Correspondance Le Prestre, 13 et 15 novembre
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înlransîgeanto que jamais. Aucune conciliation nV'tait [inssiblt' dtVsorniais. C'était la lutte ouverte, |[ fallait sévir ou e<^iln\
On prit naturellement le premier parti* Mais cette fois on voulut éviter la faute déjà eommisej On ilt'eida d^'^oiu^rier tous les map^istrals : les uns, eonsid*''rés eouime [dus compronus, furent exilés , à viujçt lieues, les autres simplement obligés de quitter Renues.
\'oîci la liste des premiers ; MM. de Robieu^ Mesnard de Toucheprès, Le Gouvello de h Porte, Boux de Saint-Mars, Le Gall de Meno* ' ra>% de (irimaudet de la Marche, de Gibon du Pargo^ de Guerry, de Lantivy père, de Talhouët] de Séverac, de Kerouartz de Lomunven, du Merdy de Catuélan, de Taliiouët de Honamour, Euzenou do Kersalatin, du Vordier de Genouillac, du Doisbaudry, de Farcy de Mué, de Lantivy fils, de rEsperonnière de Vriz, de Fouelier de Careil, Ferron du Quengo, de Kergfariou, ded la Bourdonnaye de Lire, de Marniére de Guer iils, Ferron du Chesne, de Vay de la FI eu riais, de Cornulier fds, de Coruulier de Lucinière, Morel de la Moite, de Kerouartz, Angier de Loliéac, du Guiny, de Poulpiquet de Kermen, du Fioispéan, de la Motte d'Auhip^né, Jouneaux du Breillioussoux, de Moéllien, du Bouëxic de Pinieue, Le Loup de la Biliais, Mesnard de Toueheprès fds, du Buurlilaoc, Havenel du Boisteilleul, dej la Bourdonnaye de IMossac, Ferron du Ouengo, Bouin de la Villebouquais fils, Salliou de Clicfdu-Bois K
1* Àrch, JSat,, H. h'iQ, ct*Ar€h. du niiu. de la juslicc. — CeUe
L'intendant eût voulu punir même les femmes. Il redoutait surtout M"* de Grimaudet de la Marche; « elle est vive et intrigante, dit-il, et son mari Ta laissée à Rennes afin d'épier ce qui se passera et de renseigner les exilés. Il serait bon de l'obliger à suivre son mari; elle n'a rien qui la retienne ici et ne peut y faire que du mal ^ »
Quelle fut l'impression produite par ces événements? Naturellement, les amis du pouvoir étaient désolés. « Consummatum est^ écrit M. Le Prestre, les malheurs de la province sont à leur comble, il n'existe plus de Parlement... Je suis bien touché du triste spectacle que je vois sous nos yeux; que de tristes réflexions à faire! Je ne prévois pas quelle issue aura cette catastrophe, mais je pense que nous pourrions voir arriver dans peu une commission du Conseil pour nous remplacer, du moins quant au criminel-. »
« Vous connaissez les hommes, écrit à son tour Coniac à d'Aiguillon, aussi vous ne serez point étonné d'apprendre que l'emprisonnement
classification fut forcément très arbitraire. En somme, quarantesept conseillers furent exilés à vingt lieues et trente-quatre obligés à sortir de Rennes.
Voici le texte de la lettre de cachet : a Mons... ayant résolu de disposer de l'office de conseiller en mon Parlement de Bretagne dont TOUS TOUS êtes démis par l'acte du 22 mai dernier et dans la démission duquel vous aTez persisté par celui du 12 du présent mois, je vous fais cette lettre pour vous défendre de plus vous immiscer dans les fonctions dudit office, et pour vous enjoindre de vous éloigpner de ma ville de Rennes à la dis lance de vingt lieues, sans pouvoir vous approcher de Paris ni de la Cour... » Fontainebleau, le 14 novembre 1765. (Arch. du chat, de Laillé. Original de la lettre de M. delà Bourdonnaye de Montluc. — Journal de» Evénements^ p. 33.