Procèê i/utruit. 11, 131rl
230 LE DUC d\iguillon et la giialotais
Téquité la plus élémentaire commande de produire les pièces. Poursuivre une procédure sans documents, c'est instruire dans le vide, c^esi commettre une véritable forfaiture.
Ce n'était pas fini; six jours après, le 12 février, la neuvième séance est encore consacrée aux billets anonymes. Le Noir retourne raccusé sur tous les sens, mais démonté par ses réponses si nettes et si franches, il tombe dans la subtilité, la puérilité, la logomachie.
D. — Persistez-vous à soutenir n*ôtre pas l'auteur des billets adressés à M. de Saint-Florentin ?
R. — Je persiste à nier en être Fauteur, y avoir pris aucune part directe ou indirecte, par moi ou par les miens ; j'inscrirai on faux leur écriture et je poursuivrai la vengeance de ce faux qualifié. Je continue d'offrir ma tête, au cas où l'on pour^* rait prouver, non pas que je les aie faits^mais que j'y aie trempé le moindrement ; je ne comprends pas qu'on ait pu de bonne foi m'attribuer ces billets. Pour les écrire, il eût fallu être en délire ou en démence, et, pour écrire le second surtout, dans un état de démence habituelle et consommée. Outre qu'il eût fallu que je fusse insensé, il eût été nécessaire que je fusse une l)éte et une bête brute si, voulant me cacher par l'anonyme, j'avais écrit ces lettres de ma maiii à M. de Saint-Florentin, qui a peut-être dans ses bureaux cinq cents lettres originales de moi. S'il a été trompé a cet égard, il n'a pu l'être que volontairement K