‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincial (volume 2)Chapitre 32 sur 190 · I."*.-!. AU Kl II ««■ *i · texte numérisé non relu

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L'intendant eût voulu punir même les femmes.

II redoutait surtout M"** de Grimaudet de la Marche; « elle est vive et intrigante, dit-il, et son ma^i Ta laissée à Rennes afin d'épier ce qui se passera et de renseigner les exilés. Il serait bon de Tobligcr à suivre son mari; elle n'a rien qui la retienne ici et ne peut y faire que du mal K »

Quelle fut l'impression produite par ces événements? Naturellement, les amis du pouvoir étaient désolés. « Consummalum esl^ écrit M. Le Prestre, les malheurs do la province sont à leur comble, il n'existe plus de Parlement... Je suis bien touché du triste spectacle que je vois sous nos yeux; que de tristes réflexions à faire! Je ne prévois pas quelle issue aura cette catastrophe, mais je pense que nous pourrions voir arriver dans peu une commission du Conseil pour nous remplacer, du moins quant au criminel^. »

« Vous connaissez les hommes, écrit à son tour Coniac^ i\ d'Aiguillon, aussi vous ne serez point étonné d'apprendre que l'emprisonnement

classification fut forcément très arbitraire. En somme, quarantesept conseillers furent eiilés à vingt lieaet et trente-qoatra obligés à sortir de Rennes.

Voici le texte de la lettre de cacbet : « Mons... ajant rétolo de disposer de l'oflice de conseiller en mon Parlement de Bretagne dont vous vous êtes démi^ar l'acte du SS mai damier «t dans la démission duquel vous oves persisté par celui du 1S du présent mois, je vous fais cette lettre pour vous défendre déplut vous immiscer dnns les fonctions dudit office, et pour vous enjoindre de vous éloigner de ma ville de Rennes à la distança de vingt lieues, snns pouvoir vous approcber de Paris tàl de la Cour... s Fontainebleau, le 14 novembre 1705. (Arcb. du cbât. de Laillé. Original de la lettre de M. delà Dourdonnaje de Montlue. — Journal deê Evènememtê, p. 33.

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