‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincial (volume 2)Chapitre 153 sur 190 · Arch. Nat., U. 439. FImmIIm à Uverdj, It «oui t7M · texte numérisé non relu

Arch. Nat., U. 439. FImmIIm à Uverdj, It «oui t7M

410 LE DUC d'aiguillon et la ghalotais

blanchir La Ghalotais, qui n'en profiterait que pour les perdre; le premier président, qui n'a que sa place pour vivre, est persuadé qu'il la perdrait s'il ne jugeait pas tôt ou tard. Quant aux Etats, on peut les retarder jusqu'à la midécembre sans inconvénient. » Le duc reçut le Parlement ; « il a écouté et cajolé nos l&ches juges, » dit brutalement La Noue*.

Mais La Noue et Flesselles soutiennent l'avis contraire : le projet d'évocation à Paris. D'Aiguillon se f&che. « 11 dit à l'intendant qu'on l'abandonnait, qu'on le déshonorait, que tous les ministres étaient des J. F. d'intrigants; en un mot il fut une heure et demie à ne pas se posséder de colère. Il ne mangea point à dinar ; il me reprit en sous-œuvre, en sortant do table, et acheva de décharger sa bile vis-à-vis du moi... »

Le lendemain, 8 septembre, ayant reçu de M. de Laverdy une lettre contraire à ses vues, sa colère ne connut plus de bornes : « Ce n'était pas un homme, c'était un diable. Je crus qu*il me mangerait, dit La Noue, en me reprochant que c'était l'intendant et moi qui mettions ces ravaudages dans la tète du contrAleur général, que nous donnions croyance à toutes les absurdités, que nous échauffions les têtes, do manière que nous perdions tout... Il nous fit un sabbat incroyable*! »

Ëli ! mais, il nous semble que ce grand seigneur si courtois, ce diplomate si pondéré, dont

1. Correëpondance Fontette» p. 216, 230. Le chevalier est le chevalier do Hulleroy. Chabrillun e«t le inorquii de Chabrillon qui allait épouvcr, le 16 novembre 1766, lo fille du duc d'Aiguillon.

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