‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincial (volume 2)Chapitre 83 sur 190 · Procès inêtruU, II, 177, 107. SiO · texte numérisé non relu

Procès inêtruU, II, 177, 107. SiO

256 LE DUC d'aiguillon et l\ giulotais

ci, s'il s'csl exprimé librement dans ses lettres sur le compte de M. d'Aiguillon, c'est sans mauvaise intention et sans dessein de nuire.

Le Noir passe alors aux conciliabules du Tliabor, à la gravure des ITs; il reproche à Caradeuc d'avoir assisté à ceux-ci, de n'avoir pas poursuivi celle-là. — Mais il n'y avait plus de tribunaux, répond l'accusé ^

Le commissaire pose ensuite toute une série de questions sur « les faits de charge, » où l'on veut trouver des griefs contre le jeune procureur général : l'alfairo du nommé Grignion, arrâté par l'officier de police Juhel et relâché par ordre de M. de Caradeuc^; l'affaire du notaire Borthelot, celle du procureur Turquety, du frère Sylvestre, de M'"° de la Fleudrye. Sur tous ces faits, Caradeuc donne des explications satisfaisantes et déclare qu'on ne peut reprocher ni à lui ni à son père d'avoir agi despotiquement ou disposé arbitrairement de la liberté des citoyens ^.

Restait le point le plus délicat : celui des billets anonymes. Le Noir y revient à chaque séance avec une habileté perfide; il pose des questions soudaines, captieuses, enibarrassantes. 11 cherche à obtenir du fils un mot, un signe, une intonation, un geste, qui puissent trahir le père; il a soin d'ailleurs d'interroger celui-ci en dernier lieu afin d'être armé de toutes pièces*.

Page 1