‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincial (volume 2)Chapitre 152 sur 190 · Corrctjfomlance FonUite, p · texte numérisé non relu

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tard, trouvant au surplus de grands inconvénients à évoquer ou à finir par voie d^âutorité. Je conviendrai avec luf que les deux derniers partis présentent de grandes diflicultés, mais je ne puis pas convenir qu*il puisse résulter quelque bien de laisser le Parlement de Bretagne aller jusqu'au bout, après avoir fait passer par toutes les longueurs que la mauvaise foi peut faire naître. Je mets en fait que le Parlement n'osera jamais décréter de prise de corps M. de la Chalotais et qu'enfin, après trois mois de délais et d'incidents, il n'osera pas le juger comme il le devait. Il est de l'intérêt des partisans de M. de la Chalotais de faire traîner son affaire jusqu'aux Etats dont ils espèrent tout, et ils y parviendront si on laisse faire le Parlement*. »

Le duc, qui sentait le poids de sa responsabilité, répugnait à s'engager dans une nouvelle aventure. 11 avait d'ailleurs dans ce Parlement, qui était son œuvre, une confiance peut-être excessive.

Il arriva à Rennes le 2 septembre 1766, et il eut sur ce sujet avec ses subordonnés des discussions plus que vives, dont le récit est plein de saveur. « 11 débita devant Chabrillan, Barrin, le chevalier et La Noue la tirade que le premier président et les juges n'ont pu mieux faire, que Tordonnance donne droit de nommer deux nouveaux experts, qu'il était nécessaire d'épuiser tous les moyens de justification de l'accusé pour qu'on n'eût aucun reproche à leur faire... Il faudra bien qu'ils jugent ; ils n'ont aucun intérêt à

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