide de bien plus grandes ressources. 11 n’eut donc véritablement rien à tirer du traité de Léonard, et, avec un peu de réflexion, Félibieu n’aurait point aflirmé que le Poussin en avait beaucoup prolité.

Note L.

Nous nous étions d’abord proposé de placer ici, parmi les pièces justificatives, le trait de l’Antinous et en regard la légende qui en indique les proportions; mais ayant examiné, le compas à la main, les gravures qui en ont été faites, nous avons constaté que les mesures indiquées par les lignes neconcordent point avec l’explication qui en est donnée. Nous nous sommes donc trouvé dans l’alternative, ou d’attribuer au Poussin un travail rempli d’inexactitudes, ou de placer sous les yeux du lecteur une oeuvre autre que la sienne, puisqu’elle porterait des corrections

qui ne sont point (le notre compétence. Nous avons donc dû nous abstenir. Le lecteur qui tiendrait à s’en .assurer par lui-même trouvera cette figure dans l'ouvrage de Bellori et dans celui de Gault de Saint-Germain. Les rapports des mesures et de la légende auront été sans doute altérés par la négligence des graveurs qui ont successivement reproduit la première image.

Note M.

Les Grecs appliquaient le mot mode exclusivement à la musique. Les Dorions exécutaient le même chant à un tou plus bas que les Phrygiens, et ces derniers à un ton plus bas que les Lydiens : de là les dénominations des modes Dorien, Phrygien et Lydien. D'autres modes ont été dans la suite ajoutés aux premiers à mesure que le système musical s'est étendu. On peut voir sur ce sujet le chapitre 27 du Voyage du jeune Anacharsis.

Le génie réfléchi du Poussin et le sentiment de l’harmonie à introduire dans les ouvrages de peinture lui inspira l’idée de transporter ces règles à l'art qu’il cultivait. Il ne développa cette idée qu’imparfaiteinent dans le morceau suivant. Nous croyons néanmoins qu’il sera de quelque intérêt pour le lecteur; nous le reproduisons avec la plus grande exactitude. Il est extrait de la lettre à M. de Chantelou du 23 novembre 1647.

«.... Nos braves anciens Grecs, inventeurs de toutes les belles choses, trouvèrent plusieurs modes par le moyen desquels ils ont produit de merveilleux effets.

« Cette parole modes signilie proprement la raison ou la mesure et forme de laquelle nous nous servons à faire quelque chose, laquelle nous astreint à ne passer pas outre, nous faisant opérer en toutes les choses avec une certaine médiocrité et modération, çt partant telle médiocrité et modération n’est autre queunecer-

taine manière ou ordre déterminé, et se donne dedans le procédé par lequel la chose se conserve en son être.

« Estans les modes des anciens une composition de plusieurs choses mises ensemble ; de leur variété naissait une certaine différence de mode par laquelle Ton pouvoit comprendre que chacun d’eux retenoiten soi je ne sais quoi de varié, principalement quand toutes les choses qui entroient au composé étoient mises ensemble proportionnément, d’où procédoit une puissance de induire l’âme des regardans à diverses passions. De là vint que les sages anciens attribuaient à chacun sa propriété des effets qu’ils voyoient naître d’eux. Pour cette cause ils appeloient le mode dorique stable , grand et sévère, et lui appliquoient matières graves, sévères et pleines de sapience.

« Et passant de là aux choses plaisantes et joyeuses, ils usaient du mode phrygien, pour avoir ses, modulations plus menues que aucun autre mode, et son aspect plus aigu. Ces deux manières et nulle autre furent louées et approuvées de Platon et d’Aristote. Estimant les autres inutiles, ils estimèrent ce mode véhément, furieux, très-sévère et qui rend lespersonnes étonnées. J’espère devant qu’il soit un an dépeindre un sujet dans le mode phrygien. Les sujets de guerres épouvantables s’accommodent à cette manière.

«Ils voulurent encore que le mode lydien s’accommodât aux choses lamentables, parce qu’il n'a pas la modestie du dorien ni la sévérité du phrygien.

« L’hvpolydien contient en soi une certaine suavité et douceur qui remplit l’âme des regardants de joie. 11 s’accommode aux matières divines, gloire et paradis.

« Les anciens inventèrent le ionique avec lequel ils représentoient danses, bacchanales et fêtes pour être de nature joconde. »

« Les bons poètes, etc N. B. Cet alinéa, qui termine le mor-

ceau, a été cité par nous, page 229, avec la plus parfaite exactitude.

Les observations qui suivent complètent ce qui nous est resté du Poussin sur la théorie de la peinturé. La rédaction n’est pas de lui, mais la substance lui en appartient. Elles ontété recueillies par Bellori dans ses conversations, dans ses lettres, dans ses notes, etc-

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