‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincial (volume 2)Chapitre 122 sur 190 · Corrt»pondanc€ Fontttte, p. 181, t · texte numérisé non relu

Corrt»pondanc€ Fontttte, p. 181, t

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vaient s'empêcher d*adinirer M. de la Chalotais, qu'il leur avait parlé avec cette netteté, cette précision, cette force, cette dignité qui caractérisent rinnocence '. »

A ce moment, les experts arrivaient à Rennes ; la grande bataille des o bouclés et des points sur les i allait commencer. L'enjeu était grave. La Chalotais risquait sa liberté et peut-être sa vie. La moindre peine qui l'eût frappé, en cas de culpabilité, eût été la détention perpétuelle dans un chÂteau-fort. Ses parents résolurent de prendre sa défense, puisqu'il ne pouvait le faire, et avant mémo que les experts eussent donné leur avis, on vit paraître deux ouvrages sur la valeur de la preuve par comparaison d'écritures.

Huit avocats renommés de Paris donnent d'abord une Consultation ou Mémoire à consulter qui est aussitôt publié ^. L'histoire judiciaire est remplie des erreurs commises par les experts. Dans son Traité de Ut preuve par compa^ raison d'écritures Le Vayer a posé les principes. D'après le droit positif fixé par l'ordonnance de 1667, le rapport d'experts peut prouver Tauthenticitc d'un acte, en matière civile, quand il n'est combattu par aucun titre contraire ; mais il n'a jamais fait preuve, en matière criminelle, quand sont en jeu la liberté et la vie des citoyens. Il est de l'essence môme de la comparaison d'écri-

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