Procèê imiruii, I, 342, 358; 11, 2<Jl-2<J
LA FIN DE LA GIIAMBnE CRIMINELLE 263
On lui reproche d*avoir provoqué des enquêtes sur radministration des chemins : mais le Parlement avait invité ses membres, députés à Compiègne, à se munir des instructions nécessaires pour répondre aux objections ; La Gàcherie prescrivit à son intendant Rolland de prendre des renseignements sur Tétat des routes dans sa région. Rien n'était plus légitime, et pourtant Rolland a été enfermé pour cela à la Bastille.
On lui reproche d'avoir incité Montreuil et Kersalaûn à révéler un entretien du chancelier qui devait rester secret : il n'a pris aucune part a cet incident, il n'assistait même pas à l'audience. 11 n'a point été, comme on le "prétend, le chef de la « cabale » au Parlemeot.
Enfin, il n'a jamais remarqué chez M. de la Chalotais cette animosité effrénée dont on l'accuse contre le due d'Aiguillon ; il n'a pas connaissance des billets anonymes*.
Plus tard, dans un long Mémoire, La G&cherie exposa sa défense et justifia sa conduite. Les arguments qu'il y présente ne sont pas sans valeur. Us se résument en trois points : ce sont des intérêts personnels, des ressentiments particuliers qui ont causé sa disgrAce ; on n'a pu découvrir dans toute sa carrière un acte accompli contre ses devoirs de sujet et de magistrat; — c'est le procès du Parlement que l'on fait en sa personne ; ce sont les démarches et les décisions du Parlement dont on lui fait un crime ; c'est le Parlement qu'on a cité sous son nom devant des juges extraordinaires et choisis ; — quant à ses