H. Carré, La Chalotaiê et le duc d'AiguUtoH, p
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nion ; dès ce jour leur cause fui gagnée pour le public, et quand Voltaire leur eut apporté Tappui de sa popularité, ils ne furent plus regardés que comme les victimes infortunées du pouvoir arbitraire.
<c Le Mémoire fut lu avec la plus grande avidité, dit M. de la Fruglaye, et eut le succès le plus complet; il concilia à M. de la Chalotais Topinion publique, convaincue de son innocence, il éclaira la cour et la ville sur les prétextes de la persécution qu'il éprouvait '. » — « 11 fait la plus grande sensation, toutes les femmes Tont sur leur toilette, » dit La Noue. — « Il produit la sensation la plus avantageuse, dit le Journal des Evénements^ on y retrouve le style éloquent et énergique de Fauteur des Comptes rendus et des excellents plaidoyers imprimés dans le Journal du Parlement. La justification de M. de la Chalotais, de M. de Caradeuc et même des autres membres du Parlement accusés avec eux y est établie avec force, avec clarté et de manière à déconcerter leurs ennemis ^. »
Comment ceux-ci seraient-ils restés sous le coup de ces invectives brûlantes, stigmatisant <c les esprits inquiets et brouillons qui, voulant détruire les libertés nationales et tout subjuguer, appellent trouble tout ce qui contredit leurs fantaisies et leurs passions. » Ils y employèrent leurs armes les plus puissantes : le Parlement de Rennes et le Conseil du roi furent mis en demeure de proscrire cet écrit dangereux. Saint-