‹ Le PoussinChapitre 110 sur 155 · M DC LXV, ANNOS NATUS LXXI · texte numérisé non relu

M DC LXV, ANNOS NATUS LXXI

AD SANCTI LàURENTII IN LUCINA SEPULTUS.

Claudius NicAsius Divionensis REGI! SACELLI OANONICUS ,

DUM AMICO SINGÜLARI PARENTARET,

VETERIS A1IIC1TIÆ MEMOR MONUMENTl'M HOC POSUIT .ERE PERENNIÜS.

Extrait mortuaire de Nicolas Poussin.

Fidem facio ego infra scriptus curatus ecclesiæ parochialis sancti Laurentii in Lucina cler. reg. M. de Urbc, quali ter in libro mortuorum fol. 165 reperilur infra scripta particula, videlfcet :

Il di 29 novembre 1665.

Nicolô siglio del quondam Gio. Peressin (sic) délia diœcesi di Andelvs in Normandiâ, marito délia signora Pussina romana.

mon nella communione di santa Madré Chiesa in étàdiarmi72, nella casa dove abitava in strada Paolina, ricevè tutti li SS. Sacramenti; et fïi sepellito in questa chiesa, etc.

In quorum fidem etc..., datum Romæ hâc die 29 mensis Augusti, anno 1780. J. Bapta Catafti con-curatus.

Seroux d’Agincourt, le célèbre antiquaire français, mort à Rome en 1814, auteur de l’ Histoire de l'art par les monuments, a consacré au Poussin un souvenir, en plaçant, en juillet 1782, son buste au Panthéon, où se trouvaient déjà ceux de Raphaël et d'Annibal Carraclie, avec une courte inscription : Pictori Gallo. Dans une lettre à son ami, M. Castellan, que les Archives de l'art français ont publiée, tome (, page 140, il expose les raisons pour lesquelles il avait préféré. le Panthéon à la paroisse du Poussin, où l’incurie des prêtres l’avait frappé; il exprime aussi pourquoi, d’un côté, ne pouvant lui attribuer la qualification de Pictori philosopho, déjà appliquée à Mengs, de l’autre, voulant revendiquer pour l’école française un artiste que l'on comptait à tort parmi les peintres romains, il s’en était tenu à la dédicace indiquée plus haut. Cette lettre est fort intéressante. D’Agincourt y juge très-bien le Poussin. Il y cite ces trois vers qu’il n’est pas inutile de reproduire, et qui furent faits vers ce temps et dans la même pensée :

Picturam Ausoniis ex quo dedusit ab oris F.t Romà crcptas, tibi Gallia, tradidit artes Pussinius, nihil est Italis cur æmula telis Invideas.

Le buste est l'œuvre de M. Segla, alors pensionnaire de France à Rome, d'après un portrait appartenant à la galerie Rospigliosi.

Monument élevé au Poussin par M. de Chateaubriand.

Ce monument, élevé à la mémoire du Pobssin, à Sainl-Eaurent in Lucinâ, se compose d’un buste du peintre en marbre blanc, signé P. Letnoyne, 1829, placé sous une arcade, au-dessus de l’inscription suivante :

F. A. ne Chateaubriand a Nicolas Poussin

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