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LES HÉSITATIONS DU PAnLBMBIfT 411
on nous a tracé un portrait séduisant, avait, lui aussi, ses emportements, et nous pourrions peutêtre, à notre tour, le trouver quelque peu n farouche. » Flesselle^ était « hors des gonds, il disait qu'il n^avait jamais été traité comme cela ci déclarait qu'il allait envoyer sa démission. » La Noue essaie de calmer le commandant, mais d'Aiguillon <v s'emporte et Tenvoie coucher, n Pourtant il fait mander l'intendant, mais celui-ci, pressentant une nouvelle scène, refuse d*aller le trouver; il s'y décide sur les instances de La Noue et à la fin, dans une dernière explication, fc l'un montra sa sensibilité, Tautre avoua sa vivacité; tous deux s'attendrirent et répandirent des larmes... On s'est séparé unis et contents... n Et La 'Noue, tirant la conclusion de cette fc grande et périlleuse aventure, » ajoute : « Je crains bien que cette aiTaire ne finisse désagréablement pour M. d'Aiguillon. 11 est résolu de jeter le manche après la cognée et de ne pas tenir les Etats... Il est persuadé qu'on veut sauver Chalot par le parti qu'il a dans le ministère et le Parlement de Paris qui sollicite pour lui... Voilà bien la plus maudite aiïaire qu'il y ait ja* mais eu ! < »
En attendant, le duc partit le 10 septembre pour Veretz, ne songeant « qu'à boire du lait, n bien décidé à oublier cette Bretagne qui lui était aussi odieuse qu'il l'était devenu pour elle. Il y passa six semaines en agréable compagnie, au milieu de ses hâtes, MM. de la ChAtre, de Broc, de la Noue, de la Musanchère, de Coniac,