‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincial (volume 2)Chapitre 48 sur 190 · Htpume tir» Etat» «/r Hrrtag* ton, p. \'t, 'i.'i · texte numérisé non relu

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162 LE DUC D*AIGUlLLON ET LA ClIALOTAIS

venu à me justifier. Nous avoiis des méchants

parmi nous, mais ne le soyons pas On m*a

conseille de ne point paraître à la cour. Je ne vais que chez les ministres, je dine chez eux, mais avec mystère.

<c On ne fait pas moins parler les gens ici qu'à Rennes. J'ai attesté, assuré la Jidélité, rattachement, le regret de tous nos confrères d*étre obligés de donner leurs démissions. Mais on m'a répondu sèchement que des démissions données deux fois et môme trois fois ne prouvaient guère ces sentiments*. » D*Amilly reçut des instructions précises en vue de la reconstitution du Parlement; il promit de s*y conformer.

Mais le duc d'Aiguillon le connaissait trop pour s'en rapporter à lui, il résolut d'agir par lui-même. Sans perdre de temps il écrit à ceux qu'il croit les plus influents et les mieux disposés. Il s'adresse d'abord au président de Montbourcher, qui avait une situation prépondérante et avec qui il avait toujours entretenu de bonnes relations. On dit plus tard que le duc avait flatté la vanité de Montbourcher en lui faisant croire qu'on était très occupé de lui a la cour^. La lettre qu'il lui envoya était certainement fort habile : a J'ai été très aiTecté, disait-il, de la conduite du Parlement depuis un an, je suis d'autant plus'touché de cette déraison qu'elle est le fait de quelques brouillons qui ont sur la compagnie une autorité usurpée. Les membres les plus considérés sont très loin de partager leur avis, mais ils ont le tort de céder

1. Arch. du chdt. de lo Mo^^noiie. D'Aniilly & Monlbourcber, 11 el 12 décembre 1765.

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