Arch. du Pari., B. 73. — Journal des Evénements, p
2. Arch. Nat., H. 440. Rapport de l'intendaul d\i\^ uw, M^'b,
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tin Dieu a Cf^llt» du pouvoir qu'ils d«-^fondent.
Quand on cul fini de signer, lo premier président demanda :
— Oiio faut-il faire de ces papiers ?
^ Vous en enverrez un exemplaire a M* de Saint-Florentin, lui répondil-on, et vous garderez Tautre pour vous, parée qu'il n'y a plus de greffe *.
M. d'Amilly Ht ainsi; il mit roriginal de Taete dans une enveloppe scellée à ses armes ei la confia au greffier en chef Ficquot du Boisguy, qui la déposa dans ses archives où elle est restée intacte".
Voici les noms des signataires dans Tordre; d'inscription : du Boitigeliu, de Robien, de Lescu, du Merd\^ de Catuelan, Mesnard de Toueheprès^ Eveillard de Livois, du Pont père, Le Gouvello de la Porte, Boux de Saint-Mars» de Lanoûe^, Cornulier^ Le Prestre, de la Bonrdonntiye de Montluc^ de Kerouartz lils, Kerouartz de I^oraunven, de Lantivy, de F arc y, Briltiac, de Foucher, de Keroullas, de Legall de Jlenoray, de Grimaudet, Geifroy de Villeblanclie, Bonin de la Villebouquais, de Grimaudet de la Marche, Gibon du Pargo, Cezy de Kerampuil, de Tallîouët de Brignac, Guerry, Talhouët-Séverac,
1» Tfjtis leâ déhïik de orllc séonre Bout cxtroils Icxtucncmen d'une tungue IcUrc du premier président et t!e& rnpportK de Tin t^ndanl conservé» ntix Airhives IS!nlî(>tlllle^ï, U. h^M^ U, 4'iO. D'Araîlly il Saînt-Flcirenlin^ 12 novembre 17(15. — R^ipport de 1 intendant du 13 novembre. — Bulletin de Henties du Ih nov. 1765.
2. L'enveloppe porte cetle mention : a Ce paquet rontient l'arte signé nu PnlîiJnS Je mnrdi l'i novembre 1765, duquel le double a clé envoyé ledit jour. 1- novembre, u M. ]c comte de Saint-Florentin, soerètaire d'Etal de In province. Le tout rtrnus par moi à M. du lîoîsgiij^ gi'etlîer en chef du Parlement, pour être déposé nu greffe. A tiennes, 13 novembre I7<m. la Jln'ff'c tfAmitft/. u
Talhouët-Bonamour, Euzenou de Kersalaûn, Angier de Lohéac, du Guiny, Kermarec de Traurout, de Poulpiquet de Quermen, du Boispéan, de Sarrant, de Lenvos, du Verdier de Genouillac, de Grimaudet de Rochebouët, de la Forest d'Armaillé, de Ravenel du Boisteilleul, Colin de la Biochaye, Dufresne de Virel, d'Andigné de la Châsse, de la Bourdonnaye de Blossac, de la Motte d'Aubigné, Boucault de Melliant, Jouneaux du Breilhoussoux, du Boisbaudry; — J'adhère uniquement au non enregistrement, Blanchard; — Fabrony de la Prégenterie, de Farcy de Mué, de TEsperonnière de Vriz, Fourché de Quehillac, de Foucher de Careil, de Lantivy; — Je déclare que je ne suis point d'avis d'enregistrer la déclaration purement et simplement et jusqu'à ce que la contestation d'entre le roi et la province n'ait été jugée, d'Armaillé ; — Ferron du Quengo, de Moëllien, Kergariou, de la Bourdonnaye de Lire, du Bouëxic de Pinieuc, Le Loup de la Biliais, du Pont fils. Le Vicomte* de la Houssaye, de Marnière de Guer fils, Mesnard de Toucheprès, de la Bouëxière, Ferron du Chesne, de Vay, de la Bourdonnaye de Montluc, Cornulier, du Bourblanc, de Cornulier de Lucinière, Bonin de la Villebouquais fils, Morel de la Motte*.
Il y a soixante-dix-huit signataires. En somme, sur quatre-vingt-six présidents et conseillers présents, huit seulement refusèrent de signer. C'était naturellement huit des non démis du 22 mai : Desnos des Fossés, Huart de la Bourbansais, de
1. Arch. du Pari., B. 73. Original de Tarrélé. Nous avons suivi Tordre et l'orthographe des signatures.
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la Bourdonnaye de la Bretesche, du Pkrc de Kerivon, de Caradeuc de Keranroy, Le Borgne de Coëtivy, de Langle de Coëtuhan et Conen de Saint-Luc. Des douze non démis, M. de Rosily était mort au mois de septembre, le doyen de Marnière de Guer était absent, MM. Blanchard du Bois de la Musse et de la Forest d'Armaillé s'étaient décidés cette fois à se joindre à leurs confrères.
A une heure et demie, la séance était terminée. « Messieurs » rentrèrent chez eux et reprirent les vêtements de couleur, Tépée au côté et la bourse à leurs cheveux : définitivement, ils n'étaient plus magistrats.
Le premier président était fort ennuyé. « Je suis bien mortifié de n'avoir pas mieux réussi à exécuter les ordres du roi, écrit-il à Paris; je ne les ai connus qu'hier, à neuf heures du soir... Il m'aurait fallu bien plus de temps pour faire revenir les opinants *... »
L'intendant, lui, déclarait nettement que d'AmiUy s'était montré très faible : « Je suis pénétré de douleur de ce qui s'est passé à l'assemblée de ce matin. Vous y trouverez la désobéissance la plus caractérisée et la mieux affirmée. Ceux qui paraissaient hier assez bien disposés se sont laissés entraîner. Il n'y a aucune espérance de retour. En vérité, le roi est bien à plaindre ; il
1. Arch. Nat., H. 440. D'ArniHy à Saint-Florentin, 12 nov. 1765,
est triste de voir son autorité ainsi méprisée*. »
Et le lendemain : « Il est difficile de commettre les ordres du roi à quelqu'un moins en état de les faire respecter que M. d'Amilly. 11 a trop peu de considération dans son corps et partout par sa faute, et s'inquiète trop peu de tout ce qui peut arriver. »
« Je ne crois pas qu'il y ait d'autre moyen que la suppression du Parlement et une nouvelle création dans laquelle on ne rendrait les charges qu'à force de sollicitations et seulement à qui on voudrait, mais surtout point à une quarantaine qui doivent s'estimer heureux de n'être pas transférés hors du royaume. Un vaisseau serait la seule demeure qui leur conviendrait jusqu'à ce qu'ils fussent rendus à une destination fixée par le roi 2... »
L'avocat général Le Prestre écrivait de son côté : « La journée d'hier a consommé les malheurs de la province et la destruction d'une compagnie qui s'est perdue... Cet acte de désobéissance va faire prendre au roi un parti violent contre nous et contre la province... Nous pourrons recevoir dimanche réponse à notre courrier et peut-être des ordres rigoureux que je redoute, car le roi est sûrement bien furieux contre nous ^. »
En somme, l'échec était complet. On avait voulu frapper à la tête, abattre l'opposition parlementaire en enlevant ceux que l'on croyait être ses chefs, et elle se relevait plus décidée, plus
1. Arch. Nat., H. 437. Flesselles à Laverdy, 12 novembre 1765.
2. Arch. Nal., H. 440. Rapport de rinlendanl du 13 nov. 1765.