‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincial (volume 2)Chapitre 8 sur 190 · Provt» inëtritU, I · texte numérisé non relu

Provt» inëtritU, I

saisir. Elle fui aussi parmi les pièces poursuivies plus tard :

Fable,

Dans une enceinte où règne la déesse A qui Ton voit une balance en main.

Ces jours passés, un orage inhumain Mit le désordre et sema la tristesse.

Maint arbre vert et fertile en bon fruit, Maint arbrisseau promettant d*ôtre utile.

Enfin rhonneur, Tesprit de cet asile.

Tout en un mot semblait être détruit.

On ne vit plus que les tristes fantômes De quelques Ifs, qui seuls étaient restés En nombre pair de douze bien comptés.

Tout aussitôt, ces superbes atomes Dirent : C^est nous qui sommes aujourd'hui De cet asile et la gloire et Tappui...

Enfin quel autre peut

De nos talents égaler l'avantage ?

En un clin d*œil nous changeons de visage Et nous prenons la forme que Ton veut :

On nous façonne et Ton taille nos tètes En prêtre, en moine, en Jésuites, en bétes, Et dans ces lieux, par nous seuls embellis.

C'est à nous seuls de régner sur les lys...

Mais la déesse ordonne que ces ifs usurpateurs

Soient dans un coin condamnés au mépris*.

Ces chansons, ces parodies, ces petits vers faisaient rainuscineut et la joie do celte nouvelle

Page 1