‹ Le pouvoir absolu et l'esprit provincial (volume 3)Chapitre 155 sur 187 · II ^V · texte numérisé non relu

II ^V

406 LE DUC D AIGUILLON ET L\ ClIALOTAIS

sera étotiiié. Si le feu se met dans rassemblée^ on peut regarder eamme sur que notre sage faible Pcirlement s'y joindra. On en doit juge par la conduite qull vient de tenir dans une affaire qui le regarde seul ; alors la licence, Taudace et la désobéissance gagneront tous les esprits de cette province et il n'y aura plus d'autre remède que la présence du monarque* Si M. le contrôleur général pouvait en faire prendr^J la résolution à notre digne maître au premic^H mouvement de fermentation, tous les genoux fléchiraient.,. Je suis sur les lieux et à portée de connaître les esprits. J'ose vous assurer, Monsieur^ qu'il y a encore les deux tiers des Bretons qui croient fermement que le roi nesi point instruit^ que la fixation du Parlement à soixante charges est un épouvantail qui n'aura pas de tenue ; que la détention des cinq magistrats et Texil des deux gentilshommes n*est qu'une feinte pour faire passer les demandes bursales,,. On doit juger d'après cela la nécessité indispensable de la plus grande fermeté'* »

Fontette partageait cet avis : « Je vous dî^ mon cher La Noue, que tout ceci finira par loger rhomme à Pierre-Encize pour le reste de ses jours. N'attendez plus justice et fermeté de vos magistrats bretons et encore moins des autres Parlements... 11 n^y a qu*à connaître les hommes bretons pour savoir que plus une affaire avec la cour fermente, moins celle-ci trouve de partisans. Le faux zèle de patriotisme échnulTe les têtes et on deviendrait plutôt complice que jugi

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