Voir plut haut. ch. V. p
3 Arch. Nal.. U. 439. D'Ai|piilloii à L«T«rdj. SI JMT. 1766.
292 LE DUC d'aiguillon et la chalotais
(le mniutenir les autres, d'appeler de nouveaux titulaires à acquérir ces charges '.
L'empressement est faible. D'Aiguillon est heureux d'annoncer qu'il espère la rentrée de neuf ou dix membres, ce qui portera le nombre & trentohuit. Mais il a des mécomptes. Huit seulement arrivent, deux sont restés en route. Quelles transes! 11 n'est pas d'ailleurs permis d'âtre malade. MM. May de Bonteville, de Perron du Quengo, Fourché de Quéhillac, Picot de Peccadeuc, de Langle et de Boisrouvray demandent à ôtre dispensés de se rendre à Rennes, pour cause de maladie, mais on ne se fie pas à ces indispositions trop opportunes; on ne le permettra qu'à ceux qui seront reconnus réellement malades après enquête-.
D'Amiliy et Montbourcher secondent le duc, mais mollement. Le premier, surtout quand il revient de Ch&teaugiron, est d'une faiblesse déplorable; sa fdle, M'"* Le Prestre de Ch&teaugiron (femme du président), ne lui donne pas de bons conseils; il s'eiïraie des démarches des parents et amis des prisonniers et de quelques avocats qui sont les conseils des chefs de la cabale au Parlement et aux Etats ^.
Le point qui faisait surtout hésiter les magistrats, c'était la perspective d'avoir a juger leurs confrères accusés, m On craint assez généralement d'être obligé de prendre connaissance de la pro-
1. Journal de» Evènetnenti, p. 74-77. Lo finance était filée à 80,()00 livre* pour le* président* et 40,000 livres pour les conseiller*.