Corretpondanee FoiUeUe, p
ardeurs et refréner cette fringale d'arbitraire. Il faut reconnaître, — et nous le faisons sans hésiter, car nous voulons être juste à son égard — qu'il se montra dès le premier jour hostile a ridée d'enlever le procès au Parlement.
« J'espère, écrit-il a La Noue, que le roi prendra le parti do garder le silence sur les derniers arrêtés du Parlement. J'espère qu'on leur donnera le temps do faire venir l'expert de Lyon, de l'entoudro ot do juger onsuito. C*cst le mieux qu'on puisse faire dans la circonstance présente et jo serais au désespoir que le ministère se conduisit autrement. Tous les délais de nos sénateurs sont de mauvaise grâce, mais ils ne sont que l'effet de leur timidité; plus l'affaire s'allongera, plus elle s'éclaircira et nous n'y pouvons que gagner. » La Noue n'en revient pas, il ne comprend pas cotte indulgence et cette faiblesse : « J'avoue qu'elles m'étonncnt, dit-iP. La crainte du qu'en dira-t-on, une certaine temporisation mal entondue, le doute d'ôtre soutenu, le désir d'être aimé, la douleur de voir finir une gestion de seize ans par des coups d'éclat, la peur que des gens puissants ne fassent varier l'esprit du maître sont les motifs secrets qui dérangent l'effet de l'autorité 2. »
« M. d'Aiguillon m'a témoigné, écrit à son tour FIcsselIcs, les plus vives inquiétudes sur le parti qu'on va prendre relativement à la procédure et au procès. 11 désirerait fort qu'on laissât le Parlement de Bretagne juger, ce qui arrivera tatou