Bulletin de Ver§aille»f imp. in-4* do 3 p., 4 mars
de son origine, et aucun jugement légal ne peut élre porté par un tribunal réglé sur une procédure aussi vicieuse... Ce serait donc le comble de la témérité et de Tinjustice si les officiers du Parlement de Bretagne, qui ont repris leurs fonctions ordinaires, se portaient à juger leurs confrères et à adopter rinstruction informe faite par les commissaires ^ »
C'est pourtant à cette tAche impossible que le duc d'Aiguillon allait consacrer ses efforts. L^humiliante n flagellation » administrée par Louis XY avait pour but de faciliter sa mission en brisant la résistance que les Parlements lui opposaient. Mais ces paroles hautaines, à peine tolérables dans la bouche de Louis XIV, n'étaient plus de mise. Elles n'obtinrent point le résultat désiré. Elles eurent sans doute l'approbation chaleureuse de tout ce qui, en F'rance, avait une &me de fonctionnaire ou de courtisan, mais elles révoltèrent l'opinion publique, elles n'intimidèrent pas les Parlements qui, quelques jours après, recommencèrent leurs protestations. Elles ne réussirent point à tirer le gouvernen^ent du mauvais pas où il s'était engagé en entamant un procès injustifiable et insensé. La suite des événements le fit bien voir.
1. RcpréientaitoHë du PttrUmemt dt Rouen, du 24 février 1766, p. 11-15.